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TORTURE SUR UN ENFANT TALIBE

Jeudi 24 Juin 2010 - 15:56:25

LE Maître CORANIQUE M. AL ASSANE DIALLO ARRETE ET DEFERE AU PARQUET

 

Le maître Coranique M. AL ASSANE DIALLO déféré au parqué : il avait sauvagement Torturé un de ses enfants talibés âgé de 7 ans au quartier Diamaguène à Mbour. La victime a été admit en observation dans un centre de santé de Mbour le Jeudi 17 Juin 2010.

Un enfant talibé à nouveau victime de torture perpétré par son maître Coranique.

Cette énième affaire de torture sur ces pauvres créatures, qui a eu lieu à Mbour (Sénégal), a été suivie de l’arrestation du maître Coranique M. AL ASSANE DIALLO, qui a soutenu qu’il cherchait à ramener le gamin sur le droit chemin.

Alors que la très médiatisée affaire des deux enfants talibés, sauvagement torturés par leur maître Coranique Souleymane NDIAYE est encore fraîche dans les esprits, voilà qu’une autre affaire similaire émeut tout le monde. Cette fois, le fait a eu lieu au quartier Diamaguène 2.

Un enfant talibé âgé de 7 ans originaire de la contrée de Barkédji (LINGUERE), a été nuitamment présenté, le 17 Juin 2010, par un groupe d’individus, au poste de police de Diamaguène (Mbour). Ils avaient été sidéré par les multiples palies béantes et en cours de cicatrisation sur divers endroits du corps du dudit enfant talibé.

La victime étant peu prolixe, ils se sont rabattus sur ses camarades, pour avoir le cœur net sur l’origine de ces blessures. C’est alors que ces derniers leur ont expliqué qu’il avait fait l’objet de multiples de tortures de la part de M. Alassane DIALLO leur maître Coranique qui tient une  école Coranique traditionnelle « daara », au quartier Diamaguène 2 (Mbour).

Fort de ces accusations, le commissaire Demba DIALLO qui a ouvert une enquête, a mis en branle ses hommes, en vu d’appréhender le tortionnaire M. Al Assane DIALLO « maître Coranique ». Ce qui ne sera effectif que le lendemain.

 A l’origine de ce traitement inhumain et dégradant, » le versement de 500 F CFA que M. Al Assane DIALLO exigeait par jour à ces élèves ». Pendant ce temps, le pauvre gamin qui souffrait des sévices, était admis en observation au centre de santé de la zone où, un certificat médical ; frappé de 10 jours d’incapacité temporaire de travail (ltt), lui a été établi.

Reconduit au poste de police et mis devant les faits, l’enfant talibé qui a incriminé son maître, la révélé que celui-ci l’avait mis dans cette situation, en le battant sans retenue, parce qu’il peinait à verser les 500F qu’il exige d’eux au quotidien.

Des allégations battues en brèche par M. Al Assane DIALLO qui  après avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés, s’est empressé de soutenir qu’il l’a battu de la sorte pour le ramener sur le droit chemin. Un moyen de défense pour convaincre du reste. Il a été placé en garde-à-vue et présenté le même jour au parquet de Mbour (Sénégal).  

 

YAHYA SIDIBE

 

 


ACTIVITE DE SENSIBILISATION

Lundi 7 Juin 2010 - 15:29:19

PV de l’Activité 1 : Projection de Film :"le mystérieux du Daara "à la Commune d’Arrondissement  de Médina Gounass / Guédiawaye

Le 22 mai 2010, s’est tenue à Médina Gounass la dernière étape de la série de projection de film dans la ville de Guédiawaye.

Introduisant les débats, Monsieur Yahya SIDIBE a rappelé à l’assistance les objectifs du Micro projet et le Plan d’Action élaboré pour son exécution pour une période de quatre ans. Il a également rappelé que cette dernière projection est l’étape finale de l’activité 1 qui sera définitivement clôturée par une conférence qui réunira l’ensemble des acteurs des cinq communes d’Arrondissement du département de Guédiawaye.

A la suite de cette introduction préliminaire, le film :« le mystérieux du Daara » a été projeté.

Un débat houleux et fructueux a émerveillé l’après film.

On retient l’attitude très sévère de certains participants qui estiment arrivée le moment de rompre et rejeter les appuis et l’accompagnement que miroitent le Microprojet. Car pour eux, les artisans de la réalisation de ce film sont des adversaires de l’islam et des daaras. Dans le film, tout est de nature à ne montrer que le faible des daaras.

Or, les daaras, les vrais ont toujours existé et dans le bon sens. Jamais ceux qui maltraitent et exploitent les talibés ne sont de la famille des nobles maîtres coraniques connus pour leur sagesse, leur savoir et leur probité morale. Disent -t' ils encore que ce qui est arrivé aux talibés dans ce film, arrive à n’importe quel enfant  même ceux de l’école française.

 Enfin, ils ont dit que le film n‘est pas à équidistance de la réalité des daaras. D‘un autre registre, des intervenants ont démontré le contraire. Ils diront à leurs prédécesseurs que l’esprit du film est positif c’est largement suffisant.

 Car un mal diront t-ils ne peuvent -être guérit que lorsqu‘on l’attaque de face et sans complexe. Car de bonnes daaras existent mais d’autres modèles sont aussi là, entrain de démontrer leur incapacité face à l’éducation, l’instruction et la formation professionnelle des talibés, et le plus souvent , ils sont tenus par des étrangers.

Un troisième groupe d’intervenants est revenu sur l’exigence qu’il a de réclamer la part des daaras dans les 40% du budget alloué à l’éducation nationale. C’est dans cette perspective que Monsieur Sidibé et les partenaires locaux du microprojet que sont les amis de Sunugal et les membres de bureau du collectif des Maîtres coraniques de Guédiawaye ont attiré l’attention du public.

Il leur a été rappelé la nécessité de s’unir autour de l’essentiel, montrer notre engagement et notre adhésion au micro projet au grand bénéfice des talibés et de leurs responsables qui sont des citoyens qui ont droit au soutien et à la bonne formation comme tout un chacun.

Les esprits se sont finalement retrouvés et l’engagement a été pris pour l’exécution totale du microprojet pour à terme profiter bien et durablement les enfants talibés et les daaras.

La séance fut levée à 19 heures 45mn.

 

Le Secrétaire de séance

 

                                                                                                      Mamadou SY

 


BATTUS A SANG PAR LEUR MAITRE CORANIQUE

Lundi 7 Juin 2010 - 11:1:58

Battus à sang par leur maître Coranique

Ils ont été sauvagement battus comme en témoigne leurs dos lacérés par les coups de fouet de leur maître Coranique Souleymane NDIAYE, 28 ans, présumé auteur des sévices portés sur les deux enfants talibés, Abdou THIANE et Mansour NDIAYE âges de 6 et 7 ans originaires de la région de Kaolack.

Conduits préalablement à l'hôpital Nabil Choukair, ils seront par la suite acheminés à Walf Fadjri avant d'être conduits  au centre d'accueil Ginddi.

Ils resteront toutefois habités par la peur de leur bourreau et refusent de donner son nom.

Pitoyable sort de deux petits talibés.

Si vous relevez leur T-shirt, les traces de fouet vous laissent bouche bée. Blessures anciennes et récentes révèlent le châtiment infligé à ces deux marmots de 6 et 7 ans.

Et si vous leur demandez de narrer leur mésaventure, ils vous répondent d'abord par des larmes aussi chaudes que les coups de fouet encaissés. Puis d'une voix très faible ils racontent de manière innocente leur vécu. Le regard hagard, Abdou THIANE et Mansour NDIAYE donnent parfois l'air plus touchés par l'intérêt que la petite foule porte en eux que les brûlures au dos.

L'habitude de passer au poteau leur est devenue chose banale.

Ayant débarqué le jeudi 27 Mai 2010 aux environs de 15h à Wal Fadjri, Abdou et Mansour avaient du mal à tenir sur leurs jambes. C'est aux environs de 14h le même jour, aux Maristes non loin de leur école Coranique communément appelée »daara» que ces deux bambins ont attiré l'attention d'un groupe de jeunes qui habitent le quartier.

«Quand je les ai vus, ils avaient du mal à bien marcher et même à ouvrir les yeux. En les regardant seulement, j'ai senti qu'ils souffraient physiquement. C'est ainsi que je me suis rapproché d'eux pour voir ce qu'ils avaient», explique Amidou DIENG, qui fait partie de ceux qui sont venus à leur secours. Au contact de ces enfants, Amidou DIENG est difficilement parvenu à tirer des informations sur l'origine de ces blessures. 

Abdou et Mansour n'osent pas indiquer leur école »daara» où ils vivent, encore moins le nom de leur maître Coranique». Ils disent que s'ils donnent le nom de leur maître, ce dernier va encore les battre. D'ailleurs, ils nous ont raconté qu'ils ont mis chacun deux

T-shirt sur ordre de leur maître qui leur a exigé de ne montrer leurs blessures à personne» informe Pape GUEYE l'un des sauveur de ces deux enfant talibés. Le langage pas très clair, Abdou qui a trouvé le courage de parler a soutenu qu'ils viennent tous les deux du Saloum (région de Kaolack).

A l'en croire, c'est après les fêtes de Tabaski que son père l'a amené à l'école Coranique «daara» de Souleyemane NDIAYE non loin de l'Institut Islamique Mariama NIASSE de Dakar et depuis lors il ne l'a pas revu. A la question de savoir pourquoi ils ont été torturés, ces pauvres enfants talibés -frissonnant de peur à chaque fois qu'ils entendent le mot «Sérigne» qui signifie maître - ne savent pas quoi répondre.

 D'après Amidou DIENG, l'un d'eux a expliqué s'être réveillé en souffrant. Acheminés à l'hôpital Nabil Choukair non loin de leur résidence par leurs sauveurs, ces deux enfants ont été consultés. «Quand l'infirmière a vu l'état de leur dos, elle a fondu en larmes avant de nous préciser que malheureusement, après des soins, elle ne peut rien faire. Elle nous a dit que seules les ONG ou la gendarmerie peut y faire quelque choses», raconte Pape GUEYE l'un des sauveurs de ces deux enfants talibés.

Par ailleurs, Abdou et Mansour ont expliqué qu'après avoir subi leur châtiment, leur maître leur remettait du Mentholatum pour soigner leurs blessures. Et ne pensant désormais qu'à retourner au Saloum auprès de leurs parents.

Le châtiment Corporel

Il était d'usage, quand un père conduisait son enfant auprès du maître Coranique, de dire à celui-ci: je ne vous demande que le Coran ou un Cadavre, c'est-à-dire, je ne veux plus voir ce garçon tant qu'il n'aura pas pu réciter le Coran de mémoire à moins que la mort ne l'enlève, vous me remettez alors son Cadavre.

Cette position de certains parents signifie, à mon avis, leur détermination, leur attachement à la formation des écoles Coraniques traditionnelles, mais aussi leur confiance totale aux maîtres Coraniques. Et puis ces parents acceptaient ces châtiments corporels au nom de l'apprentissage du livre Saint.

 Car, faut-il le rappeler, le titre de Kang a toujours eu une importance particulière chez certaines familles sénégalaises. C'était des signes de distinction et de rangs sociaux. Les châtiments corporels étaient parfaitement admis par les parents qui venaient même quelquefois demander personnellement au maître de corriger l'enfant, quand il a commis quelques sottises à la maison.      

NB: Vous pouvez voir les images dans Faceboock.com 

sostalibes

 

YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES


Affaire des deux enfants Talibés Sauvagement Ba

Mercredi 2 Juin 2010 - 21:16:30

 

AFFAIRE DES DEUX  ENFANTS TALIBES SAUVAGEMENT BATTUS

Le maître coranique  en taule après s’être livré

Souleymane Ndiaye s’est présenté à la police des Parcelles assainies pour déclarer la disparition de deux de ses talibés fugueurs. C’est là qu’il a été conduit au centre d’accueil Guindi pour reconnaissance des  deux petits talibés, qu’il avait sauvagement battus. Ensuite, il a lui-même été conduit au parquet.

Le maître coranique présumé auteur des sévices portés sur les deux petits talibés a été placés sous mandat de dépôt lundi dernier.  Souleymane Ndiaye, 28 ans, s’était rendu à la police des Parcelles assainies pour déclarer la fugue de deux de ses talibés, Abdou Thiane et Mansour Ndiaye âgés de 6 et 7 ans.

 La police déjà au courant de l’histoire de deux talibés sauvagement battus et conduits à Walf Tv se rend au centre Nguindi où les deux petits étaient pris en charge. C’est là que Souleymane reconnut ses talibés du daara sis à la zone de captage et qui ont fugué depuis deux jours.

 En fait, les enfants ont fui après avoir subi un châtiment de la part d’un certain Ibrahima Sall "magou darra"  sur instruction de Souleymane Ndiaye, le maître. Les sévices infligés aux deux enfants ont lacéré leurs dos et causé des plaies. Interrogé sur les faits, Souleymane Ndiaye dédouane d’emblée son poulain Ibrahima Sall, auteur des sévices sur son ordonnance.

 Il endosse la responsabilité des violences perpétrées sur les  talibés avant de demander clémence. «Je tiens à préciser que ces enfants sont tous mes cousins qui m'ont été confiés par leurs parents se trouvant au village. Si je les ai frappés, c'était pour les mettre dans le droit chemin parce qu'il fuguait pour dormir à la belle étoile. Je regrette d'avoir causé ces blessures», se défend le marabout.

Quant aux petits talibés, ils sont revenus sur les traitements sauvages et répétitifs que leur faisait subir leur maître. «Nous talibés, nous recevons un encadrement d'enfer fait de mendicité. J'ai été souvent battu  par mon maître coranique», a dit l'un des talibés aux limiers. D’ailleurs, après leur tour chez le médecin, il leur a été établi des certificats médicaux de 21 jours  d'incapacité temporaire de travail (itt).

Souleymane Ndiaye a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet et placé sous mandat de dépôt lundi dernier pour mauvais traitements sur des enfants, services corporels et coups et blessures volontaires.

NB: le magou daara est l'assistant du maître Coranique dans les daaras traditionnelles.

 NB: vous pouvez voir les images de ces deux enfants dans Faceboock.com

                                 Théodore SEMEDO


Walf Grand Place

 


CONTEXTE HISTORIQUE DES ECOLES CORANIQUES AU SENEG

Mercredi 14 Avril 2010 - 19:35:55

 

CONTEXTE HISTORIQUE DES ECOLES CORANIQUES AU SENEGAL

L'école Coranique existait au Sénégal depuis le 11ème Siècle bien avant l'arrivée de la colonisation française et avait remporté un vif succès auprès de la population.

Concernant l'instruction des souverains, au 16ème Siècle, l'école Coranique était indépendant de la mosquée et avait pour rôle d'apprendre à lire et écrire sous la direction du maître Coranique ou marabout. Les écoles Coraniques, qui s'étaient multipliées au Sénégal, au fil des Siècles, ont eu une clientèle nombreuse de la plupart des régions du pays non seulement parce qu'elles formaient à la lecture et à l'écriture, préparaient à une promotion sociale par l'accès à la connaissance.

Pendant la Colonisation

Si l'on parle d'évolution de l'enseignement du Saint Coran au Sénégal, d'un point de vue historique, il est nécessaire de s'attarder sur une période spécifique qui est celle de la colonisation française.

Durant cette période, les écoles Coraniques représentaient semble-t-il une menace ou un frein pour l'essor de la langue de domination française. Certains auteurs décrivent même une lutte entre l'État français et la voie de transmission de l'Islam.

L'école Coranique représentait une «entrave à l'expansion de la langue française, instrument privilégié de la domination coloniale».

Le Saint Coran dit:

"Nous vous soumettrons en vérité, à quelques épreuves inéluctables: vous endurez un tout soit peu la crainte, la faim, des pertes affecteront vos biens, vos personnes et vos récoltes.

Annonce cependant une heureuse issue aux patients. A ceux qui, frappés d'un malheur disent: "Nous appartenons à Dieu à lui nous ferons".

Coran 5: 8-2: 153 et 2: 156)

 

SIDIBE YAHYA


CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

Vendredi 9 Avril 2010 - 17:26:39

 protection et promotion des droits des enfants talibés

Lieu : Commune de Wakhinane-Nimzatt Département de Guédiawaye Région de Dakar

Date : 27 Mars 2010

   Présentation du film : « Le mystérieux du daara »  évoquant la situation des enfants talibés mendiants.

Le film évoque la situation difficile que les enfants talibés vivent dans leur daara (école Coranique) et dans la rue.

L’objet du présent  rapport, est de préciser le profil et la situation des enfants talibés dans la région de Dakar. Le rapport a pour point de départ de mentionner les problèmes que vivent les enfants talibés mendiants et ensuite le débat qui en est suivi après la projection du film.

La situation perçue  dans le film :

-Daara traditionnelle et daara moderne

- Conditions d’apprentissage dans les daaras

- Châtiment corporel

- Mendicité des enfants talibés et ces conséquences 

- Les droits de l’enfant non respectés

- Exploitation  par la mendicité faite par le maitre coranique en leur exigeant d'apporter 500CFA par jour.

-- la responsabilité des parents

-  la responsabilité de l'Etat du Sénégal 

- l’indifférence de la population Sénégalaise à l'égard des enfants talibés

- Rôle des acteurs sur le terrain (ONG et Associations)

Commentaire et débats après la projection du  film :

La première réflexion faite par un intervenant (maitre Coranique), est que le fond musical dans le film ne rime pas avec l’islam. Pour lui, c’est le récital du coran qui devait être mit à la place du fond musical. Et dans le film, l’enfant talibé est perçue comme un problème  dans la société actuelle sénégalaise. Selon lui, Chaque parent a le droit de mettre son enfant dans l’école  qu’il croit être meilleur.

Selon un intervenant (maitre coranique), le phénomène de la mendicité des enfants dans la région de Dakar est très peu soucieux de la population. Et le film reflète une mauvaise image du « daara » en plus le gouvernement ne fait rien pour aider les daaras a-t-il conclu.

 Selon M. SIDIBE, 40% du budget de l’état est consacré à l’éducation. Quel est la part des daaras ? L'Etat ne reconnait pas la daara comme étant une institution formelle. Il est temps que le gouvernement prenne des mesures concrétes  pour corriger cette injustice.

L’exploitation des enfants talibés par la mendicité au Sénégal est inacceptable. Il est temps de mettre fin à cela, idem pour les châtiments corporels. Nous devons tous combattre la discrimination.

Il faut, absolument  moderniser les daaras.  Le gouvernement doit subventionner les daaras, c'est une obligation. Ces enfants ont droit à la protection. Il faut  sauvegarder leur dignité. Selon un maître Coranique, la daara est comme une tradition, pour ranger l’école coranique dans une quelconque catégorie, il faut d’abord comprendre son statut au sein de la société et son mode de fonctionnement.

Il faut en premier lieu, considérer qu’il y a eu une évolution du système des daaras, qui s’impose comme une alternative à l’enseignement formel.

 Il faut que, l’Etat prenne des dispositions concrètes pour reconnaître l'école Coranique (DAARA) comme étant une institution formelle soutien un intervenant. C’est une des solutions pour  résoudre le problème de la mendicité des enfants talibés  a-t-il conclu.

Les participants ont tous souligné, que les parents laissent leurs enfants à la portée du maître Coranique, sans soutien financier et matériel. De ce fait, certains maitres coraniques sont obligés d’envoyer les enfants mendier dans la rue pour qu’ils puissent subvenir au besoin des enfants talibés lorsque qu’ils sont malades et pour payer les charges des locaux dans les lesquels ils vivent.

Donc selon eux, la première responsabilité incombe aux parents même s’ils reconnaissent que le secteur des daaras est difficile à maîtrisé on y voix de toute sorte. Selon M. SIDIBE, c’est toute la raison de ce film que nous venons de voir, rien n’a été inventé. Notre devoir est de faire de sorte que, le mal qui gangrène les daaras, puisse être éradiqué le plus tôt possible.  

Les avis sont partagés du faite que les daaras (écoles coraniques) absorbent toujours une grande part des effectifs des enfants sénégalais et étrangers. On ne sait dire si le choix des parents pour les enfants d’un enseignement coranique traditionnel tel qu’il se pratique encore  ou si c'est dû  à la conjoncture économique.

Les parents peuvent ne pas être informés des conditions de vie de leur enfant dans les darras, mais, cela semble incroyable dans un pays où la communication et l’information deviennent très démocratisés disait un intervenant (Ndéyous Darra). Il faut que les parents arrêtent de se débarrasser de leur progéniture. Nous devons mener une campagne de sensibilisation aux droits de l'enfants à l’endroit des parents dans les villages souligne un intervenant.

Les Ndéyous daaras ont lancé un appel à l’endroit de SOS TALIBES et d'Amnesty notre partenaire, pour leur venir en aide afin de construire des salles de classe dans leur localité.

Elles ont été soutenus par l’ensemble des participants. Le débat a été clôturé par le coordonnateur du réseau des maîtres Coraniques avec des mots de remerciements à l’endroit des initiateurs du projet mais également à l’endroit de tous les participants.

 

M. SIDIBE YAHYA

 


SITUATION DES ENFANTS DE LA RUE

Vendredi 9 Avril 2010 - 10:12:59

 

SITUATION DES ENFANTS DE LA RUE


Une loi pour obliger les pères à participer davantage à l'éducation de leurs enfants

«Désormais, les pères de famille irresponsables vont répondre de leurs actes devant la législation. En effet, une loi sévère va bientôt les obliger à participer financièrement à l'éducation de leurs enfants».


«La loi doit être plus sévère pour obliger les pères à participer financièrement à l'éducation de leurs enfants». Telles sont, en substance, les recommandations du chef de l'État en faveur des enfants de la rue.


Dans son traditionnel discours de fin d'année, adressé à la Nation, le président de la République Me Abdoulaye WADE a décidé de mettre en terme à cette infâme situation des enfants de la rue.


D'ailleurs, il compte fixer un délai pour éradiquer ce douloureux problème. Le président de la République du Sénégal Me Abdoulaye WADE encourage aussi la forme traditionnelle d'adoption des enfants pour leurs donner une famille, mais sous surveillance, de sorte qu'ils ne fassent pas l'objet de mauvais traitement».

L'association SOS TALIBES se félicite de ce discour du président de la République du Sénégal Me Abdoulaye WADE. Nous voudrons dire au prédident de la République Me Abdoulaye WADE, d'agir le plus rapidement possible car chaque seconde qui passe est un temps de plus pour ces enfants.


Source: Observateur du 02/01/2010


EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS

Mercredi 7 Avril 2010 - 15:0:15

EXPLOITATION  SEXUELLE  DES  ENFANTS

Les Nations Unies révèlent un phénomène non maîtrisé

Après dix jours d'investigation sur l'exploitation sexuelle des enfants, le rapporteur spécial des Nations unies sur cette question a produit un pré-rapport en attendant de disposer, dans l'avenir, de beaucoup plus d'informations, et pouvoir produire un rapport complet. Dans ses recherches, Mme M'jid montre que l'ampleur du phénomène reste inconnue.

La traite des enfants, la prostitution enfantine et la pornographie mettant en scène les enfants sont autant de maux au Sénégal qui préoccupe les Nations Unies. Une enquête réalisée par le rapporteur spécial des Nations Unies a permis de circonscrire une situation assez préoccupante.

A défaut de chiffres illustratifs du phénomène qui gangrène la société sénégalaise, cette représentante des Nations Unies en Afrique de l'ouest se dit incapable d'avancer des statistiques.

Mais en se fiant aux résultats d'enquêtes de la police qu'elle a pu recueillir lors de ses investigations qui l'ont conduite à Dakar, Saint-Louis et Mbour dans la période du 21 au 30 octobre, elle en est arrivée à la certitude de l'existence du phénomène dans nos murs.

Selon Mme Najat Maalla M'jid, après cette enquête, le sentiment le mieux partagé par les autorités étatiques est la reconnaissance de l'ampleur du phénomène.

Toutefois, dans ce pré-rapport rendu public le 30 Octobre 2009, le rapporteur spécial des Nations Unies soutient que » l'ampleur réelle de ce phénomène reste méconnue », ce qui est une problématique sur l'exploitation sexuelle des enfants.

 Car, le phénomène est bien visible dans les rues à travers la mendicité et autres facteurs. Le rapporteur des Nations unies situe les causes sur les différentes formes de pauvreté des familles, des problèmes d'accès à l'eau, le développement de l'industrie du sexe à travers le monde, les catastrophes naturelles qui ont un impact sur les vies, la pauvreté qui pousse à l'émigration.

Mais cette méconnaissance de l'ampleur, selon Mme Najat Maalla M'jid est liée à « l'absence d'un système d'information centralisée, de la connaissance insuffisante des droits, lois protégeant les enfants, de la non dénonciation par peur de représailles et de stigmatisation, et des différences de perception des concepts traite, vente, migration exploitation économique, apprentissage ».

Il est aussi difficile de décliner aussi un chiffre sur le tourisme sexuel à cause du système de contrôle installé par la police dans les différentes zones où se développe le tourisme, fait savoir le rapporteur.

Dans son rapport, Mme M'jid indique qu'il y a une volonté politique des autorités locales pour lutter contre ce fléau. Car, déjà, celles-ci ont mis en place » au niveau central, des mécanismes de coordination et au niveau départemental, des comités techniques de suivi ».

En plus, une stratégie nationale de protection de l'enfant est en cours, selon la responsable des Nations Unies. Le rapport montre aussi les efforts consentis par les autorités au plan législatif. A l'en croire, le Sénégal a initié des réformes en vue d'harmoniser la législation nationale avec les nombreux instruments internationaux et régionaux.

Toujours dans ces efforts, « une réforme du droit pénal de même qu'un Code de l'enfant sont en cours d'élaboration et d'adoption, en vue de mettre en œuvre un fonds d'accompagnement et de dédommagement des enfants de moins de 18 ans victimes d'abus de violence et d'exploitation ».

Cf: au journal le Quotidien du 30/10/2009


QUE VEUT DIRE LE TERME SHARI'A?

Vendredi 2 Avril 2010 - 12:59:2

QUE VEUT DIRE LE TERME  SHARI'A?

Débat

 

CE  QUE  VEUT  REELLEMENT  DIRE  LE  TERME DE LA SHARI'A.

Nous avons aujourd'hui par rapport à l'islam un problème de terminologie. Il faut de ce point de vue densifier sa connaissance du registre de référence des musulmans. Les lacunes sont réelles et propices à des dérives certaines. Le premier mot que j'évoquerai est la Shari’a.

 

Il m'est arrivé de voir, même dans les textes de certaines organisations de défense des droits de l'homme que la Shari’a se définit comme une codification restrictive qui autorise à couper la main aux voleurs, à lapider les femmes adultères, etc. Vision pour  moins réductrice et qui ne définit nullement le terme Shari’a.

 

Alors que les musulmans conçoivent la Shari’a comme un concept clé de leur construction intellectuelle, certains le dénoncent comme une application littérale d'une loi rétrograde. La Shari’a est loin d'être le simple fait de ce qui se passe en Arabie Saoudite ou comme on a pu le voir récemment au Nigeria.

 

Si le terme porte en lui un aspect de codification, il a une vocation et une définition bien plus importante. La Shari’a est avant tout la voie de la fidélité, la voie qui ramène à la source et qui nous fait rappeler le sens du chemin de la vie, en conformité avec des principes établis par Dieu.

 

Elle intègre les valeurs essentielles de justice, d'égalité, de droit, etc. Il faut s'armer d'une profonde connaissance pointue de la terminologie et mettre en évidence ce que l'on veut réellement dire quand on utilise certains termes comme celui de jihad.

 

 

On utilise le plus souvent le terme jihad à tort et à raison pour qualifier la guerre sainte, car il s'agit là d'une trahison du terme. On ne peut se permettre de simplifier les traditions tout en retirant le sens du terme. Il est parfois bon de passer par une complexification des explications pour pouvoir rester en totale fidélité avec les définitions. 

 

     YAHYA   SIDIBE

Président Fondateur SOS TALIBES

Défenseur des droits de l'Homme Amnesty International


SENSIBILISATION AUX DROITS DE L'ENFANT

Vendredi 26 Mars 2010 - 10:1:33

 Activité de sensibilisation aux droits de l'enfant talibé.

 

Titre du projet : Protection et promotion des droits des enfants talibés

Activité 1 : Projection de film

Intitulé : « Le mystérieux du Daara »

Lieu : Commune d’arrondissement de Sahm Notaire-département de Guèdiawaye/ Dakar

Date : 23 /01/2010

Responsable : M. SIDIBE YAHYA

  

Le 23 janvier 2010 à 16h s’est déroulé à la Commune d’Arrondissement de Sahm Notaire – Guédiawaye la projection de film sur:»

 le mystérieux du Daara ».

 

Etaient présents : Yahya SIDIBE responsable du microprojet, le réseau des maîtres coraniques, les Ndèyous Daaras (collectif des mères de familles pour la protection des droits des enfants talibés) et le partenetaire sur le terrain (le Centre socio- Educatif Sunugal).

Le réseau des maîtres Coraniques  regroupant 60 daaras (écoles Coraniques) et  plus de 600 membres dans le département de Guédiawaye banlieu dakaroise.

 

A l’entame, des prières ferventes ont été formulées pour la réussite du Programme et dans la même lancée, les initiateurs du microprojet ont été félicités et remerciés.

Le Secrétaire général du réseau des maîtres Coraniques représentant le coordonnateur, a présenté les excuses de ce dernier qui est en déplacement à l'intèrieur du pays.

Il a ensuite, souligné que le coordonnateur leur a délégué, de relever tout ce qui ne correspond pas à la réalité des darras, après la séance de projection.

 

A la suite de cela, il s’en est suivi la projection du film. A la fin de la projection, le responsable du microprojet en l’occurrence M.SIDIBE a prit la parole pour remercier et féliciter  le réseau des MC et celui des Ndèyous Daaras.

 Il a expliqué le but du projet  avant de revenir   sur les objectifs du microprojet pour la protection et la promotion des droits des enfants talibés.

 Il a également,  souligné  l’importance du projet  dans le département de Guédiawaye ainsi que les attentes.

 

A la suite de son intervention, la parole a été donnée aux participants  pour que chacun  puisse donner son opinion sur ce qu’il vient de voir.

 Pour certain intervenant, le film est destiné à la fois à l’enfant, au parent et au marabout (maître coranique). Pour d’autre, le film explique la situation des enfants talibés partout au Sénégal.

 

 Il est vrai que le film ne reflète pas la réalité des daaras à Guédiawaye disait un intervenant mais force est de reconnaître que le film que je viens de voir reflète la réalité que vie les enfants talibés.  Nous tous, nous savons que la situation de certaines daaras mérite d’être revue.

Il n’est pas normale qu’on laisse certain individu  donner une mauvais image des daaras a-t-il conclue.

 Il a été relevé  le manque de soutien financier et matériel de l’Etat du Sénégal aux Daaras.

Pour d’autre, tout n’est pas acceptable dans ce film par exemple, le fait que les enfants n'ont pas porté de boubou, cela ne reflète pas la réalité des daaras souligne un intervenant.

 

Des critiques ont été faites aux parents qui abandonnent leurs enfants dès qu’ils les confient aux maîtres Coraniques ou marabouts. Le manque de suivi éducatif est une cause de tout ce qui peut arriver aux enfants talibés.

Et cette souffrance et ces maux qui lui arrivent se trouvent chez tous les enfants, même chez ceux qui sont dans les écoles françaises. Ce que le film a révélé, c’est ce que nos enfants vivent réellement dans tous les domaines disait un intervenant.

 Selon certains, les dégâts qu’ils font sont les mêmes que partout ailleurs. Pour expliquer le danger qui quête quotidiennement les enfants talibés, des exemples de maltraitance  ont été soulignés durant le débat.

Une intervenante (Ndéyou Darra) a souligné que certaines femmes dites « diryankés » circulent en 4x4 à la recherche des enfants de la rue.

Leur objectif  est de s’adonné  à des pratiques mystiques avec les enfants. Selon elle, c’est  un phénomène qui mérite d’être souligné dans une telle rencontre afin que, l’opinion prenne conscience de la situation.

Pour d’autres, quand le marabout n’a pas de moyens de substance, la mendicité reste la seule solution pour faire face à ses problèmes.

 Car ni l’Etat, ni les Collectivités locales ne lui octroient des allocations pour subventionner les études et la prise en charge des talibés.

 Pour d’autres encore, le conseil a été donné aux écoles coraniques de changer avec le monde. 

 Autrement dit, ils recommandent aux écoles coraniques et aux maîtres  Coraniques de se départir de ces vieilles méthodes et pratique dépassées par le temps ces pratiques honorent  pas les daaras.

 

Il a été également relevé la passivité de la société face aux difficultés que rencontrent les daaras. Seules quelques bonnes volontés se déploient dans un univers qui demande beaucoup de bras et de moyens pour venir à bout ce phénomène des daaras et ces pensionnaires. D’un autre côté, certains  ont trouvé négatif le fond musical qui ne rime pas avec la religion musulmane.

Par contre, ils ont tous apprécié le récital du Coran dans le film. De même qu’il a été critiqué le côté partisan du film :

dit-t-on que seuls les aspects négatifs ont été montrés d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, le doyen des MC a préféré quitté la salle avant  la fin de la projection disait un intervenant protestant le fond  musical dans le film.

Certains intervenants ont demandé si on peut apporter des modifications  pour la prochaine fois afin d’éviter ce fond musical qui disaient-ils ne rime avec les pratiques islamiques.

 

D’autres intervenants ont souligné, que tout ce qui nous a été montré dans ce film, relève de la réalité que vient quotidiennement ces enfants talibés. Nous le savons tous disait un intervenant.

Nous leur avons répondu, que toutes les remarques et observations serons prisent en compte, afin d’apporter des correctifs pour la prochaine fois, mais à l’état actuel du film, nous ne pouvons pas enlever le fond musical.

Le responsable du projet a également expliqué, que le film est destiné au grand public et les paroles qui y sont,  ne sont que des messages pour une prise de conscience sur le phénomène des enfants talibés.

Il a toute même présenté  des excuses par rapport à ces désagréments. Nous avons prit bonne note de toutes les remarques et observations  que vous venez de faire a-t’il conclue.

 

Enfin, le film peut s’estimer utile pour tout défenseur de la cause des daaras pour que les moyens, les équipement et intrants pédagogiques, soient dotés suffisamment.

 Défendre les daaras pour éradiquer la maltraitance des enfants, l’exploitation des enfants et que soit respecté le contrat de confiance qui lie parents, enfants, société et les  maîtres Coraniques ou  marabouts.

 

Le  représentant du coordonnateur du réseau des maîtres Coraniques de Guédiawaye a souligné, tout le soutien de son association au microprojet,  dans le département de Guédiawaye.

 Il a  demandé, au nom du réseau des MEC, des soutiens financiers et matériels aux daaras du département de Guédiawaye tout le long du projet.

 Il faut dès la première phase, réfléchir sur les mesures d’accompagnement,  car chaque environnement a ces réalités  par conséquent,  vous devez  prendre en compte ces réalités afin d’atteindre vos objectifs dans ce département.

Nous sommes engagés  et déterminés à vous soutenir et vous accompagnés dans ce processus jusqu’à la fin a dit le coordonnateur. Je réaffirme, notre disponibilité et notre soutien afin que le projet soit une réussite à Guédiawaye.

 Abordant dans le même sens, la coordonnatrice des Ndéyous darras, s’est félicitée  de l’initiative.

 Selon elle, il faut prendre en compte ces mesures d’accompagnement durant toute la durée du projet, car chaque environnement  a ces réalités.

Notre collectif est prête à vous soutenir et vous accompagné durant tout le long du projet.

Le débat a été franc et fructueux.

La séance fut levée à 19H 20 dans une belle ambiance et une volonté manifestée par l’assistance de lutter pour  l'instauration  des Daaras modernes équipées, renforcées en moyens humains, matériels, pédagogiques, en formation et / ou recyclage des maîtres Coraniques au grand bénéfice des enfants talibés.

 

 

Le Responsable M. SIDIBE YAHYA

 

 

 

                                                                                           

 


SENSIBILISATION AUX DROITS DE L'ENFANT

Vendredi 26 Mars 2010 - 9:35:29

 

Activité de sensibilisation

 

TITRE DU PROJET: Protection et Promotion des droits des enfants talibés

 

Activité 1 : Projection de Téléfilm

 

Intitulé : « Le mystérieux du Daara ».

Lieu : Commune d’Arrondissement de Ndiaréme Lymamoulaye département  de Guédiawaye Région du Cap- Vert 

 

Responsable du microprojet : SIDIBE YAHYA

 La Commune d’Arrondissement de Ndiaréme Lymamoulaye a servi de cadre, le 7 mars 2010 à la projection du Téléfilm : «le mystérieux du Daara. »

Il faut rappeler que la commune de Ndiaréme  Lymamoulaye est l’une des Cinq (05) communes que compte le département de Guédiawaye. C’est la deuxième commune qui a reçu l’activité de projection du téléfilm après la commune de Sam Notaire.

D’entrée de jeu Mr Abdou CISSE secrétaire Général du réseau des maîtres coraniques du département de Guédiawaye a remercié l’assistance de s’être déplacée.

 Revenant sur le but du micro projet et sa pertinence, Mr CISSE a tenu à féliciter et remercier les tenants et aboutissants  du projet.

 Il a ensuite présenté ses excuses du faite qu’on a démarré tardivement la séance de projection.

 Ce retard  est indépendant de ma volonté car il y a beaucoup d’activités qui sont organisées dans la commune  cette semaine a-t-il souligné.

A la suite de son intervention, il s’en est suivi la projection du téléfilm sur :« le mystérieux du daara».

A la fin de la projection, il a été suggéré, pour les séances à venir, d’en  faire en deux temps c.-à-d. 30 minutes chacune car certaines personnes ont du mal à suivre.

Abdou Nguet maitre Coranique et Imam Ratif de la grande mosquée de la commune de Ndiarème Lymamoulaye a salué l’initiative avant de revenir sur l’importance de ce film.

 Selon lui, ce film nous montre la situation des enfants dans les daaras, mais également dans la rue. Mais, vous devrez  montrer aussi  le bon côté des écoles Coraniques (darras) la pédagogie par exemple a-t-il souligné.

Aux cours des débats, les intervenants ont souhaité que le film  mette  en parallèle les deux types de daaras : l’école Coranique (daara) qui répond au modèle de référence parce que formateur en même temps elle s’occupe correctement des talibés.

Et l’autre modèle, l’école Coranique (Daara) qui s’écarte de ces exigences. Le film doit montrer  pour chaque type de daara, le modèle de réussite des daaras qui répond aux exigences de l’Islam et de la tradition a suggéré l’Imam et maître Coranique Mr Nguet.

Selon eux, (les maîtres Coraniques) c’est à partir de ce moment seulement, que le film trouve son importance en tant que prétexte  pédagogique pour lutter contre les excès et dérives dans les daaras.

Selon un intervenant (maitre Coranique), le faite de corriger un talibé est tout à fait juste et normal.

Il trouve ça normal, de corriger  l’enfant  qui n’apprend pas ces leçons. Si on interdit la cravache poursuit t'il,  l’enfant ne pourra jamais étudier correctement. Il ne pourra pas apprendre correctement, car l’enfant n’a peur que de la cravache.

D’autres sont également revenus sur le cas  des marabouts qui bénéficient de l’aide et de l’assistance des ONG ou des bonnes volontés et qui continuent toujours à faire mendier les enfants talibés. Chose jugé paradoxale et inacceptable.

Certains intervenants ont aussi fustigé les maîtres Coraniques qui exigent aux enfants talibés les mandats journaliers, qui varient en général, entre 300 et 500F voir même 1000F les  vendredi par exmple.

D’autre se sont élevés contre l’absence de moyens financiers et matériels qui empêchent selon eux, de pouvoir dispenser un enseignement correcte et une éducation rigoureuse. Il a été relevé également l’absence d’espaces de jeux, de loisirs, pour les enfants talibés dans les daaras.

 Le déficit agresse les talibés et les pousse à faire des larcins et  à commettre d’autres types de délits. Car, ils trouvent cela comme un moyen de décompresser. Une  sugestion a été faite de proposer des horaires de mendicité.

Selon un intervenant, l’Etat doit règlementer les horaires de mendicité  à défaut de l’interdire.  A condition que les daaras soient subventionnées par le gouvernent.

 A partir de ce moment là, si on voit un enfant talibé dans la rue, on doit interpeler son maître pour qu’il s’explique les raisons de la présence de l’enfant dans la rue. Nous sommes d'accord qu'il faut améliorer les conditions d'apprentissage des enfants dans les daaras mais il faut reconnaitre que cela à un coût. Tout le monde doit s'y mettre pour apporter la solution au problème que rencontre les daaras.

 En conclusion, le film est considéré comme une réponse au phénomène des talibés dans les daaras. Il faut donc  revoir le système pour améliorer les conditions  de vie des enfants talibés.

Selon une intervenante, (Ndéyou daara) il est vrai, que les parents ont une part de responsabilité dans la situation que vie les enfants talibés mais, les maitres Coranique ont aussi une très grande part de responsabilité, car ce sont eux qui ont en charge l'éducation  des enfants . Ce sont eux, qui fixent unilatéralement le montant que les enfants doivent  leur verser quotidiennement.

Elle trouve ce comportement scandaleux et irresponsable  de la part de ces maîtres Coraniques. Elle se demande, comment peut-on résoudre ce problème épineux des enfants talibés qui gangrène la société sénégalaise. Moi, je ne voie pas la solution se désole t’elle.

Mr Ismaila SALL, Professeur d’Arabe au Lycées Lamine GUEYE et Coordonnateur du réseau des maîtres Coraniques du département de Guédiawaye a salué l’initiative. Selon lui, ce film est un outil Pédagogique, nous devons nous en servir pour éradiquer le mal qui engrène nos structures (daaras).

 Je n’ai pas trouvé de choses anormales dans ce film disait-il mais, je pense qu’il faut beaucoup insister aussi sur le côté positif  des darras.

 Il faut admettre aussi, qu’il est inacceptable d’envoyé les plus petits dans la rue avec tous le risque que nous connaissons tous. Il n’est pas normale que l’on fasse mendier ces enfants de 3 à 5 ans a-t-il souligné.

L’assistance a formulé des recommandations à l’endroit des autorités étatiques, pour  une répartition plus humanisé, plus juste du budget de l’état destiné à  l’éducation.

Selon les maîtres Coraniques, il ne doit  pas y avoir de discrimination entre les écoles Coraniques (daaras) et l’école française; les écoles arabes (daaras) doivent bénéficier de cette subvention au même titre que les écoles françaises.

Les maîtres coraniques ont demandés en masse, qu’un leur organise une formation en informatique. Il faut noter que, le débat à été de haute qualité; les échanges ont été fructueux, francs et sincères.

Le réseau des maîtres Coraniques organisait son AG pendant le week-end  raison pour laquelle il y eu un changement dans le  programme.

 Nous avons décidé (les participants au projet), d’organisé deux séances de projection au courant du mois de Mars pour respecter le calendrier que nous  nous sommes fixés. Le rendez-vous a été donné le 27 Mars à 16h à la commune d’arrondissement de wakhinane.

La séance fut clôturée par des prières  à 19h30.

 

SIDIBE YAHYA


L'éducation familiale en Afrique: hier et aujourd'

Jeudi 18 Mars 2010 - 13:31:35

L'éducation familiale en Afrique: hier et aujourd'hui

 

La forte fécondité en Afrique, souci majeur du développement, est largement entretenue par l'existence de processus de formation familiale qui favorise la maternité précoce, rapide et prolongé. L'existence de systèmes de formation familiale différents est fonction de pratiques socio-culturelles et de circonstances économiques. Le mariage est largement angulaire du processus de formation familiale en Afrique avec l'entrée en union à un moment ou à un autre de tous les hommes et toutes les femmes.

 

 A l'âge de 50 ans, tous les Africains ont été mariés au moins une fois. Un état de célibat permanent et de situation sans enfant est étranger à la culture africaine, vu comme anormal et particulière pour les hommes et hautement indésirables pour les femmes de santé normale. Ainsi les cultures africaines ont développé des systèmes élaborés dans lesquels même les handicapés physiques sont assurés d'entrer en union.

 

Malgré les mariages précoces, il existe de très larges variations régionales. Par exemple,7% seulement des filles de 15 à 19 ans sont mariées au Botswana, mais 75% le sont au Mali. En général les hommes se marient plus tard que les femmes. L'âge au mariage varie entre 26,27,29 et 35 ans, respectivement en Afrique de l'ouest, du Nord et du Sud.

 

 Les facteurs principaux de l'âge au mariage sont  la  religion, l'éducation et l'emploi et la culture des femmes. Il existe une variété d'union ; de nouvelles formes apparaissent, la polygamie et la monogamie en sont les principales. La prévalence des unions polygames est plus prononcées en Afrique de l'ouest. Avec la variation selon la religion et l'ethnie la proportion de femmes en union polygame varie de 60% en Afrique de l'ouest à moins de 5% dans les pays d'Afrique centrale et virtuellement zéro dans certaines  îles.

 

 Le nombre de CO-épouses en union polygame tende à augmenter avec l'âge du mari, son statut économique et social, la pratique du lévirat et son appartenance à des croyances non chrétiennes. Au sein de la famille africaine, la polygamie a plusieurs fonctions pour les hommes et les femmes: source de pouvoir et de prestige, démonstration de l'aisance sociale et le réservoir de main d'œuvre familiale pour les hommes; assistance sociale, domestique et économique pour les CO-épouses.

 

La dissolution du mariage est un trait commun du processus de formation familiale en Afrique à l'âge de 50 ans près de la moitié de femmes ne sont plus dans leur première union; deux tiers, pour séparation ou divorce et un tiers pour veuvage. Le remariage est moins fréquent dans le Nord que dans le reste de l'Afrique.

 

La sélection du partenaire (soit endogame et exogame) dans le processus de formation de la famille est ritualisée et demeure largement une affaire du lignage. L'endogamie et l'exogamie reculent vite à cause de l'éducation, de l'urbanisation et de la migration ; que le choix du partenaire soit du ressort de l'individu ou du lignage, les hommes en Afrique se marient avec des femmes beaucoup plus jeunes et de statut économique et social plus bas. Ainsi les femmes mariées tiennent le statut social de leur mari.

 

 Le concept et l'histoire de la compensation matrimoniale, de la formation de la famille en Afrique sont long. Selon le type de compensation matrimoniale (vrai ou symbolique) demandé, cela justifie le maintien de la culture qui signifie le début de la formation familiale, elle démontre le courage, le statut économique et social, du prétendant; elle crée des relations normales et amicales entre les deux familles et donne à la famille de l'homme des droits sur la sexualité et la fécondité de la femme et décourage la dissolution de l'union.

 

Modèle de résidence des familles

 

Au cours des années récentes, les schémas de résidence des familles africaines ont changé en réponse à: la diminution des lots de terre en zones rurales où habitent la plupart des familles; l'éducation et la migration ont aussi conduit  un glissement de patrilocales fréquentes à des néo localités. Les couples nouvellement mariés sont souvent obligés de s'installer là où les appellent les occasions d'emploi et d'activités économiques.

 

L'urbanisation et l'école dispersent les membres de la famille africaine

 

 Les centres urbains attirent des hommes en quête de travail, mais de plus en plus de femmes des milieux ruraux en quête d'emploi. Les enfants sont séparés par l'école de leurs parents pour des périodes prolongées, car ils sont souvent mis chez des parents plus aisés pour étudier là où existent des écoles poste-primaires assez éloignées pour ne pas permettre les déplacements quotidiens. La migration exerce de fortes pressions sur les schémas de résidence des familles africaines. Les migrants sont en général des hommes, à l'âge de point de la formation de la famille.

 

 L'accroissement des disparités régionales dans les pays a intensifié les migrations rurales-urbaines et rurales-rurales. Les migrants entretiennent de plus en plus deux foyers: en zone de départ et d'arrivée. La migration a donc résulté en un schéma de résidence à double ménage pour plusieurs familles à un coût considérable:

 affaiblissement du lien conjugal résultant d'une séparation prolongée, manque de contrôle des enfants menant à la délinquance et un déclin possible de la fécondité dans la zone d'origine à cause de la séparation prolongée des époux. Cependant l'épouse du migrant peut avoir plus d'autonomie et participer au processus de décision.

 

La migration, la polygamie sans CO-résidence et la mortalité élevée des hommes conduisent à l'accroissement de la proportion des ménages dont le chef est une femme, plus communs à l'ouest, l'est et le Sud, que dans le Nord, atteignant entre 30% au Ghana et au Kenya, respectivement. Les deux types, la famille étendue comprenant de larges composantes du groupe et la famille nucléaires typique où le lien conjugal joue un rôle central, sont rares.

 

 Des arrangements se font pour l'évolution vers une famille nucléaire élargie, avec un noyau se rencontrent des autres  parents plus éloignés. Le groupe exerce encore beaucoup d'influence sur la famille. Ainsi les familles nucléaires au sens strict, qui mettent en avant leurs propres intérêts et négligent les objectifs plus larges de la famille étendue, ne sont ni valorisées ni encouragées par les sociétés africaines. 

 

Les normes familiales et les idéaux

 

En  tant que institution sociale, la famille procrée, socialise et éduque les enfants. Elle continue à fonctionner principalement comme un organe économique, aussi bien comme unité de production que de consommation. Elle fourni en grande partie les facteurs de production: la main-d'œuvre, la terre et le capital. Du fait de la prédominance de l'économie de subsistance dans les zones rurales, la main-d'œuvre devient le facteur crucial que la famille recrute principalement au sien d'elle même, de telle sorte que l'économie du ménage est complètement intégrée dans la structure de la famille.

Le placement des enfants, pratique commune dans la famille africaine, contribue aussi à la prépondérance de la famille étendue. Plusieurs familles donnent et reçoivent des enfants pour des temps variables. Les mieux nantis accueillent les enfants de parents pauvres et même de non parents pour l'école, la recherche d'emploi, l'aide à la maison. Les femmes infécondes ou sous-fécondes cherchent à garder des enfants comme substitut aux leurs, comme la séparation mère-enfant est sanctionnée culturellement.

 

 Les normes familiales et les idéaux changent à cause de la législation (par le mariage, l'héritage et l'accès aux services de planification familiale), l'école et les médias. Quel que soit le type de mariage contracté, des unions additionnelles, des mariages de visite, des unions polygames sans cohabitation, des lévirats, des unions polygames formalisées se font comme résultat de migration, de sous-fécondité, d'impératifs culturels comme pour le lévirat, de démonstration de statut social et économique et de prestige. Les lois de l'héritage destinées à protéger les femmes, les filles et les enfants des unions d'ordre second ou supérieur d'être déshérités ont souvent été contournées par l'influence perverse du groupe.

 

Définition des rôles familiaux

 

Au sien de la famille africaine, les plus grands changements dans la définition des rôles se passent chez les femmes. Leurs rôles traditionnels, comme mère et femme sont redéfinis en tenant compte de l'éducation, le stress économique et contrôle, la migration et les aspirations individuelles. On peut identifier sept rôles pour les femmes dans le contexte de la famille africaine: rôle parentale, d'occupation, conjugale, d'intérieur, de parenté, communautaire et individuel.

 

Les rôles de femmes comme mère et épouse, la migration masculine à la recherche de travail ainsi que la transformation économique ont forcé les femmes à assumer un fardeau plus lourd pour la survie quotidienne de leurs enfants, soit en produisant de la nourriture, soit par le petit commerce et l'artisanat.

 

Les plus éduquées sont engagées dans les emplois à plein temps pour améliorer le bien -être familial. Pour celles qui sont chef de ménage, leur rôle d'occupation est plus important que la plupart des autres, à l'exception peut-être des rôles de mères et d'individus. Pour survivre, les femmes combinent des aspects de leurs rôles communautaires et domestiques. Le conflit des rôles est alors une condition commune.

 

 Les relations conjugales dans la famille africaine ne semblent pas devenir plus intimes, à l'exception des couples monogames, urbains et «éduqués»; les maris et les épouses ont des activités, des intérêts et des ressources séparés pour certains.

 

L'effet de la définition d'un nouveau rôle dans la famille est ressenti chez les jeunes, en particulier les adolescents. Le concept de substitution selon lequel la polygamie sororale, le lévirat et la garde des enfants entre autre, signifie que les maris, les époux, pères, mères, les fils et les filles sont aisément substitués par d'autres, créant ainsi une plus grande solidarité.

 

Les grossesses pré maritales chez des adolescents et dans les sociétés qui ont prescriptions universelles fortes contre les naissances pré maritales sont en augmentation. Dans plusieurs pays en Afrique orientale et centrale, les naissances pré maritales chez les femmes de moins de 20 ans comptent moins de 20% du total de naissance. La prévalence des avortements chez les jeunes mères et les violes sont alarmantes. Le problème de la délinquance juvénile, comme le montrent les enfants des rues qui commettent de petits crimes est également visible dans la plupart des villes et des zones urbaines en Afrique.

 

Les mesures  politiques à prendre

 

Recherche et collecte des données: il faut développer ce qui peuvent aider à voir claire dans la complexité de la structure et la dynamique de la famille africaine; les systèmes de supports légal: ils ont le potentiel pour améliorer le sort des femmes et des enfants spécialement. Cependant les campagnes d'éducation légale sont nécessaire pour informer toutes les parties sur leurs droits et obligations.

 

Les contradictions dans les différents systèmes légaux doivent être éliminées; développement rural / urbain: les inégalités entre les zones rurales et urbaines et entre zones rurales en Afrique donnant lieu à une migration massive, exigent des mesures audacieuses pour redistribuer des infrastructures de manière à infléchir la migration. Le mariage en Afrique est à la fois universel et précoce; donc l'avenir de la famille africaine est influencé par le syndrome fille-enfant.

 

Ceux-ci sont vulnérables, désavantagés à l'école et incapables d'élever le statut de leur enfant; la famille africaine a survécu notamment parce que les femmes l'on entretenue. L'épouse est responsable à la fois de sa propre famille (parents), de celle de son mari ainsi que de sa famille immédiate. La famille africaine est dans un état de fluctuation à cause des désordres politiques, social et économique dans la région; la séparation et l'éclatement de la famille à cause des conflits s'est aussi accompagnée d'une rupture des modèles de comportement dans la société.

 

 Les conflits dans plusieurs parties de la région ont fait déplacer des milliers de personnes et poussé d'autre réfugiés au delà des frontières nationales. Dans tous les cas, les femmes, les vieux et les enfants en sont les principales victimes.

Ce sont les femmes qui en prennent soin; l'accroissement du nombre de mères célibataires devient problématique pour l'entretien de la famille: le processus de socialisation est affecté du fait que la génération future n'est pas éduquée proprement selon les coutumes, les valeurs et les normes sociales; la polygamie s'étend largement et n'est plus un phénomène rural.

 

Cela est maintenant évident dans les classes moyennes chez les élites urbaines et «éduquées». Comme les femmes «éduquées» ont de plus en plus de difficultés pour trouver des maris adéquats même si elles sont fortement opposées à de telles pratiques au début de leur carrière. Cependant c'est pour la seule première femme que le mari signifie une double tragédie pour la veuve et les orphelins du fait qu'ils n'ont pas de titre d'héritage. La question des grossesses juvéniles est la plus préoccupante.

 

Cela reflète en apparence l'affaiblissement de la structure familiale traditionnelle qui influe sur la sexualité pré maritale et la grossesse. Les familles urbaines utilisent des servantes venues de la campagne qui ne sont pas proprement intégrées après avoir été exposées aux valeurs urbaines; les jeunes filles exploitées sont ensuite envoyées au village. Incapables d'assurer les deux environnements la plupart finissent dans des activités anti-sociales.

 

L'équilibre de la puissance dans la société a profondément changé, comme résultat des mutations contemporaines affectant ainsi le rôle de la famille dans le processus de socialisation. Mais il n'y a pas de nouvelles institutions pour renforcer la famille africaine; le besoin de sécurité lors de la vieillesse a été la principale cause de la forte fécondité en Afrique. Au cours des années récentes cependant, les mandats de migrants aux parents ont diminué et affaiblit le soutien aux  familles restées derrière.

 

Comme conséquences des effets du programme d'ajustement structurel et la crise financière et économique les parents ont plus de difficultés à accueillir des enfants confiés. De jeunes couples dans les villages émigrent en laissant leurs enfants aux grands-parents mais les envois traditionnels se sont virtuellement arrêté et les enfants sont élevés dans la pauvreté. Dans tous les cas, les grands-parents avaient à élever d'abord des petits-enfants. L'écart entre générations accroît le problème de discipline.

 

Ainsi avec la conjoncture économique caractérisée par une crise sans précédente ou les citadins éprouvent d'énormes difficultés pour se procurer les 3 repas quotidiens, les familles urbaines traversent une situation difficile. Des jeunes citadins cherchent un emploi aux côtés de milliers d'autres jeunes sortis des mêmes écoles, tandis que les jeunes ruraux affluent dans les villes enquête d'un travail.

 

On a souligné qu'au cours des dernières années il y a visiblement un retournement des gains modestes dans la mortalité infantile et maternelle comme conséquence de la mise en œuvre des programmes d'ajustement structurel en particulier à cause de la suppression des subventions à la santé et aux produits alimentaires de base. Cela a affecté l'état nutritionnel et le bien-être des membres de la famille dont certains ont été licenciés à la suite de politique semblable dans le secteur de l'emploi.

 

Le défi du  VIH/ SIDA  pour la solidarité familiale et sa survie au cours des années 90 en Afrique; les effets de la sécheresse et de la famine qui ont menacé la capacité des familles africaines à se nourrir et ont accru le besoin blessant de compter sur des donateurs; les effets négatifs des médias et de la publicité décrivant de nouvelles formes de valeurs familiales, étrangères à l'Afrique et qui sont facilement retenues par les jeunes enfants.

 

Yahya SIDIBE

 Activiste, Défenseur des Droits Humains

Coordonnateur Droits Humains et Thèâtre Amnesty International Sénégal,

Président Fondateur SOS TALIBES

yayacounda@yahoo.fr            

 

 

 

 

 


L'indifférence des populations

Jeudi 4 Mars 2010 - 14:12:25

 

ELEVES D'ECOLES CORANIQUES

Régulièrement battus, privés de nourriture, parfois enchaînés et enfermés, les enfants talibés à Dakar font les frais de l'indifférence des populations et du manque de coordination des actions des autorités étatiques et des ONG intervenant dans le secteur.

Le» choix» entre mendicité et bastonnade

Au bout d'une allée sablonneuse encombrée de bric-à-brac, se dresse une maison inachevée de deux niveaux et, à l'intérieur, dans une odeur pestilentielle, une cinquantaine d'enfant talibés, sont assis sur des bancs de fortune. Dans une salle exiguë de la maison, dans un quartier populaire de Dakar, ces petits talibés âgé de 3 à 16 ans, sont censés apprendre les rudiments de l'enseignement Coranique.

Cet enseignement doit faire d'eux »des hommes» dans une société »déhumanisante», disait M. FAYE maître Coranique, la cinquantaine entamée et la bouche entourée d'une barbe poivre et sel. Bonnet blanc, boubou bigarré, il se dit «heureux de léguer le savoir aux enfants talibés.»

«Ce sont les parents qui envoient leurs enfants dans mon daara (école Coranique) pour qu'ils apprennent le Coran au non de la tradition et de la religion», dit-il.  Après l'étude du Coran, «les enfants ont des horaires où ils vont mendier», admet le marabout, en affirmant toutefois que «le fruit de leur mendicité leur revient.»

Mais, selon divers témoignages et ONG, les talibés sont obligés d'aller mendier une bonne partie de la journée et d'en rapporter une somme minimum, faute de quoi ils sont sévèrement punis. Place de l'indépendance, Centre tricot rouge effiloché, culotte jaunâtre, Seydou, un talibé de 16 ans, les mains rongées par la gale, témoigne» je demande aux gens de me donner de l'argent, (parce que) je suis tenu de rapporter tous les jours de l'argent à mon maître Coranique, sinon je me fais battre.

D'ailleurs, il m'a battu plusieurs fois parce qu'il estimait que je n'avais pas rapporté assez d'argent.» »Je suis Originaire de Kolda en Casamance et je suis du même village que mon maître. C'est par l'intermédiaire de mes parents que je suis arrivé chez lui pour apprendre le Coran on se réveille tous les matins à 05h. Le maître nous enseigne le Coran jusqu'à 07h. De 07h à 12h, nous sommes dans les rues pour mendier.

 A midi, nous retournons chez le maître pour lui remettre les sous que nous avons eus», dit le petit Moussa avec amertume. A 13h, poursuit-il,» on part mendier à nouveau, cette fois-ci, pour chercher à déjeuner», avant de reprendre la lecture du Coran de 15h à 18h, «nous faisons une pause et, à 19h, l'enseignement reprend jusqu'à 21h. De 21h à 22h, on part mendier encore pour le dîner.»

Selon les enfants talibés, les maîtres Coraniques ou Marabouts ne se préoccupent pas de leurs besoins médicaux et alimentaires. Bout d'homme ne faisant même pas 4ans, morveux, sans chaussures, Ibrahim, les dents jaunies et l'haleine puante, s'élance: «ça me fait trois ans au daara et le maître Coranique nous demande de mendier parce qu'il doit payer la facture d'électricité, de loyer...»

Oui, il y a des maîtres Coraniques qui ne sont pas bien. Mais dans mon daara, les enfants vont mendier pour eux-mêmes. Je ne prends que ce qu'ils me donnent», jure M. FAYE maîtres Coranique. Les Dakarois sont devenus quasiment indifférents aux problèmes des enfants talibés, estime un autre maître Coranique.

 

YAHYA SIDIBE Président Fondateur de SOS TALIBES

Email: yayacounda@yahoo.fr ou assostalibes@hotmail.fr


GARDE A VUE A LA GENDARMERIE DE KOLDA CASAMANCE

Mercredi 3 Mars 2010 - 16:29:59

 

GARDE A VUE A LA GENDARMERIE DE KOLDA en CASAMANCE


Un maître Coranique ou Marabout Bissau-Guinéen a deux doigts de tuer son talibé (enfant confié au maître Coranique).


Thierno P. Seydi c'est son nom, marabout originaire de la Guinée-Bissau, établi depuis quelques années dans la capitale du Fouladou où il a installé son Daara (école Coranique), est depuis  le 25/02/ 2010 en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Kolda. Il a été appréhendé alors qu'il tabassait son talibé (enfant confié au maître Coranique ou Marabout). Le petit Mamadou Aliou DIAO, 11 ans, est mal-en-point et garde encore les marques des coups.


Une histoire de coups et blessures porté sur un enfant talibé qui a failli tourner au drame défraie, depuis hier, la chronique à Kolda. En effet, le petit Mamadou Aliou DIAO, 11 ans et originaire de Sinthiang Mabel, en Guinée-Bissau et qui est venu à Kolda en compagnie de son maître Coranique ou Marabout  Thierno P. Seydi, garde encore les séquelles des bastonnades.


Le petit a été violemment fouetté par son maître. Il n'a dû son salut qu'à l'intervention du Président de la Communauté Rural (Pcr) de Dioulacolon qui les a embarqués tous les deux, à la gendarmerie. D'après les dires du petit talibé:»je suis chez lui (le maître Coranique ou Marabout) au quartier Bouna Kane (Kolda) depuis trois (3) ans.


Il nous frappe souvent. Il nous demande d'aller mendier, on ne mange pas à notre faim. Il ne nous enseigne rien. Je voulais m'enfuir et rentrer chez moi, auprès de mes parents à Sinthiang Mabel, en Guinée-Bissau.» Selon toujours le petit talibé, c'est ainsi que son maîtres Coranique ou Marabout qui aurait été informé par ses compagnons de sa volonté de s'enfuir pour rentrer au bercail est aussitôt allé à sa poursuite.


C'est ainsi qu'il l'aurait rattrapé au croisement de Dioulacolon (route qui mène en Guinée-Bissau). Thierno P. Seydi se met à corriger le gamin à coups de bâton. Il s'acharne sur le gosse. Ce qui lui a valu d'être gardé à vue par les pandores pour les besoins de l'enquêtes et le petit talibé remis à M. Ansou Mané, un agent de l'Action éducative en milieu ouvert (AEMO), un service qui dépend de la direction de l'Education sociale du ministère de la justice.

 

 YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES

Email:assostalibes@hotmail.fr ou yayacounda@yahoo.fr


RECONNAISSANCE DES ECOLES CORANIQUES

Vendredi 12 Fevrier 2010 - 17:49:7

 

RECONNAISSANCE DES ECOLES CORANIQUES PAR LE GOUVERNEMENT


Perspectives


Débat


Le gouvernement de l'alternance vient de mettre un terme à la plus grande des injustices, que notre pays ait jamais connue.

En décidant de rédiger un arrêté général portant reconnaissance de l'ensemble des écoles Coraniques du Sénégal, de manière que l'État puisse, désormais, les assister dans leur mission d'éducation, le pouvoir issu des élections du 19 mars 2000 a définitivement rompu avec un passé fait d'exclusion et de discrimination, dont la responsabilité, par delà le défunt régime, incombe à toute la nation sénégalaise.


Après la bataille implacable que le système colonial a engagée contre les écoles Coraniques, depuis Faidherbe, jusqu'à la fin du 19e siècle, aucun des hommes politiques qui se sont succédé n'a essayé de renverser cette tendance totalement incompréhensible, qui voulait que, dans un pays à forte majorité musulmane, où le conseil privé, dès 1832, avait préconisé l'enseignement de la langue arabe dans les structures éducatives, l'école Coranique soit considérée comme un lieu de non-éducation ne méritant aucun intérêt, de la part des pouvoirs publics. Je ne prendrai qu'un seul exemple.


Au moment où j'étais nommé ministre de l'éducation nationale, Sérigne Mourtada Mbacké (puisse Dieu l'accueillit dans son paradis) ne recevait de l'État qu'une subvention de sept cent soixante-dix millions de francs (770.000000F) inscrits au budget, alors qu'il disposait d'un réseau de trois cent trente-deux (332) écoles Coraniques dans lesquelles officiaient cinq cents (500) enseignants, payés par ses soins et cent quarante cinq (145) autres personnes administratifs et technique.


C'était, assurément, une forme inqualifiable d'aliénation qui, apparemment, ne gênant aucun de ceux qui détenaient le pouvoir dans notre pays, depuis au moins 1914. Ainsi, l'argent des musulmans servait, majoritairement, à financer toutes les autres écoles, à l'exclusion de celles Coraniques, institutions éducatives, qui ont, pourtant, donné à notre pays des personnalités-phares comme Khaly Amar Fall, Matar Ndoumbé Diop, El Hadji Oumar Foutiyou Tall, les Kounta de Ndiassane, Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick Sy, El Hadji Abdoulaye Niasse, Seydina Limamoulaye et des milliers d'autres. Elles n'en étaient pas moins traitées par le mépris, le plus total.


L'école Coraniques, il faut le proclamer avec force, est, partout où sa mission est bien comprise, l'un des foyers d'éducation les plus complets et les plus performants. Tous ceux qui l'ont pratiquée ont été formés au quintuple plan physique, cognitif, social, comportemental et culturel. Ils sont éduqués moralement, formés spirituellement dans leur manière d'être, de vivre, de parler, de s'habiller, de commencer avec leurs semblables.


Ils savent ce que l'acte d'éducation signifie et les conduites sociales et morales qu'il implique. Les élèves des écoles Coraniques ne connaissent ni la rébellion, ni la grève, ni la destruction des locaux de leur institution, ni le pillage du matériel, ni les violences exercées contre les maîtres, le personnel administratif ou technique.


Voilà pourquoi, chaque fois qu'ils s'insèrent dans la vie professionnelle, économique et sociale, ceux ou celles qui ont fréquenté les «daaras» réussissent facilement, parce qu'ils ont appris à vivre avec peu, à se déployer sans ostentation, à gérer avec rigueur et minutie et à faire fructifier tout ce qu'on leur confie, avec succès.

 

Le professeur Malick Ndiaye, avec la compétence qu'on lui reconnaît, a dégagé, avec talent, le profil du «modou-modou» dont le Sénégal s'enorgueillit chez lui, aux Etats-Unis, en Espagne, en France, en Italie et partout ailleurs dans le monde. L'exemple de Sérigne Mboup, de Ccbm, est là pour en porter témoignage. Il s'est fait tout seul, à partir des vertus et des valeurs dont les daaras l'ont doté.


En ignorant ces écoles de formation, qui sont pourtant d'authentiques centres d'excellence, et en considérant les arabisants comme des analphabètes, le Sénégal a complètement faussé sa stratégie de développement, depuis des décennies, parce qu'il a mis entre parenthèses près près de 50% de la population, alors que la maîtrise des mécanismes opératoires de la lecture, de l'écriture et du calcul permet d'augmenter la productivité du travail de 8% en Afrique et, même, de 10% en Asie, selon une publication de la Banque mondiale, datée de 1990, œuvre de Marlaine Lockheed et Ariann Vespoor.


Au vu de ce qui précède, la mesure que le président Wade vient de prendre est, sans conteste, la mesure la plus révolutionnaire que le Sénégal ait jamais prise, depuis 1960. Il a, enfin, réparé la plus grande des injustices que notre pays ait jamais connues, depuis l'aube de la colonisation.

 

Elle doit être saluée comme telle et marquera, sans doute, un tournant décisif dans l'histoire du développement de ce pays, qui a tellement été coupé de ses racines qu'il en arrive à ne même plus reconnaître ses droits et ses intérêts, en raison de la confusion paradigmatique aliénante dans laquelle on l'a durablement immergé.


Par Professeur Iba Der THIAM

Agrégé de l'Université-Docteur d'État

Ancien ministre de l'éducation nationale

Député à l'Assemblée Nationale

 

Cf: journal le Soleil du 04 Février 2010

N°11907



N'ABANDONNE JAMAIS

Vendredi 5 Fevrier 2010 - 9:10:54

Quand les choses vont vraiment mal

Comme elles savent si bien le faire quelquefois,

 

Quand la route sur laquelle tu chemines péniblement,

Semble s'achever au sommet d'une colline,

 

Quand les fonts sont bas et les dettes culminent,

Tu voudrais sourire, et tu dois pousser des soupires,

 

Quand le souci te pousse dans la déprime,

Reposes toi si tu veux... Mais n'abandonne pas.

 

La vie est si étrange avec ses revers et ses détours

Comme chacun de nous a pu apprendre un jour, et

Beaucoup qui ont été abattus par un échec auraient pu

Réussir s'ils avaient persévérée...

 

N'abandonne pas même si tout te semble aller

Lentement, car un autre souffle peut apporter la réussite.

 

Le succès n'est que l'envers de l'échec.

 

Et tu ne peux jamais savoir à quelle distance se trouve

Le but, qui peut être proche alors qu'il te semble si lointaine.

 

Aussi, continue la lutte au plus fort du combat car

C'est quand tout te semble perdu que tu ne dois pas abandonner.

 

YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES

Email: assostalibes@hotmail.fr ou yayacounda@yahoo.fr


Le bonheur est-il un événement spontané?

Lundi 21 Decembre 2009 - 16:50:18

Le bonheur est-il un événement spontané?

Faux. Selon le Philosophe Robert Misrabi, si l'on considère le bonheur et la joie comme des événements spontanés, on est sûr d'échouer dans leur recherche, car on reste alors dépendant des événements extérieurs, qui sont fragiles et éphémères. En fait, le bonheur devrait être considéré comme une nouvelle manière d'exister découlant d'un changement radical de notre regard sur le monde. Il s'agit de prendre conscience du fait que la signification des choses du monde est produte par nous-mêmes. Prenons par exemple l'indignation devant un événement injuste.

 En fait, cet événement n'est injuste que par rapport à notre système de valeurs. En même temps, il faut quand même rester conscient de la réalité du malheur et de l'injustice. C'est à l'individu de construire son bonheur, mais l'accés au bonheur n'est possible que dans une société fournissant les conditions sociales minimales pour remplir ce projet, en l'occurence l'éducation, la santé, le logement, la nouriture, la liberté, la solidarité, les droits sociaux Economiques et culturels etc.

Les souffrances qu'endurent des enfants talibés de certains marabouts où maîtres Coraniques, que l'on peut qualifier sans exagération aucune de monstres, de cruauté, de traite ne sont plus un secret pour personne. Mais en arriver à recourir à des méthodes d'esclavagistes pour punir ces enfants qui n'ont  commis d'autre crime que d'être sous la tutelle de tortionnaires cupides est inacceptable. 

Je m'en veux pour preuve l'histoire des cinq victimes qui s'ait passé à Thiaroye Guinaw Rail, dans l'enceinte du  DAARA de Mbaye Cheikh DIOP et de Assane NDIAYE.

Les deux hommes n'ont rien trouvé d'autre pour "corriger" leurs disciples-qui n'ont commis d'autre faute que de ne pas rapporter la somme d'argent qui leur est exigée de verser au quotidien- que de les entraver comme des esclaves ou des bêtes de somme.

Les pauvres petits rentrés bredouilles ont fait les frais de la colère des deux hommes chargés de leur éducation. Ces " marabout où maîtres Coraniques" plus préoccupés du profit financier qu'ils tirent de l'exploitation des enfants que de leur instruction, n'ont pas hésité à entraver avec des chaînes cadenassées les piegs de cinq malheureux enfants talibés.

L'un des enfants martyrisés avait réussi à se défaire de ses mouvements, il s'est éloigné du centre de torture. Au bout de sa course, le fugitif traînant une chaîne accrochée à sa jambe gauche, a rencontré un homme qui s'est pendant un instant cru le jouet d'une illusion d'optique.

 Revenu de ses émotions, il parvient à mettre en confiance l'enfant qui traînait sa chaîne comme un boulet et il l'intérroge. L'enfant talibé-esclave raconte son cauchemar et celui de ses compagnons de misères. Ce que ce citoyen providentiel entend dépasse tout ce qu'il pouvait imaginer.

 Il décide immédiatement de saisir la gendarmerie. Les hommes en bleu ne se sont pas prier pour se rendre sur les lieux où se déroule une violation des droits de l'Homme les plus abominables. Sur place, ils trouvent les quatre autres disciples enchaînés. Assane NDIAYE, le "marabout" de service, les surveillaient étroitement. Sans perdre de temps, les gendarmes lui réglament les clés des cadenas afin de libérer les prisonniers.

Assane NDIAYE trouve tout-à-fait normal le "traitement salutaire" réservé aux enchaînés pour l'avoir enduré lui-même comme tant d'autres pendant ses années d'apprentissage. Il leur répond qu'il ne détient pas les clés. Celles-ci étaient entre les mains de Mbaye Cheikh DIOP, l'autre "marabout" qui, disait-il, s'est rendu à Diourbel.

Au passage, il précisait que son acolyte s'avére incapable de donner. Ordre lui est donné de briser les chaînes qui entravent les jambes des enfants âgés de 5 à 9 ans.

La violence exercée sur les enfants talibés  n'est pas que physique mais aussi morale et psychologique, s'épanouit sur une sorte de conspiration du silence inviolable derrière les remparts religieux érigés autour d'elle par une culture qui jure avec l'esprit et la lettre du Saint Coran.

Le prophète Mohamed (paix et salut sur lui) n'a t-il pas dit "prenez soin des enfants, c'est Dieu qui nous les a confiés?". Si l'éducation est une épreuve, au sens où elle transmet un code de conduite fondé sur des vertus, elle ne doit jamais devenir un chemin de croix.

El hadji Malick, Cheikh Ahmadou Bamba et tous les autres guides que l'on se plait à invoquer n'ont jamais je dis bien jamais estropié un disciple.

Les crimes perpétrés à Thiaroye et ailleurs ne peuvent du reste même pas se prévaloir d'une quelconque liaison, fut-elle la plus ténue, avec une recommandation divine.

Il s'agit ni plus ni moins que de violences faites à des enfants dont les rendements financiers n'ont pas répondu aux attentes de tortionnaires avides.

 Le bon talibé n'est plus celui qui étonne par sa finesse d'esprit; le disciple a fait place à un força, dont le mérite se juge à l'aune de sa capacité à verser quotidiennement au marabout un montant unilatéralement fixé.

Devons-nous attendre qu'un mort qui n'a pas été enseveli dans le linceul de l'anonymat et du mutisme coupable, demande justice pour agir?

Qu'ont-ils fait tous ces misérables êtres en haillons dont on a volé l'enfance, pour qu'on les laisse à la merci d'esclavagistes qui se sont trompés de siècle?

 Ni la conscience citoyenne, ni l'Etat de droit ne peuvent impunément s'affranchir de l'obligation de ne jamais codamner un homme à l'esclavage en manquant à leurs obligations. Personne ne mérite d'être prisonnier de l'indifférences.

J'interpelle le Président de la République Me Abdoulaye WADE et son gouvernement  de prendre ces résponsabilités pour protéger les enfants talibés. 

Agisons ensemble pour trouver la solution définitive à la situation des enfants talibés.

YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES

Email: assostalibes@hotmail.fr ou yayacounda@yahoo.fr

 


LE PARADOXE SÉNÉGALAIS

Lundi 8 Juin 2009 - 18:50:31

Talibé est un mot wolof, en Manding et Peul, on l'appel «Almoudou» «Talib» en Arabe, qui signifie une personne qui apprend, qui s'initie à la lecture du Saint Coran dans une école Coranique communément appelée «DAARA» en wolof, «Doudhal» en Peul, «Kharanta» en Manding, c'est-à-dire, une maison, un centre d'apprentissage.


Les «DAARAS» sont des institutions qui prennent en charge l'éducation religieuse des enfants, le talibé y apprend certaines valeurs de la vie communautaire comme la courtoisie, la solidarité, l'endurance, la persévérance, l'obéissance.


Le «DAARA» est un espace de vie sociale, d'enseignement du Coran, et d'initiation à la vie sociale et  spirituelle sous la responsabilité du maître coranique ou marabout communément appelé «Sérigne DAARA» à qui les parents, après avoir parcouru des centaines de kilomètres parfois, confient leurs enfants. Ce qui montre que les talibés, les enfants, le plus souvent sont originaires d'autres régions lointaines voire des pays limitrophe, des deux Guinées, la Gambie, le Mali...


Le maître coranique assume la responsabilité de la prise en main de l'enfant sur le plan éducatif et de la subsistance durant toute la duré de son séjour dans le «DAARA».

Les «DAARAS» constituent aujourd'hui un phénomène très particulier en milieu musulman sénégalais.


Les faits sont incontestables: des centaines de milliers d'enfants de 3 à 15 ans sont confiés par leurs parents à des maîtres coraniques censés les guider sur «la voie de Dieu» qui sont souvent auto proclamés et profitent d'une tradition pour les exploiter.

 

Le temps consacré à l'apprentissage est très faible deux heures, trois heures au plus. Ainsi avec la conjoncture économique caractérisée par une crise sans précédent ou les citoyens éprouve d'énormes difficultés pour se procurer les 3 repas quotidien ces maîtres coraniques sont obligés de s'appuyer sur leurs talibés pour survivre.

 

L'indignation et la honte se sont exprimées un peu partout. Mais comment arrêter ce scandale?


Le gouvernement du Sénégal n'a pris aucune mesure concrète pour mettre fin ou même réduire ces horreurs qui se développent d'année en année. L'assemblée Nationale en sa séance du 29 Avril 2005 a adopté la loi contre l'exploitation des enfants par la mendicité, promulgué par le président de la République, l'article 3 de cette loi dispose que: «quiconque organise la mendicité d'autrui en vue de la livrer à la mendicité ou d'exercer sur elle une pression pour qu'elle mendie ou continue de le faire, est puni d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et d'une amende de 500.000 à 2.000.000F CFA.

Le statut des enfants Talibés confiés à un maître Coranique n'est pas prévu dans la loi.


Les «DAARAS» ne sont pas régies par la loi et pourtant le Sénégal est considéré comme étant un État de droit ! A quel titre une personne peut-elle se voir confier la garde d'un enfant qui lui est étranger, avec toutes les conséquences juridiques que cela engendre? Il ne s'agit ni de délégation de l'autorité parentale, qui nécessite un suivi des parents ni d'un placement de ces enfants, qui implique la décision d'une autorité judiciaire. Cette situation n'étant pas prévue par la loi, c'est donc le droit commun qui s'applique.


Le code pénal du Sénégal condamne bien la mendicité et plus sévèrement encore, ceux qui «incitent ou emploient d'autres personnes à la mendicité». Dans son article 244 le même code sanctionne également «l'exploitation et le délaissement d'enfant ou d'incapable». La loi No 75-77 du 9 Juillet 1975 stipule bien que «tout acte de mendicité est passible d'un emprisonnement de trois mois à six mois.

 

 Serons punis de la même peine ceux qui laisseront mendier les mineurs de vingt et un ans soumis à leur autorité...». Mais dans son article 245 le code pénal apporte une limite derrière laquelle les maîtres coraniques peuvent se retrancher: «le fait de solliciter l'aumône aux jours, dans les lieux et dans les conditions consacrées par les traditions religieuses ne constitue pas un acte de mendicité». L'État du Sénégal, par un arrêté ministériel No 3749 du 6 Juin 2003, considère également la mendicité comme une «des pires formes de travail des enfants».


Annonce sensationnelle du programme PARRER


Le site de la banque mondiale² mentionne ce programme «Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue» (PARRER).


Un numéro de sa revue y est consacré³. Il a pris la forme d'une association créée le 22 Février 2007 à Dakar par une assemblée générale constitutive regroupant des membres d'ONG, de l'administration sénégalaise, du secteur privé, des partenaires au développement, d'organisation religieuses, des personnalités de la société civile et des médiats.


La création de cette association a été l'une des recommandations fortes du conseil présidentiel du 10 octobre 2006 sur la situation des enfants de la rue. L'accord du Sénégal-Japon pour le don de 800 millions a été signé fin février 2007 dans le but de mettre en œuvre les 3 objectifs fixés par le PARRER en particulier le traitement juridique de la question des enfants de la rue. 90% des enfants de la rue sont des enfants talibés.


C'est grâce à l'entremise de la banque mondiale que le financement du Japon pour le PARRER a été effectif. Selon le Directeur des opérations de la banque mondiale au Sénégal. Monsieur Madani Tall : la banque mondiale a " voulu faire profiter au PARRER des possibilités de financements qui existent au sein de notre institution avec les fonds que nous administrons pour le compte du pays.

 

Le financement de 1.792.110 dollars, soit environ 800 millions de francs CFA, que nous mettons au profit du PARRER provient, en effet du fonds de développement social que le gouvernement du Japon a convié à la banque mondiale pour financer des actions concrètes et innovantes susceptibles d'avoir un impact réel sur le développement social." Le courrier du gouvernement du senegal mentionne ce programme en indiquant que l'association PARRER réalise un important travail de «plaidoyer et de mobilisation des autorités religieuses et de la population sénégalaise".


Mais qu'en est-il?


Les fonds de la banque mondiale ont bien été attribués. Une Directrice a bien été nommée à la tête de l'association PARRER.


Que sont donc devenus les 1, 8 millions de $ ?


L e Sénégal, à l'instar de certains pays, a ratifié tous les instruments de protection de la personne dont ceux relatifs aux enfants, à l'exemple de la convention relatif aux droits de l'enfant, la convention de l' IOT abolissant le travail des enfants.

 

L'État du Sénégal a ratifié la charte africaine des Droits et du Bien-être des enfants dont l'article 21 suggère même aux États «d'abolir les coutumes et pratiques négatives, culturelles et sociales qui sont au détriment du bien-être, de la dignité, de la croissance et du développement normal de l'enfant». De plus l'article 29 de cette charte stipule également clairement l'État doit lutter contre l'utilisation des enfants dans la mendicité.


Tout est là pour que ça marche et tout est fait pour que ça ne marche pas; un véritable paradoxe sénégalais !


DES DROITS NON RESPECTÉS


Les enfants grandissent jusqu'à atteindre la majorité sans détenir un acte administratif de naissance, sans connaître ses propres parents, sans droits aux loisirs, au repos, à l'alimentation, à la santé, au logement, sans droit au développement, à la protection contre les mauvais traitement, la torture, l'usage de la drogue et autres stupéfiant, l'exploitation sexuelle, les pires formes de travail des enfants... C'est-à-dire autant de droits reconnus à cette couche dans la culture sénégalais et traduits à travers les dictons, les proverbes, les danses...


Le renchérissement de la vie en milieu urbain fait que les formes de solidarité traditionnelle s'estompent de plus en plus, de ce fait le fonctionnement des «DAARAS» incombe aux talibés, aux enfants qui aujourd'hui entretiennent les adultes.

 

En effet, les charges de ces centres d'apprentissage et la famille du maître Coranique sont assurées par le produit de la mendicité et les autres ressources provenant du travail des enfants. Sans appui provenant des parents, sans le soutien de l'État à travers ses ministères, des collectivités locales, des organisations de la société civile, pour le maître Coranique la mendicité, le travail des enfants talibés devient une règle.


D'où l'appellation talibé est synonyme «d'enfant maltraité», «d'enfant exploité» et «d'enfant mendiant».Si dans de nombreux pays en développement, les moins de quatorze ans sont souvent employés dans la récupération des ordures, des déchets et dans les carrières, les différentes enquêtes effectuées par les ONG (ENDA,UNICEF...) ont montré que la mendicité est «la pire forme de travail forcé des enfants au Sénégal. L'UNICEF a révélé qu'au Sénégal il y a plus de 100.000 enfants mendiants.


Cette mendicité est aussi la forme la plus simple mais la plus dangereuse car ôtant à l'enfant ce qu'il a de plus important: sa dignité en l'exposant à tous les dangers. La mendicité présente également des effets négatifs sur l'éducation de l'enfant, sa formation, son bien-être, sa sécurité, sa moralité... promulguer par les lois, ratifier des conventions sont de bonnes initiatives, mais veiller à leur application est bien meilleure.

La responsabilité de l'État est engagée dans la situation des enfants talibés au Sénégal, leur mauvais traitement et leur exploitation. Les enfants talibés sont des fils de ce pays, des enfants de ressortissants des pays voisins avec lesquels le Sénégal doit composer pour bâtir l'unité de toute la région et de tout le continent.


L'énormité du budget du Ministère de l'Education ( 40% selon les autorités) ne profitent qu'aux enfants scolarisés dans les établissements d'enseignement français; les éléves issus des «DAARAS» sont laissés en rade.  Les maîtres Coraniques n'ont souvent même pas de locaux pour enseigner. Ils vivent dans le dénuement total, les conditions d'hygiène sont désastreuses et ont des conséquences fâcheuses sur la santé des enfants talibés.

 

 Le centre ou l'espace d'apprentissage ne dispose pas de sanitaires fonctionnels, les conditions d'apprentissage sont difficiles, compte tenu du nombre pléthorique d'enfants, de la promiscuité, des problèmes de subsistance dans un contexte marqué par la précarité, la vulnérabilité, la pauvreté. Oublié ou délaissé de l'État, les enfants talibés ne bénéficient des autorités d'aucun suivi, d'aucun soutien.

 

Le maître coranique n'est pas outillé, son institution (DAARA) non interdite par l'État et ne disposant pas d'une autorisation officielle ne reçoit pas une subvention et pas de formation pédagogique. Au Sénégal n'importe qui peut créer son école coranique et n'importe qui peut aussi se voir confier des enfants du quartier ou du village.


L'anarchie règne partout. L'anarchie doit cesser. L'État doit intervenir en organisant les écoles coraniques et jouer pleinement son rôle de protecteur, de défenseur des droits des enfants talibés et de tous les enfants sans discrimination. L'État a tous les moyens et la possibilité de le faire comme il a réussi par exemple à mettre sur pied le programme de la casse des tous petits.

 

Ainsi, il doit les orienter, les ouvrir vers la modernité, à une rupture avec les pratiques du passé par l'abandon total de la mendicité pour leur pitance quotidienne, le versement de la dîme journalière au maître, c'est-à-dire, des activités qui les mettent dans la rue et les exposent à tous les dangers de toute nature. L'école Nouvelle, du talibé, doit prendre en compte ses besoins pour son épanouissement, son bien-être et son développement. L'enfant doit trouver dans cette institution du plaisir dans l'apprentissage et le respect de tous ses droits.


Les acteurs à la base, les élus locaux, les ONG, les décideurs politiques, la société civile, les confréries religieuses sont tous interpellés. Ayant compétence sur plusieurs domaines transférés, dont l'éducation, la santé, les élus locaux ont la charge, par des politiques d'inclusion, de créer les meilleures conditions pour la participation de tous au développement, car les droits de l'Homme visent aussi à établir et garantir les conditions nécessaires au développement de la personne.


En définitive, l'Etat, dans ses responsabilité, doit, par des actions concrètes, améliorer leur plein épanouissement. Ces enfants appartiennent aux groupe des «personnes vulnérables»; la promotion de leurs droits est non seulement conforme aux droits de l'Homme, car c'est un combat contre la discrimination, contre les inégalités et promeut la participation de tous, mais encore global du Sénégal, de la sous région et de l'Afrique.

 

Yahya Sidibé

 

Président  Fondateur  de SOS  Talibés

Contact email: yayacounda@yahoo.fr ou assostalibes@hotmail.fr

 

Publié dans les Quotidiens Sénégalais suivants:

Le Matin du 16 Juin 2009- N° 3701

Site Web www.lematindusenegal.info

 

Le Quotidien du 17 Juin 2009 - N° 1928

Site Web: www.lequotidien.sn


LE QUOTIDIEN D'UN ENFANT TALIBE

Jeudi 19 Fevrier 2009 - 14:1:43

Le talibé( en arabe"tâlib": celui qui cherche, qui demande), est un élève du Coran venu d'ailleurs.

Les conditions de vie des plus jeunes d'entre eux, les enfants, se sont  aggravées à partir des années 70-80, avec les fortes migrations de leurs maîtres vers les villes et l'appauvrissement des populatons.

Aujourd'hui, on les rencontre fréquemment un peu partout au centre comme aux périphéries des villes, partout (trottoires, carrefours, feux rouges, pompes à essence, devantures de restaurants) où le passant et l'automobiliste sont à leur portée, ils mendient.

 Sans même vérifier la qualité de leur apprentissage, en leur faisant réciter quelques versets du Coran, les adultes les ignorent ou les gratifient d'une piécette. Sales et vêtus de guenilles, ils font partie du décor de la ville. Ils ne sont pas ressentis comme un "danger", mais souvent comme une "gêne", par les adultes pressés, qui feignent de ne même pas les apercevoir.

Ils sont obligés de mendier dans la rue plusieurs heures par jour, pour pourvoir aussi bien à leurs besoins qu'à ceux de leurs maîtres Coranique ou marabout, car la plupart du temps leurs familles n'ont pas les moyens de contribuer financièrement aux dépenses de leurs écoles et la subvention de l'état même si elle existe, n'améliore pas les conditions de vie des enfants talibés.

L'éducation qu'ils " autofinancent" par cette activité consiste en l'apprentissage par mémorisation du Coran et la connaissance des valeurs de l'Islam. Elle doit leur servir de socle, pour devenir des adultes respectueux  des préceptes de leur religion. Ce sont, pourtant, des enfants pourvus de droits, mais leurs conditions de vie sont trés dures.

Ils manquent d'affection, et leur santé est précaire. Le confiage des enfants au maître Coranique ou marabout est total. Les parents leur font confiance pour la formation Coranique ( et humaine) de leurs fils. Les DAARAS sont organisés en réseaux.

 Les grands talibés devenus marabout, en ouvrant leurs écoles, restent responsable devant leur grand marabout. Chaque changement dans les " succursales ne peut entièrement être décidé sur place, faute de remettre en cause l'autorité du " grand marabout" qui souvent réside ailleurs.

Les "grands marabouts" sont donc généralement informés par les autres de tout ce qui se fait dans les DAARAS de leur réseau et possédent le dernier mot sur les décisions.

L'ETAT consacre 40% de son budget à l'Education; quelle est la part des DAARAS?

YAHYA SIDIBE

Président Fondateur de SOS TALIBES

Email:assostalibes@hotmail.fr / yayacounda@yahoo.fr

 


RAMADAN AU DAARA DE TAÏBA GRAND DAKAR

Vendredi 24 Octobre 2008 - 18:49:30

"SOS Talibés" Suspend la quête de pitance

Les talibés de trois daaras de TaÏba Grand Dakar ont été élargis de quête quotidienne de pitance. En effet, l'association de bienfaisance, "SOS Talibés" dirigée par YAYA SIDIBE est passée par -là.

Depuis le début du ramadan, "SOS Talibés" offre le repas de midi et le dîner à trois daaras de TaÏba Grand Dakar.

Il s'agit du daara de Serigne Thierno Malick Cissé composé de 42 talibés, de celui de Serigne Mamour SOW et de Serigne Makhtar Niang, qui compte 18 apprenants du Saint Coran.

Selon YAYA SIDIBE, l'action de " SOS Talibés" s'explique par le fait que "pendant le Ramadan, rare sont des familles qui préparent un repas à midi.

 Or, les jeunes talibés qui ne jeûnent pas sont obligés d'aller chercher comme toujours leur pitance dans les maisons." C'est pour les libérer de ces difficultés que "SOS Talibés" a initié ces repas pendant tout le mois de Ramadan.

Et compte tenu de la prégnance de la pauvreté dans ce quartier, ce sont tous les voisins qui en profitent en venant partager avec les talibés les repas offerts.

Dans ce dessein, "SOS Talibés" a acheté les services d'une dame restauratrice pour préparer les repas et les acheminer dans les trois daaras suscités. Ces repas de Ramadan ne constituent pas les premieres initiatives de "SOS Talibés". 

L'assosciation, malgré ses faibles moyens, vient depuis longtemps en assistance aux talibés dans le domaine de la santé.

 Ainsi, les enfants bénéficient-ils de consultations gratuites initiés par ladites struicture. Celui-ci compte élargir ces assistances médicales à tous les 18 daaras comptant 331 talibés au quartier TaÏba  Grand Dakar.

Comme objectif à long terme, "SOS Talibés" entend, si les moyens le lui permettent, contribuer à la modernisation des daaras.

Source Walf Grand  PLACE du Mardi 30Septembre 2008  

Qutidien D'information Générales-N° 847


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Pensée du jour
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