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Halte aux massacres en LIBYE

Samedi 1 Octobre 2011 - 14:15:59

HALTE AUX MASSACRES EN LIBYE !

Il est curieux de constater que toute la communauté internationale ne réagis pas face aux dimensions qu’ont prises et que prennent les combats (massacres) en Libye tuant des milliers de personnes civiles femmes et enfants sans défenses ni protection. Un désordre incommensurable.

Les pro-Kadhafi sont traqués et une institution des droits humains Amnesty international est montée au créneau pour s’inquiéter du sort destinés aux centaines d’Africains »noirs » mis aux arrêts par les unités armées des rebelles du CNT (rebelles sur  armés par (l’OTAN avec le risque d’avoir armé AL QAIDA et d’autres groupes  armés dans le continent africain).

 Qu’en est-il sur leur condition de détention arbitraire?

 Aucune statistique fiable n’a été révélée jusqu’ici sur le nombre de ressortissants africains noirs résidants en Libye qui seraient tués ou « disparus » depuis le début du conflit.

Que fait concrètement l’UA face à cet état de chose ?

Quelle est la dimension des droits de l’Homme dans une institution du genre (UA) ?

Quelle sont les mesures de protection réelles des droits de l’Homme en situation de soulèvement national ou de crise dans les pays Africains ?

Qu’en dit la commission Africaine des droits de l’homme de l’UA ?

L’objectif semble être d’intégrer la pauvreté dans le quotidien de la Libye et d’aller par la suite négocier leurs richesses contre les aides au développement comme ils le font si bien en Afrique subsaharienne (faut-il rappeler qu’un chômeur Libyen est mieux payé qu’on chômeur français ?

Que l’eau et l’électricité y sont gratuits ?) Qu’en est-il  dans les pays qui composent l’OTAN ?

Devrait-on attendre le résultat néfaste au développement de l’Afrique avant de réagir ?

A quel développement la future Libye (Libye CNT ou Libye d’après CNT) peut-elle espérer sans le potentiel humain ?

Les statistiques de décès changent selon les médias qui les communiquent et cet état de chose devrait inquiéter plutôt que de susciter l’admiration ou la haine envers une quelconque partie au conflit. Qu’en est-il de vraies données ?

Les pays impliqués dans le conflit n’ont d’autres préoccupations que le partage du pétrole Libyen.

Si nous admettons que le CNT et l’OTAN luttent pour la défense des droits de l’Homme comme ils le disent ou ils le prétendent, n’en violent-ils autant en tuant les civils femmes et enfants dans les zones tenues ou sous contrôle des Kadhafistes ?

Il serait judicieux que les institutions nationales et internationales de défense des droits de l’Homme et humanitaires jouent réellement leur partitions à ce sujet.

Car de plus en plus, les Etats demeurent liés par les dispositions conventionnelles des traités auxquels ils sont partis et qui reprennent la disposition de l’article 30 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 :

Ces dispositions s’imposent à eux et leur application est soumise tant au contrôle des organes internationaux qu’aux juridictions nationales, dans les mêmes conditions que tous les autres droits garantis. Il serait périlleux de faire reposer, tant l’ordre juridique sur une créance individuelle.

Ne serait-ce pas plutôt  l’ordre social et mondial qui assure les droits ? Qui garantit, en effet, cet ordre qui garantira les droits énoncés, si ce n’est les mêmes sujets de droit ?

 La contradiction est ici résolue-on plus exactement contournée-par le recours à la forme impersonnelle (« à ce que règne un ordre ») et passive (« puissent y trouver plein effet »). L’idée d’un nouvel ordre mondial est récurrente depuis 1948.

 Qu’il soit économique, politique ou juridique, la communauté internationale ne cesse de l’appeler de ses vœux. L’ordre-ou le désordre- du grand marché mondial ne se préoccupe guère des droits de l’Homme, et les politiques peinent à arracher la communauté internationale à son état de nature.  

 Or le droit à la vie est, selon l’expression du comité des droits de l’Homme des Nations Unies, »le doit suprême de l’être humain ». Affirmer ce droit conduit donc tout naturellement à s’interroger sur ce qu’est la vie et, en particulier, à se demander si celle-ci doit être protéger à partir de la naissance ou dès la conception.

 La convention américaine des droits de l’homme retient cette dernière solution. En revanche, les autres textes conventionnels ne fournissent aucune définition de la vie ; les institutions strasbourgeoises ont été d’une grande prudence et les juridictions nationales ont pris les dispositions diverses.

Le droit à la vie ainsi délimité droit, pour reprendre la formule du pacte sur les droits civils et  politiques, être » protégé par la loi ».

Dans cette perspective, les Etats ne sauraient priver »arbitrairement » une personne de la vie, selon les termes du pacte. Ils doivent en outre prendre contre les criminels les mesures nécessaires à la protection de la vie des citoyens.

Le droit à la vie s’arrête là : Il n’est, pour reprendre la formule de la cour de cassation belge, que » le droit à la vie physique au sens Usuel du terme et non le droit à une vie que l’individu concerné peut subjectivement qualifier de décente ».

 Il convient donc de ne pas confondre droit à la vie et aspiration à un meilleur niveau de vie.

Prenons conscience de ce qui se passe même si nous sommes incapables car Blaise PASCAL disait en 1660 : »c’est donc être misérable que de se connaître misérable ; mais c’est être grand que de connaître qu’on est misérable ».

Ces quelques mots pour réveiller et susciter la conscience africaine de façon générale et participative.

Yahya SIDIBE

Activiste, Défenseur des droits de l’Homme Amnesty International

Président fondateur SOS TALIBES

Email :yayacounda@yahoo.fr


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