Protection et promotion 108398 visites
Accueil

BATTUS A SANG PAR LEUR MAITRE CORANIQUE

Lundi 7 Juin 2010 - 11:1:58

Battus à sang par leur maître Coranique

Ils ont été sauvagement battus comme en témoigne leurs dos lacérés par les coups de fouet de leur maître Coranique Souleymane NDIAYE, 28 ans, présumé auteur des sévices portés sur les deux enfants talibés, Abdou THIANE et Mansour NDIAYE âges de 6 et 7 ans originaires de la région de Kaolack.

Conduits préalablement à l'hôpital Nabil Choukair, ils seront par la suite acheminés à Walf Fadjri avant d'être conduits  au centre d'accueil Ginddi.

Ils resteront toutefois habités par la peur de leur bourreau et refusent de donner son nom.

Pitoyable sort de deux petits talibés.

Si vous relevez leur T-shirt, les traces de fouet vous laissent bouche bée. Blessures anciennes et récentes révèlent le châtiment infligé à ces deux marmots de 6 et 7 ans.

Et si vous leur demandez de narrer leur mésaventure, ils vous répondent d'abord par des larmes aussi chaudes que les coups de fouet encaissés. Puis d'une voix très faible ils racontent de manière innocente leur vécu. Le regard hagard, Abdou THIANE et Mansour NDIAYE donnent parfois l'air plus touchés par l'intérêt que la petite foule porte en eux que les brûlures au dos.

L'habitude de passer au poteau leur est devenue chose banale.

Ayant débarqué le jeudi 27 Mai 2010 aux environs de 15h à Wal Fadjri, Abdou et Mansour avaient du mal à tenir sur leurs jambes. C'est aux environs de 14h le même jour, aux Maristes non loin de leur école Coranique communément appelée »daara» que ces deux bambins ont attiré l'attention d'un groupe de jeunes qui habitent le quartier.

«Quand je les ai vus, ils avaient du mal à bien marcher et même à ouvrir les yeux. En les regardant seulement, j'ai senti qu'ils souffraient physiquement. C'est ainsi que je me suis rapproché d'eux pour voir ce qu'ils avaient», explique Amidou DIENG, qui fait partie de ceux qui sont venus à leur secours. Au contact de ces enfants, Amidou DIENG est difficilement parvenu à tirer des informations sur l'origine de ces blessures. 

Abdou et Mansour n'osent pas indiquer leur école »daara» où ils vivent, encore moins le nom de leur maître Coranique». Ils disent que s'ils donnent le nom de leur maître, ce dernier va encore les battre. D'ailleurs, ils nous ont raconté qu'ils ont mis chacun deux

T-shirt sur ordre de leur maître qui leur a exigé de ne montrer leurs blessures à personne» informe Pape GUEYE l'un des sauveur de ces deux enfant talibés. Le langage pas très clair, Abdou qui a trouvé le courage de parler a soutenu qu'ils viennent tous les deux du Saloum (région de Kaolack).

A l'en croire, c'est après les fêtes de Tabaski que son père l'a amené à l'école Coranique «daara» de Souleyemane NDIAYE non loin de l'Institut Islamique Mariama NIASSE de Dakar et depuis lors il ne l'a pas revu. A la question de savoir pourquoi ils ont été torturés, ces pauvres enfants talibés -frissonnant de peur à chaque fois qu'ils entendent le mot «Sérigne» qui signifie maître - ne savent pas quoi répondre.

 D'après Amidou DIENG, l'un d'eux a expliqué s'être réveillé en souffrant. Acheminés à l'hôpital Nabil Choukair non loin de leur résidence par leurs sauveurs, ces deux enfants ont été consultés. «Quand l'infirmière a vu l'état de leur dos, elle a fondu en larmes avant de nous préciser que malheureusement, après des soins, elle ne peut rien faire. Elle nous a dit que seules les ONG ou la gendarmerie peut y faire quelque choses», raconte Pape GUEYE l'un des sauveurs de ces deux enfants talibés.

Par ailleurs, Abdou et Mansour ont expliqué qu'après avoir subi leur châtiment, leur maître leur remettait du Mentholatum pour soigner leurs blessures. Et ne pensant désormais qu'à retourner au Saloum auprès de leurs parents.

Le châtiment Corporel

Il était d'usage, quand un père conduisait son enfant auprès du maître Coranique, de dire à celui-ci: je ne vous demande que le Coran ou un Cadavre, c'est-à-dire, je ne veux plus voir ce garçon tant qu'il n'aura pas pu réciter le Coran de mémoire à moins que la mort ne l'enlève, vous me remettez alors son Cadavre.

Cette position de certains parents signifie, à mon avis, leur détermination, leur attachement à la formation des écoles Coraniques traditionnelles, mais aussi leur confiance totale aux maîtres Coraniques. Et puis ces parents acceptaient ces châtiments corporels au nom de l'apprentissage du livre Saint.

 Car, faut-il le rappeler, le titre de Kang a toujours eu une importance particulière chez certaines familles sénégalaises. C'était des signes de distinction et de rangs sociaux. Les châtiments corporels étaient parfaitement admis par les parents qui venaient même quelquefois demander personnellement au maître de corriger l'enfant, quand il a commis quelques sottises à la maison.      

NB: Vous pouvez voir les images dans Faceboock.com 

sostalibes

 

YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES


Commentaires

Votre commentaire
Aminatou Lundi 7 Juin 2010 - 18:55:37

Bonne continuation

Cette histoire est sordide a souhait. Il faut continuer a denoncer ce genre d'horreurs.
Votre commentaire

   ...
Auteur
Pensée du jour
Nous n'avons forcément pas besoin d'éliminer tout ce qui nous dérange car il nous en restera davantage.

Transmis par L . Louckas Hounkanlinkpe (Göteborg)
Articles recents
Réalisé par Africaciel.com