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LES MOTS SONT SIMPLES

Lundi 8 Novembre 2010 - 14:19:11

LES MOTS SONT SIMPLES

DIGNITE, d’abord et avant tout.

Liberté, Egalité, Justice sont inaliénables par conséquent. Voilà au nom de quelle idée de l’humanité a été Proclamé la Déclaration Universelle des droits de l’Homme du 10 Décembre 1948.

Il y a plus de 60 ans. C’est peu, c’est tout, c’est nous. Ce sont peu de mots, mais c’est bien pour toute l’humanité qu’ils ont été écrits. Tel est précisément l’enjeu. Que le concept et le vocabulaire aient été empruntés à une philosophie majoritairement occidentale, nul ne le contexte.

Que l’un et l’autre aient heureusement échappé à leurs auteurs pour devenir le patrimoine des femmes, des hommes, et des enfants de cette planète, qui ne s’en réjouirait !

Quels que soient la latitude, les particularismes locaux, l’histoire des Peuples ou des communautés, le fait est là : en trois articles brefs s’inscrivent le droit des Hommes et celui de revendiquer leur condition d’êtres libres et dignes. Ce que proclame la DUDH, ce sont des droits.

 Ni invocation, ni souhait, ni fantasmes : des droits humains, ces droits n’existent qu’autant qu’ils peuvent s’exercer. Dès l’ors l’objectif est clair dire les droits de l’Homme, c’est d’abord les inscrire dans  la loi, et surtout faire appliquer la loi.

Les droits de l’Homme par définition, constituent une notion du droit constitutionnel et du droit international, dont la mission est de défendre la personne humaine contre les excès de pouvoir commis par les organes de l’Etat et de promouvoir parallèlement des conditions humaines de vie, ainsi que le développement multidimensionnel de la personne humaine.

La finalité des droits de l’Homme est la protection de la personne humaine dans sa dignité.

La conscience de l’humanité devient de plus en plus sensible. Lutter contre la torture, le traitement inhumain ou dégradant, cela s’apprend à la maison, à l’école dans son lieu de travail, dans la vie de tous les jours. 

Le préambule commence ainsi : «considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde…».

Article premier : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de Fraternité». 

«Tous les hommes sont doués de raison».

Cette importance de la reconnaissance de la raison chez l’homme est l’un des acquis qu’il n’a pas besoin de directeur de conscience, qu’il est capable de choisir par lui-même et d’orienter sa vie. De même Condorcet affirme qu’il faut éclairer le peuple et le mettre dans les conditions pour qu’il puisse choisir lui-même. La personne individuelle comme les peuples sont donc doués de raison.

Cela sera développé également par J.J Rousseau qui affirme qu’il y a un contrat entre deux parties en présence («le contrat social») et il affirme que c’est le peuple qui est le sujet du droit et qui est finalement souverain ; il ne fait que déléguer son pouvoir à ses dirigeants. Ce sont toutes ces idées qui ont inspiré la Révolution Française d’abord et la DUDH ensuite.

«Tous les êtres humains naissent égaux».

Cette effet : qu’est ce que l’homme ? L’homme au plan biologique d’un certain point de vue, est un animal. Mais c’est le seul animal qui refuse de se laisser dominer par son animalité.

Cela s’exprime par exemple dans l’habillement qui n’est pas le fait seulement pour couvrir le corps ou se protéger contre le froid, mais pour affirmer sa personnalité. Et même lorsque l’homme est nu, il se maquille, il se tatoue, etc. Il s’agit donc d’ajouter quelque chose à sa nature humaine.

L’homme est un animal spécifique. Il est le seul à développer la culture, qui est le mode de vie d’une société, et une forme d’adaptation spécifique d’un groupe d’individus, par rapport à son milieu.

Les cultures sont différentes et pourtant tous les Hommes naissent avec les mêmes aptitudes fondamentales. Le milieu de vie sera déterminant pour expliquer la différence des cultures, mais celles-ci n’entraînent pas une différence fondamentale entre les Hommes qui sont donc malgré tout égaux en dignité et en droits. La culture n’entraîne qu’une différence dans le processus de socialisation.

Ainsi un pygmée qui vit dans la forêt équatoriale a les mêmes dispositions fondamentales qu’un Américain de New-York. La preuve, c’est que si l’on prend un bébé pygmée et qu’on l’élève dans une famille Américaine, à la manière des Américains. Il en serait de même pour un jeune Américain qui serait élevé chez les pygmées.

Donc il y a une diversité de cultures, de formes d’adaptation au milieu de facteurs de socialisation, mais qui reposent sur une identité profonde  nature. Si l’on sait cela, on respectera l’autre, on le considérera comme son égal, même s’il est d’une autre race,  d’ethnie, car on est convaincu de l’identité génétique du genre humain. Et à partir de là on peut donc parler de droits de l’Homme, c’est-à-dire de droits de tous les Hommes.

Une autre affirmation importante des droits de l’Homme, c’est que les Hommes ensemble forment une même famille : la famille humaine (préambule) et bien plus, c’est qu’ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. C’est génial ça !

Les Hommes ne sont donc pas un agglomérat d’individus, vivant les uns à côté des autres. Ils sont frères.

Ils peuvent vivre dans la fraternité ; bien plus ils forment une famille unique qui dépasse toutes les races, toutes les ethnies, toutes les cultures. Et le but de cette Déclaration Universelle des droits de l’Homme est donc de les  pousser à vivre dans un esprit de fraternité. On affirme donc que cela est possible.

 Ces abus ainsi que les autres violations des droits de l’Homme, risquent de créer un climat de peur où le débat social devient presque impossible. Il faut libérer les gens de cette peur pour qu’ils puissent contribuer utilement à l’épanouissement de leur société.

La défense des droits de l’Homme se vit dans la vie de tous les jours. Comment parler des droits de l’Homme, quand dans la famille le chef de famille fait trop sentir son pouvoir et son autorité, quand l’homme impose sa volontés à la femme, quand des grands frères se font servir par leurs petits, quand les garçons se font servir par les filles.

 La promotion universelle des droits de l’Homme n’est pas seulement une exigence majeure de notre temps ; elle constitue se marque propre et son honneur par rapport aux époques qui l’ont précédé.

La conscience contemporaine et de réalisation des droits de l’Homme ou droit humains d’une Universalité qui ne serait qu’un principe idéal et abstrait, dont la réalisation serait repoussée à un avenir imprévisible, et dont l’affirmation suffirait à légitimer dans l’immédiat le voisinage d’îlots privilégiés d’accompagnement et de vastes zones d’ombre, de stagnation et de désespérance: c’est à la dimension d’une Universalité effective qu’elle s’indigne du sort d’une partie de l’humanité.

Cette prise de conscience et cette exigence de notre temps s’incarnent dans les mêmes droits appartiennent à tous, et dans l’engagement Collectif d’œuvrer en commun à leur réalisation au bénéfice de tous »sans discrimination aucune, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, de naissance ou de toute autre situation» , et sans qu’aucune situation particulière justifier ou excuser leur violation, leur méconnaissance ou l’absence d’un effort résolu en vue de leur satisfaction progressive.

 Car, c’est dérision que d’accorder les libertés formelles à qui est empêché par la misère de les exercer ; mais à l’inverse, améliorer dans les chaînes et l’ignorance et exclues de la communauté des rapports humains et un courant de l’histoire serait aussi négation de la dignité de l’Homme.

Les récentes décennies ont donc connue donc un pas en avant décisif dans l’affirmation plénière, à l’échelle de l’humanité entière du respect de l’Homme hors duquel il n’est pas de moralité publique et dans la reconnaissance du caractère  nécessairement indivisible des droits de l’Homme :

 sont-ils foulés aux pieds dans le cas d’un seul être humain, ils se révèlent bafoués et mis dans leur principe même ; ne sont-ils reconnus et assurés que pour certains principe d’entre eux, le déni ou la négligence des autres droits suffit à dénoncer comme illusoire cette satisfaction partielle.

L’Islam nous enseigne : »qu’aucun de vous n’est croyant s’il ne désire pour son frère ce qu’il désir pour lui-même» (Sunnah)

Le Christianisme nous enseigne : »tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux». Nouveau Testament, Mathieu VII, 12

Le Judaïsme nous enseigne : «ce que vous jugez haïssable, ne le faites pas à autrui» le Talmud, Shabbath, 31a

Le Taoïsme nous enseigne : «considère le gain de ton voisin comme le tien propre et la perte de ton voisin comme la tienne propre».

Le Brahmanisme : nous enseigne »ne faites pas aux autres ce qui pourrait vous causer de la souffrance». Cf  (Mahabharata)


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Transmis par René EKE (Cotonou)
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