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Viol sur des enfants talibés

Jeudi 29 Mars 2018 - 11:33:49

Le journal L?As révèle cette ignominie survenue à Keur Madiabel, dans la région de Kaolack. Un maître coranique a abusé de filles de 7, 9 et 11 ans appartenant à la même famille. C?est sur dénonciation des parents des enfants que le mis en cause, âgé de 18 ans, a été arrêté hier lundi 26 mars. C?est en allant chercher l?une d?entre elles, qui tardait à rentrer à la maison, que la mère des victimes a découvert que sa fille a été violée par le maître coranique. Saisis, les éléments de la Brigade de gendarmerie de Nioro mènent l?enquête qui leur permettra de savoir que les deux autres s?urs de la victime ont été également violées par la même personne. Originaire de Touba, le jeune homme enseignait le Coran à Keur Madiabel depuis un an.

La Troisième guerre Mondial pour le contrôle du pé

Lundi 26 Mars 2018 - 13:17:11

La Troisième guerre Mondial pour le contrôle du pétrole ? Depuis la fin de la guerre froide, les budgets de guerre s?étiolaient. La guerre contre le terrorisme islamiste mondial oblige les pays adhérents à l?OTAN à devoir emprunter chaque jour auprès des banques 4 milliards de dollars. Le budget militaire des pays de l?OTAN c?est 1500 milliards de dollars par an. Suite à la chute du bloc soviétique et à la fin de la menace militaire aux frontières de l?Europe, une présence militaire lourde aux portes de l?Europe n?était plus nécessaire. Le démontage des installations et le repli des troupes signifiaient la fin des budgets de guerre. La lutte contre le terrorisme sert avant tout d?alibi à un redéploiement massif de l?armée américaine sur les nouvelles zones de turbulences telles que la Corée du Nord, la Syrie et dans le monde arabe et l?Islam. Le choix stratégique a donc été fait de déplacer les forces militaires américaines de l?ancienne zone de turbulence communiste vers une nouvelle : le Proche?Orient et le monde arabo-musulman. Pour éviter toute réaction d?hostilité du monde libre et du Congré américain face à ces man?uvres militaires de grande envergure, il fallait un motif d?une gravité indiscutable. Les attentats du 11 septembre ont été ce motif. CNN a été présent sur les lieux du drame quatre minutes après le choc du premier avion. Cela lui a permis de diffuser les images du deuxième avion percutant en direct la deuxième tour. Cette diffusion en boucle sur toutes les chaînes de télévision du monde, de ce qui ne pouvait pas être une erreur de pilotage, permet ainsi aux agressés d?accuser, sans l?ombre d?un doute, leurs agresseurs d?être des barbares. Cette accusation magistrale constitue une arme symbolique majeure. Elle autorise l?Amérique à mener la guerre non pas au titre d?agresseur, mais au titre d?agressé. La mise à mort d?êtres humains, perceptible au moment où les avions s?écrasent sur les tours du world Trade center, est si terrible que l?opinion publique tend naturellement à adhérer à la thèse du complot islamiste ! Ceux qui ont commandité et réalisé ces attentats ne peuvent être que des barbares. Le réseau Ben Laden avait suffisamment de motifs pour commettre ces attentats. Il endosse alors parfaitement le costume du coupable. Or, si les mercenaires du réseau Ben Laden ne sont pas les instigateurs en totalité de ces attentats, mais de simples exécutants, au service volontaire ou involontaire d?autres commanditaires, il y a une complicité a posteriori de la part de tous ceux qui refusent de s?interroger. Or, pourquoi les autorités fédérales américaines ne veulent pas rendre public les rapports d?enquêtes et de police réalisés sur ces attentats et notamment le fameux « PENTTBOM Major Case 182 » ? Rapport consacré au réseau de complicités qui était en relation avec les pirates de l?air. Longtemps le pétrole a été acheté aux pays producteurs arabes nettement en dessous de sa valeur réelle. Ce moyen a largement contribué à ce que le monde arabe en depuis des années trente, rate le virage du développement industriel. Pourtant de nombreux mouvements démocratiques et socialistes chercheront à prendre le pouvoir dans les pays producteurs afin de nationaliser les matières premières pour en tirer meilleur profit. A chaque fois, les forces militaires occidentales, bras armés du capitalisme, sont intervenues pour interdire l?accès au pouvoir de tous les gouvernements hostiles aux intérêts des trusts pétroliers et gaziers occidentaux. L ?exemple de la salle guerre des pays en conflits en Syrie en dit long de leur stratégie d?anéantir sur le plan économique et politique le monde arabo-musulman. L?ensemble des économies occidentales se sont donc développées depuis plus de 150 ans autour du pétrole. C?est ce qui explique que l?épuisement des réserves peut entraîner dans les années à venir une gigantesque récession mondiale. D?expansionniste, le capitalisme peut entrer dans une phase de contraction et de récession. Aujourd?hui, le pétrole constitue pour les trente à quarante ans qui viennent une terrible arme économique. Depuis le XXe siècle, l?or noir a été l?une des principales causes de distorsions et de guerre entre les Etats. Ces guerres ont souvent eu pour motivation le contrôle sur la production, le raffinage et la distribution. Un rappel d?histoire : à partir de 1933 les dirigeants Saoudiens désireux de renforcer leur rang dans le monde par un grand développement économique de leur royaume fondent l'Arabian Oil company qui donne un droit d?exclusivité aux puissances anglo-saxonnes pour exploiter le pétrole. Le capitalisme anglo-saxon dispose ainsi en Arabie Saoudite d?une manne pétrolière. Il faut alors tout pour éviter d?être évincé. Mais des tensions très importantes dans les milieux arabo-musulmans ont toujours existé visant à chasser les infidèles : ceux qui pompent le pétrole. Des guerres de clans ont toujours existé tant au sein des grandes familles arabes qu?au sein des grandes familles anglo-saxonnes. Les guerres contre l?Afghanistan et l?Irak sont les prolongements d?une guerre nécessaire du capitalisme, pour éviter d?être dépendants des pays producteurs arabes et musulmans ou même d?être chassés de la région. Depuis février 2011, les syriens demandent le départ de leur dirigeant, Bachar El-Assad. Le régime ne cesse de réprimer les manifestations avec une extrême violence. La défaite de l?Etat Islamique a encore aggravé la situation en Syrie, où les pays impliqués dans le conflit se retrouvent désormais face à face. Avec une attaque aérienne d?envergure contre des cibles syriennes et Iraniennes, Israéliens entre à son tour dans la bataille. La présence de l?Etat Islamique (EI) en Syrie brouillait les cartes. Elle donnait l?impression d?un semblant d?unité entre les différentes forces luttant contre les djihadistes. La prise de Raqqa, en octobre 2017, a eu pour conséquence de dissiper les illusions et de mettre fin aux zones tampons que l?implantation de Daesh sur le territoire syrien avait créées de facto. Depuis le 18 février 2018, au moins 1162 civils ont été tués dont 241 enfants et quelque 2000 autres blessés par bombardements des forces gouvernementales syriennes dans la Ghouta Orientale. Au Yémen par exemple la guerre civile a fait plus de 10.000 morts en 3 ans de conflit. Le Risque fasciste ! C?est toujours la classe au pouvoir, lorsqu?elle craint son effondrement en tant que classe dirigeante, qui porte en elle le fascisme et la guerre ! Ce n?est pas tant la nation qui porte en elle le fascisme et la guerre, que la classe dominante ! Avec la crise mondiale, pour éviter de sombrer avec le capitalisme, toute une classe aux affaires peut avoir besoin de la guerre. La guerre ou une montée en puissance de la lutte contre le terrorisme permettant aux pouvoirs de s?octroyer la totalité des outils pour réprimer, face à la crise sociale montante, les révoltes. On serait dans le même scénario que dans les années 1930 en Allemagne. Le pouvoir politique et la grande aristocratie capitaliste auraient recours à la répression de masse pour éviter son effondrement. Le fascisme est une guerre sociale portée par tout ou partie de la classe dirigeante, non pas pour éradiquer un capitalisme devenu parasitaire, mais pour en prendre le contrôle par un Etat totalitaire. Le glissement vers une gouvernance mondiale du capitalisme va tendre inévitablement vers un fascisme de système ! Contribution publiée dans le journal le Soleil du samedi 24 et Dimanche 25 Mars 2018 N014349 page 7 Yahya SIDIBE Responsable Politique de compagnes et Communication Bureau Exécutif Amnesty International SENEGAL Formateur aux Droits humains Yaya.sidibe@amnesty.sn

Enlèvements d?enfants, de femmes, viols, agression

Mardi 20 Mars 2018 - 12:39:55

Enlèvements d?enfants, de femmes, viols, agressions et assassinats : Que faudrait-il faire pour mieux sécuriser la vie de nos faibles concitoyens ? Quel serait le meilleur choix : réagir de manière organisée ou se laisser détruire par la peur de perdre un être cher à tout moment et tout instant, en tout lieu? SOLUTIONS ! Que faudrait-il faire pour mieux sécuriser la vie de nos faibles concitoyens ? Les victimes sont souvent des enfants et femmes inaptes à se défendre. La mobilité et le surpeuplement poussant à occuper les rues pour jouer les exposent aux griffes de ces criminels si répugnants. Nous conviendrons sur le fait que laissé à lui-même l?Etat ne saurait trouver une solution qui découragerait et transfèrerait la peur dans le camp de ceux-là qui ont choisi de semer la tristesse, la désolation, le déshonneur, le traumatisme, la souffrance infinie, l?horreur et même la mort de leurs victimes. Leur sadisme et l?audace avec lesquels ils opèrent sont déroutants. Pour les contrecarrer, à mon humble avis il nous faudrait demander aux autorités nationales appuyées par celles des localités, dans un esprit de solidarité de veiller aux dispositions ci-après : ? Mettre en place un système d?alerte et d?action au niveau des communautés ? Identifier et neutraliser tous les suspects. ? Plus de vigilances des parents, des habitants dans les rues et ruelles un peu partout dans les quartiers ? Il faut un esprit de solidarité comme dans nos villages. ? Engagement ou recrutement de volontaires connus et résidants dans nos différentes localités. Ils devront être choisis pour ensuite être enregistrés par l?autorité municipale, assistée dans cette lourde tâche par les chefs de quartier. L?engagement ne sera définitif sur qu?après présentation d?un extrait de casier de moins d?une semaine, d?une confirmation de résidence dans le quartier, d?une enquête de moralité par le commissariat de police en charge de ce rayon. ? Ils seront dotés de téléphone pour exploiter un réseau d?un même opérateur fonctionnant sur la base de groupe permettant de localiser les détenteurs ou utilisateurs. Les engagés travailleront en shift ou quart (nombre d?heures à déterminer) évitant les temps vides des moments de repas (entre 12h et 14h, 19h et 21h) ? Obligation de fermer toutes les maisons en construction afin qu?elles ne puissent être utilisées par des sans domiciles fixes, des jeunes dés?uvrés, ou ceux mus par des instincts machiavéliques. La fermeté est requise sur ce point avec une communication et des pénalités à exercer. ? Obligation pour les écoles de garder les élèves en classe et que les parents dûment habilités viennent récupérer leurs enfants. Lorsque c?est un bus qui doit les ramener, s?assurer qu?ils sont tous à bord et avertir les parents de l?arrivée du car aux points de collecte des enfants. ? Exigence pour les véhicules de transport en commun à se doter d?un système de géolocalisation (GPS) relié au commissariat d?arrondissement du lieu d?habitation du conducteur et de celui de son stationnement ou garage après le travail. Il est impératif de ne faire aucune dérogation sur ce point car permettant de suivre les suspects, les stationnements douteux. ? Exigence de déclaration de tous les passagers en partance des gares routières en mentionnant les noms et prénoms, numéros des pièces d?identification, les adresses de départ et celles de destination. Ceci se fait pour les trafics aériens et maritimes, la pratique doit s?entendre au terrestre (route, rail) ? Placement de caméras de surveillance dans les gares routières, et d?agents discrets en civils devant surveiller les comportements de certains « couples » pour détecter si une menace n?imposerait pas le silence? ? Pour les passagers des gares routières accompagnés d?enfants, de personnes jeunes, exigence de la présentation du livret de famille portant nom et prénoms de ceux-ci avec leurs photos. Il faudra obligatoirement présenter un document d?identification des enfants accompagnateurs prouvant un lien de parenté avec les personnes adultes se déclarant responsables d?eux. ? Obligation sera faite aux syndicats des transporteurs de donner instructions aux chauffeurs de veiller à ces formalités avant départ et de conserver une copie pour leur décharge. ? Les corps militaires et paramilitaires recevront réquisition de contrôler les véhicules en direction des sorties du territoire en jalonnant les routes et pistes de check points ou points de contrôle aux fins de décourager toute velléité d?enlèvements d?enfants ou de personnes faibles. ? Si ces suggestions étaient prises en compte par l?autorité, il faudra en faire une large diffusion afin que nul n?en ignore et au besoin rendre conformes les décisions aux lois et règlements en vigueur de notre pays. Il serait très important que les populations y adhèrent totalement et se les approprient pour en garantir le succès. Je demeure convaincu que c?est ensemble que nous arriverons à assister l?Etat et nos mairies à résoudre ces problèmes vitaux pour nos concitoyens qui vivent dans la psychose d

Enlèvements et assassinats d'enfants!

Lundi 12 Mars 2018 - 11:38:54

RECRUDESCENCE DES ENLEVEMENTS, VIOLS ET ASSASSINATS D'ENFANTS EN PERIODE PRE-ELECTORALE : Mystique ou psychose créée de gré? SOS TALIBES S?inquiète sur le sort des enfants dans la rue (talibés) ! Depuis quelque temps la psychose commence à renaître au sein des populations. Il ne se passe pas un jour, sans que des faits horribles comme des enlèvements et viols suivis de meurtres ne se produisent dans le pays. La recrudescence de ces infamies coïncidant souvent avec la période pré-électorale, chacun essaie de s?y voir plus clair. Si les uns parlent de mysticisme, les autres pensent à une hantise créer afin de détourner l?attention des populations. Enlèvements, viols et meurtres, sont depuis quelque temps des mots très fréquents dans les médias et réseaux sociaux. Et pour la plupart des cas relevés, ce sont les enfants qui sont enlevés, violés ou tués. Parmi les cas les plus récents, figurent le meurtre d?une petite fille du nom de Mariétou Doumbia, au quartier Peul-Gua de Petit Mbao dans la banlieue dakaroise et celui du petit Fallou BA élève dans une école coranique à Touba. En outre, dans ce minuscule quartier de petit-Mbao, une autre tentative d?enlèvement a été relayée hier dans la presse. Une autre fillette habitant le même quartier a failli connaitre le même sort que la fille des Doumbia, et juste 48 heure après le premier drame. Heureusement, cette fois, la fille a été sauvée de justesse et son bourreau mis entre les mains de la police. Ces derniers temps, des avis de recherches sont lancés tous les jours, sur les réseaux sociaux. Un des plus récents est la disparition d?une jeune dame habitant la ville sainte de Touba, du nom de Coura Diakhaté. Selon un avis de recherche lancé par ses proches sur Whatsapp, Coura était partie au marché d?Okasse pour ses provisions journalières. C?est ainsi qu?elle a été enlevée selon cet avis de recherche qui circule depuis avant-hier sur les réseaux sociaux mais qui, malheureusement n?a pas donné de détails sur la date. Cette semaine, toujours dans la ville sainte, cinq enfants ont échappé de justesse à ce fait macabre à la mode. Un inconnu ayant loué une chambre au quartier nommé « Garage Darou », avait kidnappé des enfants qu?il gardait dans sa chambre et préconiser de les évacuer à Dakar. C?est grâce aux recherches menées par la mère d?un des enfants en captivité que ce dernier a été démasqué. « La dame cherchait son enfant qui avait disparu depuis la veille. Cette dame avait la photo de son enfant sur son téléphone. C?est ainsi qu?il a rencontré un autre enfant a qui elle a demandé s?il n?avait pas vu l?enfant sur la photo. En voyant la photo, l?enfant qui faisait partie des détenu et qui pour s?échapper, a automatique reconnu son camarade toujours en captivité et a ainsi montré la maison ou 4 autres enfants étaient encore en captivité. » Narre un témoin et voisin du malfaiteur, interrogé par la chaine Touba. Net. Selon ces témoins, le bourreau des enfants s?était présenté à eux comme un chauffeur. Il aurait déjà envoyé d?autres enfants à Dakar et préconisait d?évacuer ceux-là vers la même destination le lendemain. Heureusement, ce dernier a été arrêté et conduit à la gendarmerie de Touba.Pour ne citer que ces cas, la peur et la hantise de voir leur proches disparaître d?un moment à l?autre, gagne les populations. Si ce n?est pas un viol, c?est un enlèvement qui souvent finit par un des meurtres les plus odieux. Et le pire c?est que chaque année de nouvelles astuces sont mises en place afin de mieux réussir leur coup. Une des nouvelles tendances des malfaiteurs serait de heurter exprès sa cible et de prétendre l?emmener à l?hôpital afin d?être sûr que tout va bien. C?est ainsi que le bourreau opère tranquillement et enlève sa cible au vu de tout le monde, nous ont confié des témoins d?une telle scène digne d?un film hollywoodien. Aucuns parlent de trafiquants d?organes qui, disent-ils, cherchent à s?enrichir le plus vite possible en s?adonnant à ces faits odieux. Pour d?autres, ce sont des psychopathes, dépourvus de tout bon sens qui sont derrière ces actes odieux. Ces faits étant très récurrents en période pré-électorale, beaucoup indexent les hommes politiques et les taxent d?être des adeptes de faits mystérieux et odieux. Toutefois, certains expliquent cette recrudescence d?enlèvement et de meurtres odieux en période pré-électorale comme un moyen de créer exprès une psychose collective afin de détourner les populations des préoccupations en rapport avec l?élection. C?est-à-dire qu?à partir d?un fait réel, l?information est amplifié et la réalité déformée. Même si des enquêtes ont été menées mais force est de constater que jusqu?ici on ne connait pas les véritables responsables de ces multiples enlèvements et assassinats des enfants. SOS TALIBES s?inquiète sur le sort des enfants talibés dans la rue. Nous demandons à l?Etat du Sénégal de veiller sur la sécurité de ces derniers. En France par exemple, c?est la psychose des attentats qui a accompagné les élections présidentielles des dernières années. Pour ces derniers, cela permet juste d?assoir la psychose de la peur au sein de la population.

Deux enfants talibés périssent dans l'incendie

Mardi 26 Decembre 2017 - 11:24:6

Triste Noël au quartier Santhie à Mbour. Deux talibés ont péri dans le violent incendie qui s?est déclaré au daara du quartier dans la nuit du 23 au 24 décembre. Selon le journal L?Observateur, l?école coranique qui regroupait une dizaine de disciples, était logé dans une mosquée inachevée. Et donc, ne répondait pas aux normes de construction. A l?origine de l?incendie, une bougie, restée allumée dans la chambre où dormait 8 enfants. Ils ont été réveillés par la furie des flammes. Les voisins, alertés par les cris des enfants, ont défoncé la porte de la chambre où étaient les talibés. Bilan : 2 morts et 6 blessés graves, selon Vox Populi. Les deux victimes, âgées de 13 ans, sont identifiées sous les noms de Cheikh Tidiane Sarr et Djim Sarr. Et sont cousins. Selon le témoignage d?un des voisins, la violence de l?incendie était telle que « la peau des enfants se détachait et se collait sur ses mains ».

Pédophilie

Samedi 23 Decembre 2017 - 13:13:20

Pédophilie : 10 ans de prison requis contre un maître coranique C'est jeudi prochain que le tribunal des flagrants délits de Diourbel rendra son verdict dans l'affaire opposant le ministère public au "Serigne Daara" (maître coranique) Cheikh Diop. Sourd d'une oreille et né en 1962 à Diourbel, le mis en cause qui est accusé d'avoir maintes fois entretenu des rapports sexuels avec de jeunes garçons. Il est poursuivi pour les délits d'acte contre-nature, viol, pédophilie et détournement de mineure. Selon le procureur Baye Thiam, le prévenu, qui s'est présenté à la barre ce jeudi, n'en était guère à son premier coup d'essai. D'après le maître des poursuites, Cheikh Diop a déjà eu maille à partir avec la justice dans un passé encore récent dans une affaire de ce genre. Sauf que pour cette fois-ci, l'affaire n'a pas été étouffée. Présent à la barre aux côtés du lis en cause, M.Fall, âgé à peine de onze ans, a raconté comment Cheikh Diop a abusé sexuellement de lui plus d'une fois. "Il m'a fait entrer dans sa chambre, m'a ôté mon pantalon et a sorti son sexe qu'il a mis là où je fais caca", a expliqué la gamin. Poursuivant, M.Fall, la tête quasiment enfouie entre les bras de son père debout à côté de lui, de renchérir : "quand il a fini de me faire très mal, un liquide blanc a coulé sur moi. Avec la serviette qu'il avait près de lui, il a tout nettoyé. Après, il m'a donné son téléphone pour que je joue avec". Pour sa défense, Cheikh Diop a juré par tous les saints n'avoir jamais couché avec la gamin. Mais la révélation qu'il va faire a glacé l'ambiance dans la salle. "La réalité c'est que moi-même j'ai été violé dans mon enfance par mon grand frère à plusieurs reprises", dit-il S'agissant des images à caractère pornographique trouvées dans son téléphone, il explique avoir acheté l'appareil avec ces images dedans. Des explications qui ont été battues en touche par le procureur selon qui Cheikh Diop ne chercherait qu'à se soustraire de la justice dans sa volonté affichée de tromper la religion du tribunal. Il a ainsi requis 10 années de prison contre Cheikh Diop. Le verdict sera rendu le jeudi 28 décembre prochain.

Meurtre de son Talibé

Mercredi 29 Novembre 2017 - 17:15:5

MEUTRE DE SON ELEVE (TALIBE) Serigne Omar KANE encourait jusqu?à dix (10) ans de prison pour avoir été à l?origine de la mort de son disciple Mussa CISSE, âgé de treize (13) ans. Mais le tribunal de Diourbel en a décidé autrement en le condamnant à deux ans de prison ferme. Dans moins de dix mois, serigne Omar KANE sera un homme libre. Même s?il été reconnu coupable de la mort de son élève « talibé » Moussa CISSE qu?il avait battu à mort. Le tribunal de grande instance de Diourbel qui a rendu son délibéré hier, a reconnu le marabout responsable de la mort du garçon, mais le juge s?est montré plus clément pour Sérigne Omar KANE qui n?a été condamné qu?à deux ans de prison ferme, conformément à la réquisition du Substitut du procureur de Diourbel, Moussa GUEYE. En juin 2016, le jeune maîtres coranique avait sévèrement battu son élève « talibé » au motif que ce dernier ne parvenait pas à maîtriser les enseignements coraniques. C?est là qu?est survenu le drame, puisque Moussa CISSE a succombé dans la même soirée de ses blessures. Mais au lieu d?avertir la famille du défunt, Omar KANE décide d?aller enterrer l?enfant à l?insu de ses parents. Et dès que ces derniers ont eu l?information, la mère et les Oncles de l?enfant talibé ont alerté les autorités judiciaires qui sont intervenues immédiatement pour freiner l?élan du jeune maîtres coranique. C?est dans la cité religieuse de TOUBA où il s?était terré qu?Omar KANE a été cueilli par les limiers du commissariat spécial de la ville. A la barre du Tribunal de Diourbel, en audience de grande correctionnelle, le prévenu a nié les faits. Des dénégations pour se soustraire à la justice en essayant de tromper la religion du tribunal, selon le substitut du procureur Moussa GUEYE. Dans ses réquisitions, le maître des poursuites avait demandé deux ans de prison contre Omar KANE. Dans son verdict rendu hier, le tribunal a condamné l?accusé à deux ans de prison ferme. La famille du défunt qui n?avait pas sollicité de compensation financière, a exprimé son dégout de voir le bourreau de leur regretté enfant n?écoper que d?une si infime peine de prison. Gora KANE Source : L?AS QUOTIDIEN D?information Générale Mercredi 2017 N0 3370

TRAFIC D?ENFANTS TALIBES

Mercredi 29 Novembre 2017 - 14:21:42

TRAFIC D?ENFANTS TALIBES Trafic d?êtres humains : cinq maîtres coraniques et deux Maliennes arrêtés Libération révélé qu?Interpol, en collaboration avec la Division des Investigations Criminelles (DIC), a frappé au c?ur de la mafia Dakaroise qui utilise des enfants talibés pour faire son business. Cinq 05 maîtres coraniques et deux maliennes ont été arrêtés dans le cadre de cette opération baptisée »Epervier ». L?opération menée par Interpol dans cinq pays du sahel commence à révéler ses secrets. Au Sénégal, le bureau central d?Interpol, logé à la rue carde au siège de la direction de la police judiciaire, a travaillé d?arrache-pied avec la Division des investigations criminelles. Selon les informations de Libération, les enquêteurs ont démantelé une mafia qui s?activait dans le business des enfants talibés. Des sources révèlent ainsi que cinq (05) maîtres coraniques qui faisaient subir un traitement inhumain et dégradant à ces pauvres enfants talibés pour se remplir les poches ont été interpellés et déférés au parquet. Ce en même temps que deux Maliennes qui menaient leur sale business grâce à des enfants talibés forcés de rester dans la rue jusqu?à des heures tardives. D?ailleurs, une cinquantaine (50) d?enfant qui étaient victimes de ces deux réseaux a été récupérée par la DIC et confiée au centre Guindi en attendant de les remettre à leurs familles. Pour rappel, plus de 500 victimes de traites d?êtres humains, dont près de la moitié sont des mineurs, ont été secourus et 40 trafiquants présumés arrêtés lors d?une vaste opération de police dans plusieurs pays d?Afrique de l?Ouest. L?opération « Epervier », menée simultanément au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal entre le 06 et le 10 Novembre 2017, a permis l?arrestation de 40 trafiquants présumés qui seront poursuivis pour »traite d?êtres humains », travail forcé » et exploitation d?enfants ». « Ils sont accusés d?avoir forcé les victimes à s?adonner à des activités allant de la mendicité à la prostitution », explique Interpol sans préciser si la majorité était destinée à rester sur le sol africain ou à partir en Europe. Ainsi, une Nigériane de 16 ans qui s?était vue promettre un travail au Mali pour pouvoir envoyer de l?argent à sa famille, a été forcée à se prostituer par son »parrain » pour rembourser ses frais de voyage. Autre exemple cité par Interpol : un jeune de 15 ans destiné au travail forcé était sur le point d?être vendu par des trafiquants, mais » a pu être intercepté avant la fin de la transaction ». L?opération a été conduite dans le cadre du projet Sahel, une initiative financée par le Ministère Allemand des Affaires Etrangères contre les réseaux de Crimes organisé impliqués dans la traite des êtres humains. Elle a été coordonnée au niveau Régional par des officiers d?Interpol à travers toute l?Afrique de l?Ouest, du Cameroun et du siège de l?organisation à Lyon (France).

Pourquoi je suis indigné?

Vendredi 15 Septembre 2017 - 14:37:45

Pourquoi je suis indigné ? LA communauté internationale, complice du génocide des Rohingya ! I/ Historique Les rohingya sont un peuple indo-aryen, comme l?atteste leur langue. Leur présence en Arakan, sud-ouest de la Birmanie (Myanmar) remonte au xv ème siècle, selon plusieurs sources concordantes. Il y a eu, au cours des âges, des brassages socioculturels avec les Arabes, les Mongols, les Turcs et les Bengalis. Ils ont toujours été depuis le début de ce 15 ème siècle, un peuple islamisé. La Birmanie et l?actuel Bengladesh, voire une bonne partie de l?Inde et du Pakistan ne faisaient, à l?époque, qu?un seul état. En 1824, lors de la première guerre entre l?empire Britannique et la Birmanie, les Rohingyas furent ménagés par les Britanniques qui les considéraient, comme une minorité à part, incapable de les inquiéter. Mais le reste des Birmans soupçonnaient déjà une certaine collaboration entre les Rohingya et les colons Britanniques. Depuis l?indépendance, intervenue en 1948, leur état d?Arakan fut rattaché à la Birmanie et les Rohingya furent constamment soumis à la marginalisation et à la persécution quasi permanente, pour leur différence relative de couleur de la peau, de langue, mais surtout de religion avec la majorité bouddhiste de la Birmanie. Les Birmans prétendent que les Rohingya ne sont venus dans le pays qu?avec l?avènement de la colonisation britannique. II/ CONTEXTE DE CRISE Des opérations d?épuration ethnique sont entreprises depuis plusieurs années à l?encontre de la communauté Rohingya en Birmanie, avec la complicité active des autorités politiques et des moines bouddhistes. Ces opérations de génocide conduites par l?armée birmane, téléguidées par des moines bouddhistes, à travers les milices xénophobes « 969 » se passent Sous le regard coupable de la communauté internationale et la bénédiction du gouvernement, dirigé par Mme Aung San Suu kyi, conseillère spéciale de l'Etat et Porte-parole de la présidence de la République de l'union de Birmanie (faisant Office de Premier ministre), Lauréate du prix Andreï sakharov de l?union Européenne (en 1990) et du prix nobel de (la paix) en 1991 ! Des actes de barbaries, hunumains, ignobles sont ainsi perpétrés quotidiennement, par l?armée et les milices xénophobes bouddhistes, contre la minorité musulmane des Rohingya, via des assassinats massifs, ?disparitions forcées? torture et traitement hunimain et dégradan l?interdiction d?entrer à l?école pour les enfants des rohingya, l?obligation faite aux femmes mariées de ne pouvoir avoir que deux enfants, des déportations, des expropriations, des arrestations arbitraires, des travaux forcés, de l?esclavage le plus abject et le plus dégradant, des vols et des Viols, etc. En vérité, ces pratiques inhumaines, sont les conséquences directes de la loi de 1982 sur la nationalité, par laquelle, la junte militaire en place, avait ôté -à la face du monde- la citoyenneté Birmane (MYANMAR) à la communauté Rohingya ! Depuis lors, les xénophobes bouddhistes ont légitimé et légalisé le caractère Apatride des Rohingya et par conséquent, le sort, peu enviable, qui leur est réservé dans leur propre pays? il est étonnant, au vu de ce drame humanitaire, de constater avec désolation, que la communauté internationale n?a opposé à ces exactions d?un autre siècle, que la passivité qui frise la méprise et le silence coupable. C?est que la communauté internationale a eu le double tort de laisser pourrir une Situation en constante dégradation depuis 1978, première tentative d?intimidation et d?extermination de la communauté Rohingya, considérée par l?Organisation des Nations Unies, comme « la communauté la plus persécutée dans le monde » et ce, par le biais d?un rapport de 2016. Il faut noter également, avec indignation, le manque de réactivité de la Cour Pénale Internationale et surtout du Conseil de Sécurité des Nations unies, suite aux rapports bien documentés de human right watch, qualifiant de crimes contre l?humanité, les exactions multiples, commises par l?armée et les moines bouddhistes xénophobes, à l?encontre de la communauté rohingya. III/ Comportement passif de la communauté Internationale c?est également le lieu de souligner, avec amertume, la passivité incompréhensible de l?organisation de la coopération islamique (OCI) et ses démembrements, dont le Comité permanent chargé des affaires culturelles et de l?information (le comiac), présidé par le sénégal, face au nettoyage ethnique barbare, déclenché depuis 1978 en birmanie, contre la minorité musulmane des rohingya. Il est temps que l?Onu et le Conseil de sécurité décident de voter, le plus tôt possible, une Resolution pour imposer un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel dans la Zone d?Arakan et d?y envoyer, dans les meilleurs délais, des forces de maintien de la paix. A cet égard, notre pays, le sénégal, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, est invité à prendre les Disposition Necessaires pour initier ou co-initier une telle Resolution le plus tôt possible pour fréner l?ardeurs des génocidaires. De même, la communauté internationale doit peser de tout son poids, pour l?ouverture immédiate de Couloirs humanitaires dans l?Etat de l?Arakan, afin de permettre l?acheminement rapide des secours d?urgence, destinés aux populations rohingya en détresse. par ailleurs, la Cour Pénale Internationale, dont notre Compatriote, le Ministre des affaires étrangères, Me. Sidiki kaba est le président de l?Assemblée Générale des Etats parties et notre s?ur de la Gambie voisine, Mme Fatou Bensouda, Procureure Générale, est aussi appelée à mettre sa machine judicière en mouvement, pour initier des Enquêtes préliminaires et indépandantes en Birmanie, afin de traquer et traduire les criminels de l?armée, des moines bouddhistes et leurs complices et commenditaires dans Administration Centrale, impliqués dans le génocide des Rohingya, devant la Justice Internationale. Dans cette perspective, l?OCI et ses démembrements notamment le Comiac, devront entamer immédiatement, sans délai, une vaste Campagne d?Information, sur le nettoyage ethnique, en Cours en Birmanie et à dépêcher un envoyé Spécial sur le Terrain des opérations. En attendant, tous les croyants et les Musulmans en particulier, sont invités à formuler des prières au Profit de nos s?urs et frères persécutés et assasinés en Birmanie ! IV/ SITUATION HUMANITAIRE CATASTROFIQUE DES RÉFUGIÉS ET DÉPLACÉS Camps de refugies, exactions: ce qu?il faut savoir sur la crise des Rohingya Selon Jelena Tomic ? RFI depuis le 25 août, plus de 370 000 Rohingya ont fui les violences dans le nord de l'Etat de l'Arakan pour se réfugier au Bangladesh voisin, selon un nouveau décompte du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU publié ce lundi 11 septembre 2017. Ce chiffre vient s'ajouter aux 300 000 à 400 000 réfugiés qui vivent déjà dans les camps au Bangladesh après avoir fui les vagues de violences précédentes en Birmanie. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a dénoncé ce lundi un « nettoyage ethnique » et appelé le gouvernement birman à mettre fin à l'opération militaire. A/ L?Ouverture d?un nouveau camp ! A Cox's Bazar, ce district du sud du Bangladesh qui abrite déjà six camps de réfugiés, officiels et improvisés, l'arrivée massive de réfugiés a complètement bouleversé le travail des organisations humanitaires. En deux semaines, 370 000 nouveaux réfugiés ont traversé la frontière birmane pour chercher refuge au Bangladesh voisin. Débordées par cette nouvelle vague de réfugiés, sans stocks suffisants de nourriture et de médicaments, les organisations humanitaires ont lancé des appels aux dons d?urgence. Depuis deux semaines les camps ont dû accueillir chaque jour entre 9 000 et 10 0000 personnes épuisées, affamées et traumatisées après des heures de marche à travers la jungle ou des traversées éprouvantes à bord de bateaux de fortune. Les autorités de Dacca viennent d'annoncer l'ouverture d'un nouveau camp de 810 hectares à proximité de Kutupalong et l'installation d'abris provisoires pour héberger ces nouveaux réfugiés qui seront tous enregistrés. On estime à 1,1 million le nombre de Rohingyas dans l'Arakan, cet Etat du nord-ouest de la Birmanie. Ainsi, un tiers de cette minorité apatride a fui les violences depuis le 25 août dernier. Ce jour-là, un groupe d'insurgés Rohingyas a lancé des attaques armées contre 30 postes-frontières et une base militaire, ce qui a déclenché une opération d'envergure de l?armée birmane. Les violences auraient fait, selon l?armée, au moins 500 morts, en majorité des Rohingyas, mais l'ONU estime le nombre de victimes à un millier et fait état d'exactions, de viols et de villages incendiés. Des informations qu'il est à ce stade impossible de vérifier. « Répression disproportionnée » et « nettoyage ethnique ». Ce lundi, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad al-Hussein a pourtant accusé l'armée birmane de mener une répression « clairement disproportionnée » qui relève du « nettoyage ethnique ». Ce n'est pas la première fois que cette agence de l'ONU accuse l'armée birmane d'exactions. La rapporteuse spéciale pour les droits de l'homme Yanghee Lee avait déjà épinglé le gouvernement birman pour de graves violations des droits de l'homme, après une première attaque en octobre contre l?armée de l?ARSA (l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan), un groupe armé jusqu'ici inconnu, et qui avait entraîné une opération musclée de l?armée et l'exode vers le Bangladesh d'environ 80 000 civils issus de la minorité musulmane apatride. Des accusations rejetées en bloc par l'armée birmane qui affirme avoir mené des opérations ciblées contre des terroristes. Comme en octobre dernier, l'ONU se base aujourd'hui sur de nombreux rapports et images satellites qui montrent des villages brûlés, et sur des témoignages de réfugiés qui font état d'exécutions extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite. B/ Réseaux sociaux en ébullition Deux semaines après le début des violences, la région du nord de l?Arakan reste inaccessible aux médias, ce qui ne permet pas d?avoir une vision objective et indépendante de la situation. Notamment sur le nombre exact de réfugiés et de déplacés interne, car des bouddhistes et des hindous ont également été contraints de fuir les villages en proie à des combats entre l?armée et les insurgés. La propagande qui bat son plein, en particulier sur les réseaux sociaux, complique la vérification de l?information. Les deux camps y dénoncent des exactions contre les civils, des massacres, des viols. L'armée birmane a récemment organisé pour quelques journalistes triés sur le volet une visite dans des villages dans le nord de l'Arakan, mais cette visite très encadrée n'a pas permis aux journalistes d'avoir une image objective de ce qui s'est passé ces deux dernières semaines. L'ARSA a annoncé dimanche un cessez-le-feu unilatéral d'un mois en vue de favoriser l'arrivée de l'aide humanitaire. Le gouvernement birman a répondu qu'il ne négociait pas avec des terroristes. Aujourd'hui, seule la Croix-Rouge internationale est autorisée par le gouvernement à accéder à ces zones. V/ RISQUES D?EMEUTE ANTI-MUSULMANE En attendant, cette crise risque à tout moment de dégénérer en émeutes anti-musulmanes comme cela a été le cas en 2013. En témoigne un incident très inquiétant qui s'est produit dimanche soir à Taung Twin Gyi dans la région de Magway dans le centre de la Birmanie. Plusieurs dizaines de villageois bouddhistes ont attaqué la maison d'un boucher musulman en lançant des pierres. Un cortège d'environ 400 personnes s'est ensuite dirigé vers la mosquée du village, avant d'être dispersé par la police. En 2013, des émeutes anti-musulmanes dans le centre du pays avaient fait des dizaines de morts. Selon Tirana Hassan, directrice du programme Réaction aux crises à Amnesty International VI/ Les mines terrestres posées par l'armée à la frontière avec le Bangladesh sont une menace mortelle pour les Rohingyas Les forces de sécurité De la Birmanie (Myanmar) ont posé des mines antipersonnel interdites par le droit international le long de la frontière avec le Bangladesh, qui ont grièvement blessé au moins trois civils, dont deux enfants, et auraient tué un homme la semaine dernière, a déclaré Amnesty International le 9 septembre 2017. En se fondant sur des entretiens avec des témoins et sur l'analyse de ses experts en armements, Amnesty International a constaté que des mines terrestres seraient utilisées de manière ciblée le long d'une bande de terre étroite qui forme une partie de la frontière nord-ouest de l'État d'Arakan où, selon les estimations de l'ONU, 270 000 personnes fuient une vaste opération militaire lancée il y a 15 jours. « La situation déjà terrible dans l'État d'Arakan s?aggrave encore. L'usage que fait l'armée du Myanmar d'armes meurtrières et non discriminantes par nature, sur des passages très fréquentés le long de la frontière, met la vie de simples citoyens en grand danger, a déclaré Tirana Hassan, directrice du programme Réaction aux crises à Amnesty International, qui se trouve actuellement près de la frontière entre le Bangladesh et le Myanmar. « La situation déjà terrible dans l'État d'Arakan s?aggrave encore. L'usage que fait l'armée du Myanmar d'armes meurtrières et non discriminantes par nature, sur des passages très fréquentés le long de la frontière, met la vie de simples citoyens en grand danger. Tirana Hassan, directrice du programme Réaction aux crises à Amnesty International. « L?armée du Myanmar fait partie des quelques rares forces armées nationales au monde (avec la Corée du Nord et la Syrie) qui utilisent encore des mines terrestres antipersonnel. Les autorités doivent immédiatement mettre un terme à cette pratique abjecte qui touche des personnes fuyant des persécutions. » Certaines mines ont été découvertes près de Taung Pyo Let Wal (aussi appelé Tumbro), dans l'État d'Arakan, à la frontière avec le Bangladesh. De nombreux habitants ont fui la zone vers un camp de réfugiés improvisé au Bangladesh, mais retournent fréquemment de l'autre côté de la frontière pour amener des vivres ou aider d'autres personnes à franchir la frontière. Le 3 septembre, une femme âgée d'une cinquantaine d'années a franchi la frontière depuis le Bangladesh vers Taung Pyo Let Wal et a marché sur une mine alors qu'elle faisait le chemin inverse. Elle est soignée dans un hôpital bangladais, car sa jambe, à partir du genou, a été emportée par l'explosion. Kalma, 20 ans, membre de sa famille, a déclaré à Amnesty International : « Ma belle-mère est allée dans notre village [depuis le camp] pour aller chercher de l'eau et prendre une douche. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu une grosse explosion et j'ai entendu dire que quelqu'un avait marché sur une mine. Ce n'est que plus tard que j'ai réalisé qu'il s'agissait de ma belle-mère. » Plusieurs témoins ont déclaré avoir vu les forces de sécurité birmanes, notamment des soldats et des garde-frontières, poser des mines près de la frontière entre la Birmanie (Myanmar) et le Bangladesh. Amnesty International a vérifié l'authenticité d'images prises sur un téléphone portable, montrant les jambes de cette femme en lambeaux tout de suite après l'explosion. Des experts médicaux ont conclu d'après la nature de la blessure qu'elle avait été causée par un engin explosif puissant, dirigé vers le haut et situé au sol ? éléments qui convergent pour désigner une mine terrestre. Des villageois ont montré les photos d'au moins une autre mine terrestre près du même endroit, dont Amnesty International a pu vérifier l'authenticité. Quatre autres explosions de mines présumées ont également eu lieu cette semaine aux abords d'un carrefour fréquenté, près d'un autre village du Myanmar, situé dans la région frontalière. Elles ont grièvement blessé deux garçons âgés entre 10 et 13 ans, et auraient tué un homme, selon des témoins et des habitants du secteur. Un Rohingya, qui vit caché près de ce croisement, a déclaré qu'il avait trouvé, avec d'autres, au moins six autres mines dans la même zone. Avec plusieurs hommes, il a risqué sa vie pour déterrer deux de ces mines, afin de protéger les villageois. D'après l'analyse des images effectuée par des experts en armements d'Amnesty International, au moins l'une des mines utilisées serait une mine antipersonnel PMN-1, destinée à causer des mutilations ? et ce sans discrimination. Dans un rapport publié en juin 2017, Amnesty International a recueilli des informations indiquant que l'armée birmane, comme les groupes armés ethniques, dans l'État kachin et l'État chan, ont posé des mines antipersonnel ou des engins explosifs improvisés, qui ont tué et mutilé des personnes, dont des enfants. VII/ Aide militaire internationale Le gouvernement australien dispense des formations à l'armée birmane, tandis que la Russie et Israël comptent parmi les pays qui lui fournissent des armes. Alors que l'UE maintient un embargo sur les armes à destination de la Birmanie actuel Myanmar, certains États membres ont pris récemment des initiatives afin de fournir d'autres formes de soutien, y compris de la formation. Les États-Unis envisagent également d'accroître la coopération militaire avec l'armée du Myanmar, via des formations et des ateliers. « Les gouvernements autour du monde qui continuent de former l'armée de la Birmanie actuel Myanmar ou lui de vendre des armes appuient une force qui mène une violente campagne contre les Rohingyas, susceptible de constituer des crimes contre l'humanité. Il faut y mettre fin et tous les États qui envisagent un engagement similaire doivent changer de cap sans attendre », a déclaré Tirana Hassan. En début de semaine, le porte-parole de la conseillère d'État Aung San Suu Kyi a nié les informations parues dans les médias selon lesquelles l'armée a posé des mines terrestres : « Qui peut avec certitude dire que ces mines n'ont pas été placées par les terroristes ? » Quelques jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Shahidul Haque, confirmait à l'agence de presse Reuters que Dhaka avait porté plainte contre la Birmanie actuel Myanmar pour avoir placé des mines terrestres le long de la frontière partagée entre les deux pays. « Les autorités du Myanmar devraient cesser de tout nier en bloc. Tous les éléments de preuve laissent à penser que les forces de sécurité birmanes installent des mines terrestres qui sont illégales, et ont déjà mutilé de simples citoyens, a déclaré Tirana Hassan. « Ce qui se déroule sous nos yeux peut être qualifié de nettoyage ethnique, les Rohingyas étant ciblés en raison de leur origine ethnique et de leur religion. Sur le plan juridique, ce sont des crimes contre l'humanité, qui englobent le meurtre, et l?expulsion ou le transfert forcé de population. ?Ce qui se déroule sous nos yeux peut être qualifié de nettoyage ethnique, les Rohingyas étant ciblés en raison de leur origine ethnique et de leur religion. Sur le plan juridique, ce sont des crimes contre l'humanité, qui englobent le meurtre, et l?expulsion ou le transfert forcé de population?. Yahya SIDIBE Pdt SOS TALIBES

REFLEXION

Mercredi 30 Aout 2017 - 13:15:51

Mon intention est de vous donner des clés pour reconnaître les personnalités perverses narcissiques dans l'entreprise afin de s'en protéger (autant que possible?). Plus il y aura de personnes à même d'identifier ces personnalités, moins elles auront de pouvoir de manipulation et de nuisance. Mon intention n'est pas d'inciter à la haine vis-à-vis de personnes prisonnières à vie d'une personnalité pathologique.

Je m?exprimerai au masculin par convention. Qu'est-ce qu?un pervers narcissique? (PN) Un PN est pervers ET narcissique. Pervers : Sadique, il a du plaisir à infliger la souffrance morale (absence d'empathie et de culpabilité) Narcissique : Excessivement désireux de puissance et de gloire, il s?admire, se croit supérieur aux autres et est le seul qui compte pour lui.

 Manipulateur, il met ses proies sous emprise et les harcèle pour le plaisir et pour se valoriser. Comment reconnaître le PN dans l'entreprise ? Le plus souvent, il adopte au premier abord le masque du charmeur (moins fréquemment celui du généreux, du timide ou du tyran). Restons sur le cas le plus fréquent. Séduisant, sa poignée de main peut être exagérément longue ou ferme, son menton haut, sa présentation soignée.

Loquace et « grandiose », il a du bagou et parle souvent crûment. En réunion, il arrive souvent en retard et ne s'en excuse pas. Il prend de la place (repousse les objets placés devant lui) et attire l?attention. Il peut créer la surprise : se mettre en colère, humilier un collaborateur ou quitter la réunion sans explication.

Pour éviter d?être pris en défaut, il embrouille avec des grandes tirades compliquées, logiques en apparence uniquement, ou change subitement de sujet. S'il est réellement pris en défaut ou confronté à un refus, il accuse les autres, cherche à les faire culpabiliser, et peut se victimiser ou se mettre en colère.
Il ne se remet jamais en cause. Son management est incohérent et son équipe souvent divisée. Il y instille un sentiment de malaise et de non-liberté, et génère du stress et de la confusion. Il parvient cependant à rallier un petit « fan club ».

 Il cherche à intimider et s'assure qu'aucune tête ne le dépasse. Il peut se montrer alternativement amical pour recueillir des confidences (attention ! il fait des « dossiers » !) puis froid et absent (ne répond plus aux mails etc.) Il ne tient pas compte de l'emploi du temps de ses collaborateurs(demandes faites à la dernière minute, annulations de réunions etc.), et les pousse parfois à faire des choses qui ne leur ressemblent pas.
Il peut ignorer les demandes personnelles même s?il dit s?en occuper (mobilité interne, augmentation, formation, etc.). Même en son absence, il reste très présent dans les conversations, il parasite les pensées? Ambitieux, il poursuit des projets d'envergure, challengeants, valorisants, exposés ou susceptibles de le mettre en position de pouvoir.
Il n'agit pour le bénéfice de l'entreprise, de ses collaborateurs et de ses clients que dans le mesure où cela sert ses propres intérêts : sa carrière, son statut, ses revenus, son prestige. Il est donc peu respectueux des règles éthiques, légales et administratives (il n'a pas réellement de conscience morale). Le pouvoir stimule ses tendances perverses et nourrit son narcissisme, il l'incite donc à prendre des risques. De plus, imprévisible, il peut prendre des décisions importantes de façon impulsive. Ainsi, haut placé, il est une véritable bombe à retardement.
 Il ment constamment pour tout et n'importe quoi (performances exceptionnelles de ses enfants, histoires étonnantes qui lui sont arrivées, succès professionnels, etc.) Il accède ainsi à des fonctions pour lesquelles il n'est pas compétent. Il énonce de grands principes qu'il ne s'applique pas à lui-même.

Ne supportant pas la critique, il nie même les évidences. Constamment manipulateur, il peut changer d'attitude instantanément selon les circonstances et interlocuteurs, il fait passer ses messages par les autres pour pouvoir nier en être l'auteur si besoin, et divise pour mieux régner. Au fond très jaloux, il dénigre beaucoup les autres, se montre ironique, caustique ou agacé par leur médiocrité. On est avec lui ou contre lui. Si vous êtes contre lui, il vous menacera plus ou moins explicitement.

 Il est rancunier, tactique et revanchard. Cet article vous a aidé à y voir plus clair ? Merci beaucoup pour votre témoignage. Vous pensez qu?il peut aider quelqu?un à ouvrir les yeux ?

 Merci beaucoup de faire suivre. BONNE LECTURE!
yahya SIDIBE

Le Chef de l'Etat exige le retrait intégral des en

Vendredi 21 Juillet 2017 - 13:34:26

Le chef de l'Etat du SENEGAL exige le retrait intégral des enfants de la rue.

MENDICIDE DES ENFANTS

Entrant sa communication autour de la protection des personnes vulnérables, des droits et du bien- être des enfants. Le chef de l’Etat du Sénégal Président MACKY SALL exige le retrait intégral des enfants de la rue.

Le président de la république  veut mettre un terme au spectacle désolant que constitue la mendicité des enfants dans les rues de la capitale. En conseil des ministres du 21 juin 2017, il a réaffirmé son engagement à lutter contre ce phénomène. A cet  effet, il invité le gouvernement à poursuivre »le retrait intégral »des enfants de la rue. La protection des personnes vulnérables, des droits et du bien-être des enfants est un sujet qui préoccupe le chef de l’Etat, surtout en cette période de célébration de la 29e édition de la semaine nationale de l’Enfant. A cet effet, il a, en conseil des ministres, hier, réaffirmé la priorité qu’il accorde à la mise en œuvre consensuelle du plan d’actions issu de la stratégie nationale de protection de l’enfant, en particulier la santé maternelle et infantile, la scolarisation et l’éducation des enfants de la rue. Dans ce sillage, il a invité le gouvernement à poursuivre la campagne nationale de communication ainsi que les actions concertées visant le retrait intégral des enfants de la rue, la lutte contre la maltraitance et le travail des enfants, de même que les agressions et autres violences à leur encontre. Poursuivant, le chef de l’Etat a invité le gouvernement à mieux encadrer les interventions des organisations, associations et bonnes volontés, dans le secteur de l’enfance, à évaluer le dispositif institutionnel de protection des enfants, et à finaliser le projet de code de l’enfant. En effet, depuis l’opération de retrait des enfants de la rue, le 30 juin 2016, seuls 1620 enfants ont été jusqu’ici retirés sur 30.000 enfants.


La misère des exclus du système scolaire!

Vendredi 7 Juillet 2017 - 13:39:8

LA MISERE DES EXCLUS DU SYSTEME SCOLAIRE CLASSIQUE !

Un enfant dans la rue (talibé de 3 ans) mortellement percuté par un camion frigorifique le 25 juin 2017 à Saint-Louis.

Les habitants du quartier populaire de Gokhou Mbathie  à Saint-Louis ont assisté à la mort violent d’un enfant talibé de 3 ans.

La victime, qui traversait la route, a été mortellement fauchée par un camion frigorifique roulant à vive allure.

L’enfant se nomme MOR GAYE. Selon l’observateur, les hommes du commissaire Bécaye DIARRA ont par la suite procédé aux constats avant de mettre aux arrêts le chauffeur qui sera déféré pour homicide involontaire, deux jours après l’accident.


La misère dans les pays indusrialés: une priorité

Samedi 17 Juin 2017 - 22:42:52

La misère dans les pays industrialisés : Une priorité pour le G7 et le G20

Osons le dire!

Le développement de l’Afrique s’est invité encore une fois au rang des discussions des sommets du G7 et du G20 cette année en Italie aussi bien qu’en Allemagne. En toile de fonds la lutte contre les « causes profondes de la migration irrégulière » de quelques dizaines de milliers d’africains vers l’Europe.

 Pour l’Italie comme pour l’Allemagne, il s’agit de faciliter les investissements de leurs entrepreneurs en Afrique pour créer des emplois avec l’illusion de pouvoir garantir un travail décent aux 350 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans qui peuplent le continent. Ironie du sort, ce sont ceux-là même qui via les institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale) et via leur Club des pays créanciers (Club de Paris), ont poussé les pays africains à des programmes d’austérité dits d’ajustement structurel qui handicapent jusqu’alors la création d’emplois viables pour les jeunes africains. Difficile alors de croire à la bonne foi de ces nouveaux sauveurs de l’Afrique qui peinent à trouver une solution au chômage des leurs en Europe.

Derrière la publicité humanitaire consistant à sauver la vie des « pauvres migrants africains» en mer Méditerranée, il n’apparait pas moins pour ces pays l’envie d’aller vers le marché prometteur qu’est l’Afrique. En effet les rapports des économistes ne cessent de vanter le potentiel de croissance dans l’avenir de ce continent qui alimente la soif prédatrice de la finance internationale.

La preuve en est la démarche ciblée de l’Italie et de l’Allemagne dans leur «Compact » ou « Marshall plan » vers quelques pays stratégiques sur le continent et pas forcément ceux en ayant le plus besoin. La même démarche se retrouve dans le nouveau plan d’investissement que l’Europe vend au continent africain et qui verra l’objet du prochain sommet Union Africaine – Union Européenne en Côte d’ivoire.

 Ce sommet portera également, entre autres, sur les opportunités d’emplois à offrir aux jeunes africains. II apparait clairement dans les plans de développement de l’Afrique des pays du G7 comme du G20, une stratégie de recherche d’un nouveau souffle pour leur système économique en crise et dont la renaissance pourrait dépendre des ressources du « pauvre continent » africain et de la jeunesse de sa population.

Depuis la crise des subprimes en 2008 et la formalisation du G20 pour assurer la nouvelle gouvernance économique mondiale, les solutions se font toujours attendre. De la promesse de lutte contre les paradis fiscaux, de la nécessité d’une taxation des transactions financières, de l’urgence d’une refonte des institutions économiques internationales et de la mise en ordre du système financier et bancaire international, il est de moins en moins question.

Les solutions qui pourraient réellement transformer la vie des populations sur notre planète, créer des emplois viables, ramener de la justice sociale et fiscale au Nord comme au Sud sont mises de côté. En lieu et place on valorise encore et toujours la recherche de profit maximal pour le capital, la spéculation boursière,  et la croissance des richesses des nantis au détriment du social et de l’environnement. Mais au Sud, comme au Nord, la crise sociale s’amplifie.

Elle se vit plus en plus durement avec le risque de conflits et de rebellions de la nouvelles classes sociales composée de ceux et celles qui ont un travail précaire pour juste survivre et dont l’emploi est sans cesse menacé.  Pour camoufler cette situation critique, avec l’aide des médias, Les gouvernements ne cessent de brandir l’épouvantail du « terrorisme ». Ils stigmatisent tout autant l’étranger « voleur d’emploi » pour leur faire porter à tort le fardeau de la crise et justifier des dépenses folles pour « la sécurité et la défense du territoire ». Les citoyens se sentent prises au piège d’un système défendu par une alliance politico-économico-militaro- financière et en réponse, ils ne cessent de boycotter les élections qui n’offrent plus à leurs yeux une alternance ou encore l’espoir d’un lendemain meilleur.

Mettre en avant l’Afrique au sommet du G7 et du G20, c’est cacher la misère grandissante dans les pays industrialisés.  Celle des travailleurs mis aux chômages en Europe et aux Etats Unis par la mondialisation néolibérale, la délocalisation des entreprises vers des pays où de la main d’œuvre à bas prix est exploitée, et le recours à l’automatisation systématique.

 Dans les quelques métiers manuels qui restent encore à prendre dans les grandes surfaces, les marchés etc., les machines remplacent les hommes pour encore plus de profit sur le capital. La misère des jeunes surdiplômés livrés à des travaux précaires et plus que jamais en crise sur leur avenir. La misère des employés et ouvriers surendettés dans une société qui leur offre une course aux loisirs comme seul échappatoire à l’aliénation du travail.

 La misère des étudiants qui bien avant de commencer à travailler se retrouvent sous le poids de la dette car le système leur fait comprendre que s’ils veulent espérer avoir une belle vie dans cette société ils doivent commencer par s’endetter pour leurs études. Ils sont donc obliger de faire un pari sur l’avenir dans ces sociétés devenues un « casino géant ». Par chance certains trouveront un emploi et rembourseront leur dette tout au long de leur vie ou par malchance ils contracteront de nouvelles dettes ou n’auront d’autres recours que le suicide.

La dernière des misères de ces sociétés et la plus bouleversante qu’il soit est la perte des valeurs humanistes. Des sociétés qui ont transformé la solidarité envers l’étranger de passage en délit puni par la loi. Des sociétés qui se réjouissent de refuser des visas humanitaires ou les demandes d’asile à des personnes qui fuient la mort.

 Des sociétés où l’éloge des courants religieux « rigoristes » comme au Moyen-Orient et outre-Atlantique, de la laïcité « totalitaire » ou des partis politiques « populistes » appelant à la haine de l’autre comme en Europe, est devenu un fait banal. Rigorisme, Populisme, Totalitarisme. A y penser, les vrais problèmes au sein des pays du G7 et du G20 sont tout autant alarmant que les quelques dizaines de milliers de jeunes africains sacrifiés à l’autel des politiques migratoires sécuritaires. Alors à quand des sommets du G7 ou du G20 consacrés aux misères dans les pays industrialisés ?

Yahya

 SIDIBE


Les Défenseurs des Droits de l'Homme: état de lieu

Mercredi 10 Mai 2017 - 13:1:29

LES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS : état des lieux

Le contexte dans lequel s’effectue notre travail en droits humains varie sans cesse selon la situation économique, culturelle, sociale, politique et plus récemment technologique au niveau mondial. La mondialisation et la globalisation a accentué la « réduction » des distances entre pays, régions et peuples a permis de plus grands échanges d’informations, plus de communication entre les peuples et un transfert proportionnellement encore plus important d’argent, de biens et de services.

1-  Définition

On entend par défenseur[1] des droits humains (DDH) toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, agit pour la défense et/ou la promotion des droits humains au niveau local, national, régional ou international[2]

L'article 1 de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme[3] réaffirme que : « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international. »

Presque 70 ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme et 20 ans après celle de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'homme, l'idéal universel de promotion de la justice, des droits humains et du droit de ne manquer de rien et de ne pas vivre dans la peur est voué à un avenir très incertain partout dans le monde. Aujourd'hui, les défenseurs des droits humains et l'espace dans lequel ils travaillent, sont pris pour cible et attaqués au lieu d'être soutenus et véritablement protégés par les gouvernements.

2- LES OBSTACLES RENCONTRÉS PAR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

La Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, est le premier instrument onusien à reconnaître l’importance du travail des défenseurs des droits humains et la nécessité de mieux les protéger.

En effet, nombreux sont ceux qui ont été eux-mêmes victimes de violations de leurs droits dans l’exécution de leurs tâches de protection et promotion des droits humains sur le plan national et international. Ces violations vont de cas flagrants tels que la violence physique et morale à d’autres formes de restrictions comme la privation du droit de se déplacer ou de se rassembler, les contraintes concernant l’accès à l’information et la diffusion de celle-ci, les difficultés pour obtenir des fonds, et les entraves au fonctionnement d’organismes par des procédures administratives longues, difficiles voir  même inutiles.

La Déclaration contient des dispositions sur les droits des défenseurs des droits humains et sur les obligations des États à les garantir. Elle contient également des dispositions sur les responsabilités qui incombent aux défenseurs et à ceux qui peuvent entraver la jouissance de ces droits chez les autres. La Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’homme a été adoptée par l’ensemble des 185 États membres de l’Assemblée générale de l’ONU.

En tant que déclaration, elle ne possède aucune force légale obligatoire. Toutefois, cette Déclaration exerce une autorité morale certaine sur tous les États membres de l’ONU puisqu’ils en ont approuvé les termes par consensus. Elle reflète les normes que les États ont l’intention de respecter, sans qu’ils ne se soient encore engagés plus formellement à les mettre en œuvre dès maintenant. Une déclaration se transforme normalement en convention, c’est-à-dire en un document formel, signé et ratifié par les États participants et ayant force légale obligatoire.

 C’est le stade où ceux-ci commencent effectivement à appliquer les dispositions de la convention, comme dans un contrat, plutôt que d’exprimer seulement le souhait qu’elles devraient prévaloir. La Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’homme devrait un jour acquérir le statut de Convention sur la protection des défenseurs des droits de l’homme. Toutefois, la seule existence d’une telle Déclaration à l’heure actuelle revêt une extrême importance.

Elle démontre en effet que les États, sans avoir signé ou ratifié un document ayant force obligatoire tel qu’une convention ou un pacte, acceptent déjà des normes internationales protégeant spécifiquement les défenseurs des droits humains et considèrent qu’elles devraient devenir loi. Ces États sont déjà moralement liés par la Déclaration même si leurs pratiques actuelles peuvent ne pas en témoigner.

L’Examen Périodique Universel (EPU) est un processus qui comporte, une fois tous les quatre ans, un examen des réalisations en matière des droits de l’homme des 192 Etats membres des Nations Unies. L’EPU est un processus mené par les Etats, sous les auspices du Conseil des droits de l’homme, qui offre l’occasion pour chaque Etat de déclarer quelles mesures il a prises pour améliorer la situation des droits de l’homme dans son pays et remplir ses obligations en matière des droits de l’homme.

Etant l’une des principales caractéristiques du Conseil, l’EPU est conçu pour assurer une égalité de traitement de tous les pays lorsque leurs situations en matière des droits de l’homme sont évaluées. L’EPU a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 60/251 du 15 mars 2006, établissant le Conseil des droits de l’Homme lui-même. C’est un processus de coopération qui, en 2011, aura examiné les réalisations de chaque pays en matière des droits de l’homme. Actuellement, aucun autre mécanisme universel de ce type n’existe.

L’EPU est l’un des éléments clés du nouveau Conseil des droits de l’homme, qui rappelle aux Etats leur responsabilité de respecter pleinement et de mettre en œuvre tous les droits de l’homme et libertés fondamentales. Le but ultime de ce nouveau mécanisme est d’améliorer la situation des droits de l’homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’homme où qu’elles se produisent. On dit souvent que le droit à la liberté d’opinion et d’expression est la mère de tous les droits, tout comme le droit de rechercher et de recevoir des informations.

 Avant de pouvoir affirmer quelque chose, il faut d’abord en prendre conscience et être en mesure de le formuler, d’où l’importance de la liberté d’opinion et d’expression pour pouvoir revendiquer ses droits. Après c’est la liberté de parole qui permet aux individus de communiquer entre eux. Les hommes et les femmes que nous sommes sont, dit-on «des machines à prendre des décisions». Et c’est, paraît-il une des caractéristiques qui nous distingue de ces êtres plus primaires que sont les animaux.

Grandes ou petites, importantes ou secondaires, réfléchies et pesées ou hâtive, voire improvisées, les décisions succèdent aux décisions et entraînent pour chacun de nous des conséquences que nous n’avons pas toujours prévues. Plus nous nous situions à un degré élevé de l’échelle sociale, plus nos décisions ont de retentissement sur nous et sur les autres.

La question qui se pose est alors celle-ci : que faire, comment faire pour prendre de bonnes décisions, éviter autant que faire se peut d’en prendre qui soient foireuses ou désastreuses ? Où est la recette de la bonne décision ? «Il faut essayer, a dit l’ancien numéro un chinois, d’aller plus loin si l’on voit que c’est bon s’arrêter, revenir en arrière si l’on s’aperçoit qu’on s’est trompé. Mon premier principe est de ne pas craindre de faire des erreurs.

Mon  second est de les corriger dès qu’elles apparaissent.» «A plusieurs, on est plus perspicace qu’à quelques-uns; c’est par la sagesse collective d’un grand nombre qu’on parvient le mieux à faire progresser les entreprises et l’économie, les associations et les collectivités. La décision ne doit pas non plus être confiée à la sagesse d’une seule personne ou au diagnostic d’un petit groupe de dirigeants, qui se ressemblent parce qu’ils se nourrissent aux même sources d’information. Les groupes au sein desquels les décisions prises le sont de la manière la plus intelligente, la plus sage et la plus avisée ont pour caractéristiques principales d’être : assez larges pour que le collectif domine l’individuel et que le groupe cesse d’être influencé par les personnalités fortes qui  peuvent exister en son sien.

Cette diversité est nécessaire pour préserver la décision de l’influence d’un homme ou d’un milieu, des manipulations d’un groupe : plus le groupe est divers, plus est assurée l’indépendance et l’impartialité de chacun de ses membres et la qualité de la décision. A elle seule l’intelligence ne permet pas de voir tous les aspects d’un problème, de l’examiner sous toutes les perspectives.

 Pour que le monde imaginé par les auteurs de ces instruments cruciaux et déterminants de défense des droits humains se réalise, nous devons, tous ensemble, veiller à ce que les défenseurs de ces droits continuent de disposer d'un espace favorable et sûr pour mener à bien leur travail essentiel. De plus en plus, les gouvernements du monde entier adoptent des lois qui limitent l'exercice pacifique des droits humains, entravant le travail des défenseurs de ces droits et les exposant à un risque plus élevé.

 Ces lois interdisent aux organisations de la société civile de recevoir des fonds en provenance de l'étranger ou compliquent le processus d'enregistrement de ces organisations, autorisent le recours à une force excessive et injustifiée contre des manifestants pacifiques, ou encore permettent une surveillance de masse. L'espace dans lequel la société civile évolue se réduit chaque jour un peu plus. Les discours de haine et les propos attribuant à des groupes minoritaires la responsabilité collective de problèmes sociaux et économiques réels ou supposés se multiplient et créent un environnement hostile.

Le mépris persistant à l'égard du droit international humanitaire et des normes internationales relatives aux droits humains, ainsi que la multiplication des conflits informels, instaurent un climat instable et dangereux pour les militants. Le changement climatique et l'exploration et l'extraction minière des ressources naturelles entraînent les peuples autochtones et les défenseurs du droit à la terre dans des conflits de plus en plus fréquents avec les structures de pouvoir existantes.

La discrimination à l’égard de certaines minorités et les inégalités de genre sont omniprésentes. Elles sont enracinées dans la structure même de la société et ont une influence sur la répartition des pouvoirs à tous les niveaux. La discrimination fondée sur le genre rejoint et aggrave d'autres formes de discrimination, comme la discrimination liée à l'âge, à la couleur de peau, à la caste ou à l'origine ethnique, ainsi que la violence liée au genre. Elle continue d'aggraver la marginalisation de certains groupes et de restreindre leur capacité à exercer leurs droits humains.

Des gouvernements, des groupes armés, des entreprises, des groupes religieux et d'autres détenteurs du pouvoir prennent une multitude de mesures destinées à réduire au silence les voix qui les critiquent et à empêcher le travail des défenseurs. Dans leurs efforts pour protéger leurs intérêts, les détenteurs du pouvoir accusent ceux qui s'opposent à eux d'être des « agents de l'étranger », des terroristes ou des menaces pour la sécurité, le développement ou les valeurs traditionnelles, créant des divisions au sein de la population. Ils peuvent alors les attaquer, ruiner leur réputation, les arrêter et les emprisonner sans justification, ainsi que faire usage de violence.

 Des défenseurs des droits humains sont victimes de harcèlement, font l'objet de campagnes de dénigrement, subissent des manœuvres de déligitimation, de stigmatisation et de diabolisation, sont torturés, placés en détention illégale et même tués pour avoir simplement osé défendre les droits humains. Des syndicats sont dissous. Des journaux sont fermés. Des réseaux sociaux sont interdits et les communications numériques surveillées. Il devient de plus en plus difficile de descendre manifester dans la rue.

 Les gouvernements laissent entendre que les droits humains ne sont plus importants. Du fait de cette évolution des comportements à travers le monde, il est plus facile d'incriminer, de marginaliser et de discriminer ceux qui défendent les droits humains. Les défenseurs n'ont souvent pas accès aux informations, aux réseaux et aux outils dont ils ont besoin pour faire changer les choses.

 Dans beaucoup de pays, il n'existe pas de lois ni de programmes destinés à soutenir leur travail ou à les protéger des attaques des autorités, des entreprises et, souvent, de la population elle-même. Leurs agresseurs sont rarement traduits en justice. Et il n'existe aucune volonté politique d'affirmer clairement que les défenseurs des droits humains sont indispensables pour bâtir un monde meilleur.

Aujourd'hui, des défenseurs de toutes les régions du monde et de tous les horizons sont prêts à tout risquer pour combattre l'injustice. Ces défenseurs sont des étudiants, des responsables locaux, des journalistes, des avocats, des victimes de violations des droits humains et leurs familles, des professionnels de la santé, des enseignants, des syndicalistes, des lanceurs d'alerte, des paysans, des militants environnementaux, des opposants politiques, et bien d'autres personnes encore. Nous devons nous battre à leurs côtés et reconnaître la valeur de leur action courageuse, qui contribue à protéger l'ensemble de nos droits.

Nos sociétés deviennent rapidement de plus en plus liées les unes aux autres et notre dépendance envers les ressources des uns et des autres augmente à une vitesse fulgurante voir exponentielle. Le terme «mondialisation et globalisation » est le terme utilisé en général pour parler de notre ordre mondial actuel toujours en mutation, caractérisé par des relations mondiales de plus en plus importantes et puissantes, des réseaux et des associations renforcés et organisés dans le monde entier, et le phénomène naissant d’une conscience mondiale.

Pour certains, la mondialisation et la globalisation ont une force libératrice alors que pour d’autres elles représentent un nouveau moyen pour ceux qui détiennent le pouvoir de continuer à refuser de partager les ressources avec leurs concitoyens. Ce qui semble immuable, c’est l’évolution du rôle des nations, de leurs politiques et de leurs économies. Les organisations internationales économiques (telles que la Banque Mondiale, le FMI et l’OMC) et les multinationales en particulier ont vu leur influence considérablement augmenter sur les économies nationales, locales et elles détiennent souvent plus de pouvoir que les gouvernements nationaux.

Les intérêts corporatifs redéfinissent le paysage du pouvoir, « mettant en doute la compétence de l’État à garantir la sécurité des droits fondamentaux de ses citoyens et à préserver une démocratie participative et inclusive». (Ishay, M. 2004 : 181-193)

De nombreux pays, asservis par le poids de la dette, ont été obligés d’accepter de sévères programmes d’ajustement structurel qui aggravent encore les famines, la pauvreté absolue et le chômage endémique des jeunes. Cette dégradation des conditions de vie a eu de lourdes conséquences sur le quotidien des populations majoritairement pauvres. Les tensions entre ethnies ou communautés se sont amplifiées, aboutissant souvent à des conflits armés internes graves et sanglants ou à des émeutes à grande échelle.

Un autre facteur important à souligner est que les hommes, les jeunes et les femmes subissent différemment les effets de la mondialisation et la globalisation. Bien que, grâce à la mondialisation, de nouveaux emplois aient été créés pour les femmes, les changements récents ont exacerbé les inégalités entre hommes et femmes. Les femmes sont en général plus durement touchées par les changements provoqués par la mondialisation.

 Au fur et à mesure que l’ajustement structurel se fait sentir, les conditions de vie se dégradent et les difficultés des femmes se multiplient car elles doivent travailler davantage pour compenser l’amenuisement des services sociaux. Elles sont rarement consultées ou prises en compte quand des plans de développement à grande échelle sont développés. La perte de souveraineté que les États ressentent a augmenté leur niveau d’anxiété. Ils ont fini par éprouver de l’aversion et du mépris envers le système international et le multilatéralisme, surtout dans le domaine des droits humains.

Le refus actuel exprimé par les États de s’expliquer ou d’être sanctionnés par toute institution qui ne relève pas de leur autorité (par exemple: les organisations internationales, la cour internationale de justice) menace les quelques succès obtenus ces vingt dernières années par la communauté internationale travaillant dans le domaine des droits humains. Les desseins en matière de sécurité de nombreux États menacent aujourd’hui gravement notre liberté fondamentale.

En raison de cette évolution permanente du monde, notre travail en tant qu’éducatrices ou éducateurs et militantes ou militants des droits humains doit surmonter de nouveaux défis. Les événements du 11 septembre 2001 et les préoccupations de sécurité toujours grandissantes liées à «la guerre contre le terrorisme» continuent d’engendrer dans le monde entier de nombreuses répercussions sociales, économiques et politiques. « Les mouvements animés par les principes universels des droits de l’homme (ou les forces sociales) (…) ont été affaiblis dans leur rôle traditionnel de modérateur à l’endroit de l’autorité étatique.

De plus en plus paralysé par les impératifs du marché et les préoccupations sécuritaires de l’après-11 septembre, l’activisme en faveur des droits humains a graduellement fait place à de nouvelles tendances autoritaires. » (Ishay, M. Globalization, décembre 2004, Vol. 1, No. 2, pp. 182. Si notre travail s’est traditionnellement concentré sur le rôle et les responsabilités des États-nation, il est aujourd’hui évident que nous devons aussi nous pencher sur le rôle et les responsabilités de tous les autres acteurs présents (organisations internationales, multinationales, les industries extractives, les parties politiques etc.)

Si nous voulons avoir un impact sur les changements qui ont lieu dans nos communautés dans le domaine des droits humains. Au cours de la dernière décennie, le travail des défenseurs des droits humains pour une plus grande sensibilisation aux droits humains à l’échelle mondiale, a grandement profité de l’accessibilité accrue aux technologies de l’information et des communications. Grâce à l’Internet, l’accès rapide,  aux nouvelles, à des recherches et aux reportages visuels crée un sentiment d’interconnexion entre les individus de différentes régions du monde, le continent africain en particulier comme jamais auparavant.

 Au fur et à mesure que les médias élargissent leur part d’audience dans des endroits encore éloignés voir inacecible, surtout grâce à la radio et à la télévision, l’information et les connaissances sur les droits humains suivent le rythme. Les technologies de l’information et de la communication comme l’Internet et la téléphonie cellulaire sont devenues des outils de sensibilisation aux violations de droits humains les plus dynamiques permettant de couvrir rapidement et largement des problèmes spécifiques de droits humains qui affectent des milliers de personnes dans le monde.

Grâce à l’accès rapide à tant d’information, le sentiment d’indignation fait place à l’action. Ces nouveaux outils ont ouvert [pour les militantes et militants des droits humains] un espace public plus égalitaire et participatif où il est possible d’accéder à l’information susceptible de prévenir les violations des droits humains et promouvoir les valeurs et pratiques inhérentes à leur travail et de ne plus dépendre des «médias de masse corporatifs».

Toutefois, ces technologies ne les protègent pas davantage contre le harcèlement sexuel, le viol, la violence à caractère politique, les attaques terroristes, l’emprisonnement et la mort pour publier ou diffuser des nouvelles et de l’information, surtout dans les pays où la censure et le contrôle des médias sont la norme.

Bien que la mondialisation génère à la fois des coûts et des opportunités, ceux-ci sont présentement répartis de manière très inégale. Il est généralement reconnu que les pays en voie de développement ou en transition comme l’on voit dans la plupart des pays africains  font face à des difficultés spécifiques quant aux défis émergeant d’un monde globalisé.

Ainsi, les membres des Nations Unis ont reconnu que c’est seulement par des efforts soutenus et durables pour créer un avenir commun, que la mondialisation pourra être équitable et inclusive. Ces principes, exprimés, à un niveau mondial, dans les objectifs du millénaire pour le développement constituent des efforts qui incluent des mesures et des politiques correspondant aux besoins des pays en voie de développement ou en transition et qui ont été formulées et qui seront mises en œuvre avec leur participation active.

Face à ces défis mondiaux, les organisations défendant les droits humains doivent surmonter de nombreux obstacles. Les défenseurs des droits humains doivent inscrire leurs actions dans un cadre politique, développer les réseaux existants ou en créer de nouveaux, et forger des alliances avec les organisations déterminées à atteindre les mêmes buts, en particulier celles du mouvement altermondialiste et d’autres structures travaillant dans cette même dynamique. Comme Clarence Dias l’affirme : Ce qu’il nous faut, c’est de la « moncalisation » : une combinaison de mondialisation et de localisation.

 On nous a appris à penser de manière mondiale et à agir de façon locale. Et quand on l’a fait, on a invité la Banque Mondiale et les multinationales chez nous. Il est temps de penser de façon locale et d’agir de façon mondiale pour comprendre l’impact que la mondialisation a sur nous et sur les personnes avec lesquelles nous travaillons. Et d’essayer de traiter cet impact au niveau de la famille, de l’école, de la communauté, du pays, de la région, de la planète. Pour le faire, il faut passer de nouvelles alliances et se fonder sur de nouveaux partenariats.

Quand des individus ou des peuples ne peuvent pas exercer les droits qu’ils comprennent être ou qu’ils croient être les leurs, les militantes et les militants peuvent les aider et les encourager dans leurs démarches judiciaires et administratives ou, lorsqu’il n’existe pas de mécanisme bien établi, par d’autres formes de plaidoyer.

Revendiquer un droit n’est pas seulement affirmé l’appartenance de ce droit à un individu. Cela contribue également à définir le droit et fait avancer l’idée que ce qui a été réclamé n’est pas un privilège, mais un droit. Une approche fondée sur les droits repose sur la conviction que chaque être humain, en vertu de son statut d’être humain, est détenteur de droits. L’existence même d’un droit oblige le gouvernement à le respecter, à le promouvoir, à le protéger et à en permettre l’exercice.

 Le caractère légal et normatif des droits et les obligations gouvernementales qui y sont associées sont fondés sur les textes internationaux, les normes et traités internationaux relatifs aux droits humains, ainsi que sur les dispositions nationales constitutionnelles des droits humains.

Bolivar (cité, en anglais, dans Circle of Rights, 2000[4]) décrit une approche fondée sur les droits de la manière suivante : Qu’est-ce qu’une approche fondée sur les droits veut dire? Tout d’abord, il est important de bien comprendre la différence entre un droit et un besoin. Un droit est quelque chose qui est inhérent à mon statut d’être humain. C’est ce qui me permet de vivre en toute dignité. En outre, un droit peut être exercé face au gouvernement et implique l’obligation pour ce dernier de le respecter.

Un besoin, par contre, est une aspiration qui peut être légitime mais qui n’entraîne pas forcément d’obligation de la part du gouvernement; on ne peut pas faire respecter la satisfaction d’un besoin. Les droits sont associés avec « l’être », alors que les besoins sont associés avec « l’avoir ». En second lieu, une approche fondée sur les droits ne se concentre pas sur la défense ou l’attaque de la forme de gouvernement, sur des déclarations pour ou contre l’inclination politique de la victime (supposée ou réelle) de ceux qui violent les droits humains, mais plutôt sur les droits qui sont eux-mêmes violés et sur l’appareil qui rend ces violations possibles.

Autrement dit, l’approche fondée sur les droits ne peut pas attaquer ou soutenir un type particulier de système politique, même si elle ne peut ignorer son existence comme facteur entravant ou favorisant l’exercice effectif des droits de l’homme. Troisièmement, et en conséquence de ce qui vient d’être dit, un droit est défini sur la base de la dignité, ce qui veut dire sur la base de « l’être », et non de « l’avoir », du programme politique, social et économique d’un parti politique ou d’un gouvernement. Un programme politique peut et devrait être négocié alors que la dignité n’est pas négociable.

 Les programmes politiques sont nécessaires pour respecter les droits humains, mais ils ne peuvent pas les remplacer. Les programmes politiques peuvent être modifiés selon les dynamiques sociales et économiques, et ce qui est important aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. La dignité de l’individu est immuable; elle est la même en tout temps et en tout lieu, et son essence transcende les différences culturelles, religieuse, racial et ethnique.

Pour développer une approche fondée sur les droits, il faut réexaminer notre façon de penser et d’agir face aux problèmes vécus par les personnes et les groupes défavorisés. Il faut aussi améliorer la connaissance des normes internationales des droits humains et la capacité de les appliquer.

Notre ambition est de mettre en œuvre une campagne qui suscite des changements durables en matière de droits humains, en soutenant les défenseurs des droits humains et en travaillant avec eux. Pour y parvenir, nous devons fixer des priorités et renforcer nos efforts relatifs à l'éducation aux droits humains (EDH) ainsi que nos mécanismes de renforcement des capacités, parallèlement à notre travail habituel, pour exiger des changements législatifs et politiques.

Nous devons faire en sorte qu'un plus grand nombre de personnes comprennent qui sont les défenseurs des droits humains et les soutiennent, ainsi que leur travail. Le grand public doit comprendre les répercussions entraînées par la réduction de la liberté d'action de la société civile sur les défenseurs des droits humains et les populations en général. Nous devons travailler avec les DDH eux-mêmes pour qu'ils soient mieux connectés, protégés et reconnus, et qu’ils aient les moyens de travailler dans un environnement plus sûr et favorable.

 

Ces initiatives doivent s’inscrire dans un effort concerté et constant visant à déconstruire les discours négatifs qui diffament, stigmatisent et blessent les défenseurs des droits humains et le travail inestimable qu'ils réalisent. Ces campagnes de diffamation lancées par des acteurs étatiques et non-étatiques créent un environnement dans lequel les droits des défenseurs des droits humains sont violés en toute impunité.

 Nous devons élaborer des récits solides pour réussir à contester, réfuter et éradiquer ces méthodes. En mettant sur le même plan, d'une part, notre travail d'éducation aux Droits humains (d'EDH) et celui visant à éliminer les discours négatifs, et, d'autre part, nos initiatives pour obtenir des changements systémiques sur les plans du droit, des politiques et des cas individuels, nous voulons nous attaquer efficacement et durablement aux efforts des États et d'autres acteurs visant à réduire voire à fermer l'espace accordé aux défenseurs des droits humains dans la société

Yahya SIDIBE

Président SOS TALIBES



[1] Dans la présente stratégie, le masculin est utilisé sans aucune discrimination et dans le seul but d'alléger le texte.

[2] Définition fondée sur la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus (Déclaration sur les défenseurs des droits de l'homme), disponible sur http://www.ohchr.org/FR/Issues/SRHRDefenders/Pages/Declaration.aspx.

[4] International Human Rights Internship Program and Asian Forum for Human Rights and Development. Circle of Rights – Economic, Social & Cultural Rights Activism: A Training Resource, IHRIP Forum-Asia, 2000.


On dirait que le sénégal marche sur la tête!

Mardi 10 Janvier 2017 - 12:38:3

ON DIRAIT QUE LE SENEGAL MARCHE SUR LA TETE !

ENFANT TALIBE enfermé et attaché à un piquet pendant 15 jours CALCINE dans une pièce au toit de paille à Darou Mousty (Diourbel)!

L’affaire Mouhamet SOUMARE, du nom de ce maître coranique arrêté à Darou Mousty pour avoir attaché les pieds de son talibé, qui a fini par le Tribunal de grande instance de Louga.

Le maître coranique Mouhamet Soumaré a rejoint la citadelle du silence pour longtemps. Arrêté à Darou Mousty (Diourbel) et placé en détention lundi dernier, il a été reconnu coupable des faits d’homicide involontaire pour lequel il était poursuivi. En effet, Mouhamet Soumaré avait enfermé et attaché un de ses disciples (talibé) à un piquet, pendant 15 jours, dans une pièce au toit de paille. Ce dernier succombera à un incendie qui s’est déclaré le 30 décembre dernier et a fait tomber le toit sur l’enfant qui meurt, calciné. Placé sous mandat de dépôt à Diourbel, le maître coranique a été condamné hier à 3 ans de prison ferme, par le tribunal de grande instance de LOUGA.

La séparation des enfants de leurs parents

Le phénomène de séparation des enfants de leurs parents biologiques est un problème chronique de vulnérabilité au Sénégal. D’après l’EDS-MICS, 15% des enfants de moins de 18 ans vivent séparés de leurs deux parents biologiques. Cette séparation peut prendre diverses formes dont le confiage à un maîtres Coranique. La problématique des écoles coraniques traditionnelles (daaras) et la mendicité des enfants talibés relèvent à la fois des gaps en matière d’éducation et de protection.

Les enfants enrôlés dans les écoles coraniques traditionnelles (daaras) font partie des 750.000 enfants en dehors de l’école formelles. Les enfants talibés mendiants et pensionnaires des  écoles coraniques traditionnelles (daaras) sont considérés comme enfants séparés de leurs parents et victimes d’un des pires formes  de travail des enfants. La pratique sociale de confiage fortement ancré au Sénégal, avec des avantages et des inconvénients notamment en termes de risques d’abus et d’exploitation de l’enfant confié, n’est pas encore réglementée par le droit interne sénégalais.

 Les droits et la protection de l’enfant doivent également être garantis dans le cadre de la protection de remplacement. L’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur. Déclaration des droits de l’enfant de Genève 1924). Les autorités étatiques sénégalaises n’arrivent toujours pas à donner à cette catégorie de l’enfant ce qu’il a de meilleur.

 

 

 


La Société Civile: reste-t-il un corps politique

Vendredi 9 Septembre 2016 - 18:1:32

La société civile : reste-t-il un corps politique qui ne fait pas de politique ?

La notion de société civile remonte à Aristote. Elle est reprise au cours du siècle des Lumières (au 17 ème et 18 ème siècle) à travers John Locke et Charles Montesquieu. Les difficultés à fixer les contours apparaissent certes, mais du moins mettent-ils déjà en évidence à leur époque la coexistence de deux sphères à différencier : celle de la politique d’une part et celle de la société citoyenne (assimilable à la société civile d’autre part).

Notion devenue omniprésente à notre temps, le retour de la société civile est historiquement lié aux mouvements de dissidents de l’Europe de l’EST dès la fin des années 70. Vaclav HAVEL dans son ouvrage »le pouvoir des sans-pouvoir » exalte le réveil de la société civile : dans les sociétés post totalitaires nées de l’effondrement du communisme. Il faudra, dit-il, que surgissent de nouvelles structures, des associations civiques et citoyennes qui favoriseront la transition démocratique.

Dans un contexte de méfiance à l’égard de l’Etat et des grandes idéologies globalisantes, beaucoup d’occidentaux placent de grands espoirs dans ces associations volontaires, vouées à la résolution de problèmes concrets, centrées renforcer le lien social et, par la délibération dans l’espace public, concrétiser un engagement en faveur des valeurs acceptées ou souhaitées par tous.

Ce détour historique étant, quelle serait la définition la plus acceptable que l’on pourrait retenir de la  société civile ? Bien qu’entachée de beaucoup d’ambiguïtés, la société civile peut être considérée comme étant » le domaine de la vie sociale civile organisée qui est volontaire, largement autosuffisant et autonome de l’Etat ». Dans la pratique, la catégorie »société civile » regroupe un ensemble d’organisations entretenant plusieurs formes de rapports avec leurs membres mais aussi avec l’espace public, les autres associations, les médias… et, bien entendu l’Etat et la classe politique.

Les organisations de défenses des Droits humains telle qu’Amnesty International, SOS talibés, la RADDHO … répondent à cette définition. Si l’on admet qu’une élection est un des événements principaux où la société civile se trouve mobilisée, « notamment à travers l’éducation de l’électorat », il n’en demeure pas moins que depuis le siècle des Lumières, le risque d’éviter tout amalgame est déjà mis en évidence. « C’est le corps social, par opposition », indique-t-on.

Bien que difficile à cerner de manière tranchée, on peut considérer la société civile comme un domaine au sein de la société qui se situe entre les sphères étatiques, économique et privée.  A ce titre, on peut dire qu’il existe plusieurs sociétés civiles selon les intérêts communs que l’on peut avoir à défendre. Le concept de société civile sert d’appel politique en visant plus de démocratie. A ce titre, l’on admet la corrélation existant entre société civile et démocratisation de la société. Son rôle dans le processus de développement et dans le contexte de la bonne gouvernance n’est pas à oublier.

 Il est reconnu aux acteurs de la société civile d’être impliqués dans la politique sans pour autant viser des fonctions étatiques, « encore moins faire ou poser des actes en lieu et place des acteurs politiques ».

L’orthodoxie en la matière leur recommande de garder une position indépendante. La société civile : reste un corps politique qui ne fait pas de politique. Dans les vertus qu’on prête à la société civile, on lui reconnait d’être un contre-pouvoir susceptible de contrôler les excès du pouvoir. Elle est diverse et représentative, contrairement aux gouvernants et élus qui tendent à se recruter dans les mêmes milieux et à partager la même vision.

Elle (la société civile) permet l’émergence de nouvelles élites-et celui vaut particulièrement dans les pays en voie de développement. Surveiller, alerter, agir et dénoncer les dérives autoritaires, les scandales, les risques écologiques, les conflits  armés, ou autres ainsi qu’apaiser le débat et inciter les citoyens à participer à la vie publique de matière inclusive et participative, leur rendre confiance dans la démocratie est également de son ressort.

De ce point de vue, voir par exemple Amnesty International, SOS Talibés, la RADDHO, sensibiliser les populations d’une ville, d’un département, d’un quartier ou village pour qu’elles exercent des pressions ou lobbying sur le gouvernement afin d’arrêter un projet susceptible d’altérer leur environnement de vie, ou qu’elles prennent part à la résolution pacifique d’un conflit (exemple du conflit casamançais) ou prévenir une catastrophe  est un acte propre à la société civile. Appeler à une bonne gouvernance dans la gestion de la « Res Pubica ou  la chose publique » ou l’alternance politique est aussi du domaine de la société civile.

A l’inverse, comme un thuriféraire, s’exhiber sur un plateau de télévision et débiter les sonnettes d’avoir constitué une armée avec un général pour se lancer à l’assaut du pouvoir avant d’en partager la gâteau, ne répond pas au critère ONG ou Association qui a une certaine assise internationale et une certaine importance et qui répond à quelques critères plus précis comme sa constitution sur initiative privée et volontaire, être à vocation non lucrative et politiquement indépendante en plus de rechercher un intérêt public en ce sens l’ONG participe à la dérive autoritaire.

Les ONG de défense des Droits humains sont par excellence productrices d’influence ; elles cherchent la réalisation concrète d’une valeur qu’elles défendent, qu’il s’agisse des Droits humains en général, de la protection d’une espèce animale, de la lutte contre un péril précis ou de l’abaissement dans les débats etc. Souvent l’ONG se réfère à la notion d’urgence une catastrophe, un scandale, une population ou une espèce en danger, une atteinte aux Droits humains etc. Et qui justifie que des citoyens interviennent que ce soit pour transporter un dispensaire sur place ou pour interpeller un gouvernement corrompu ou criminel.

 Les ONG ou Associations ne demandent pas à exercer un pouvoir direct de commandement (contrairement aux partis politiques qui cherchent à conquérir l’Etat, par exemple), ni un pouvoir économique : elles ne peuvent obtenir de résultats concrets-car elles visent à des changements effectifs et non à la diffusion d’une philosophie- qu’en agissant sur la volonté d’autrui.

Cet autrui, ce peut être le public en général que les ONG de défense des Droits humains convainquent de militer, de soutenir une campagne, une revendication, de s’indigner de telle ou telle action d’un gouvernement, d’une organisation, d’une entreprise. En outre, les ONG de défense des Droits humains agissent de plus en plus sur les détenteurs du pourvoir. Elles exercent une véritable emprise sur eux, notamment à travers les médias.  Ayant la capacité de juger leurs actes ou de leur inspirer leurs fins, elles mènent une stratégie indirecte où se mêle pression morale, séduction, négociation… mais aussi proposition et inspiration.

Aussi, il arrive même que les ONG soient à l’origine de grande règle appliquées par les autorités institutionnelles (comme le principe de précaution, le droit d’ingérence ou le développement durable). Parfois elles sont à l’origine des institutions elles-mêmes, comme le Tribunal Pénal international, aujourd’hui la cour pénale internationale (CPI).

Il ne faut pas non plus occulter leur capacité d’intervention directe dans les affaires politique, »en particulier lors des grands sauvetages humanitaires ». Non seulement les ONG manifestent très matériellement leur volonté de mettre en œuvre les valeurs dont elles se réclament (elles construisent des hôpitaux, souvent des vies, distribuent de la nourriture), mais elles concurrencent les institutions souvent qu’elles critiquent par ailleurs.

Ce message est d’autant mieux relayé par les médias qu’il est à la fois spectaculaire (on voit le bien et action) et moral (soutenir les ONG, c’est choisir le camp du bien, sans risque de devoir soutenir un pouvoir et donc sans avoir à se compromettre avec une forme quelconque de puissance ou de contrainte). Règle centrale et fondamentale dans le bréviaire d’une ONG.

Vous pouvez lire cet article dans le quotidien d'informations

générale  LA TRIBUNE du Mardi 04 Octobre 2016 N°1486

                                                                                                                                                 Yahya    

                                                                                         SIDIBE


Phénomène des Daaras au sénégal

Lundi 15 Aout 2016 - 17:14:13

Le Phénomène des Daaras au sénégal

Le phénomène des écoles Coraniques n’est pas nouveau en milieu musulman sénégalais. Ce sont ces institutions qui prenaient en charge et qui continuent de le faire, l’éducation religieuse des enfants. Au cours de son séjour de plusieurs années dans une école Coranique, en plus du Coran et de la Souna, l’enfant apprend certaines vertus de la vie en communauté notamment, la courtoisie, la solidarité, l’endurance, le goût du travail, la persévérance, etc.

Jadis, phénomène marginal tel qu’il existe maintenant, il est entrain de prendre en milieu urbain des proportions démesurées. Cela s’explique en grande partie par l’existence d’une présence massive des enfants dans la rue sollicitant de l’aumône mais aussi, par l’exode rural du fait des conditions de vie rudes dans les campagnes. Il s’y ajoute la migration transnationale alimentée par les pays limitrophes du Sénégal que sont : la Mauritanie, le Mali, la Guinée Bissau, la Gambie, et la Guinée Conakry. Le projet est à situer dans plusieurs contextes, chacun justifiant cette démarche.

·                Un contexte  historique et géographique :

L’école Coranique »Daara » existait au Sénégal depuis le 11ème Siècle bien avant la colonisation française et avait remporté un vif succès auprès de la population. Concernant l’instruction des souverains, au 16ème siècle, l’école Coranique était indépendante de la mosquée et avait pour rôle d’apprendre à lire et écrire sous la direction du maître Coranique.


Les écoles Coraniques, qui s’étaient multipliées au Sénégal, au fil des siècles, ont eu une clientèle nombreuse de la plupart des régions du pays non seulement parce qu’elles formaient à la lecture et à l’écriture, préparaient à une promotion sociale par l’accès à la connaissance. Pendant la colonisation, si l’on peut parler dévolution de l’enseignement du coran au Sénégal, d’un point de vue historique, il est nécessaire de s’attarder sur une période spécifique qui est celle de la colonisation française. Durant cette période, les écoles coraniques représentent semble-t-il une menace ou un frein pour l’essor de la langue de domination française.


Certains auteurs décrivent même une lutte entre l’Etat français et la voie de transmission de l’Islam. L’école coranique représentait une « entrave à l’expansion de la langue française, instrument privilégié de la domination coloniale » En effet, dès 1896, est promulgué un arrêté du gouverneur de la colonie du Sénégal, qui stipule dans son article 8 ; l’interdiction formelle aux maîtres Coraniques d’utiliser leurs élèves pour quêter dans la rue.


En 1977, un autre texte (article 45 du code pénal) interdisant la mendicité a été adopté avec cependant des clases dérogatoires liées aux normes religieuses et coutumières qui sont au fondement de la mendicité. Les réactions des autorités religieuses et gouvernementales n’ont pas permis d’inverser la tendance d’un phénomène qui perdure dans le temps. À Dakar, où la situation de pauvreté est particulièrement frappante du fait du nombre important des écoles Coraniques (daaras) pauvres et par conséquent, de talibés dans la rue. Mais aussi une situation contrastée avec des daaras « privées », où le coût de la scolarité est élevé.


·         Un contexte culturel :

Le Sénégal connaît des pratiques et traditions séculaires, liées tant à la religion qu’à des coutumes, qui, bien qu’ayants des conséquences immédiates sur le statut  et les droits des personnes, n’ont malheureusement pu trouver aucun reflet dans le système juridique sénégalais.

Ainsi, le pays connaît-il une série de comportements socioculturels très répandus qui se situent dans le secteur dénommé « informel », dépourvus de toute forme de contrôle par les services de l’Etat. De telle pratiques qui trouvaient originairement dans leur conteste socioculturel des formes de contrôle propres aux sociétés solidaires, sont désormais privées de toute forme d’équilibrage. En effet, ni la structure sociale, désormais éclatée, ni l’Etat ne sont en mesure d’accompagner de telles pratiques et d’éviter les éventuels abus.

 On peut citer à titre d’exemple, la pratique du confiage, qui transfère une partie de la responsabilité parentale à une tierce personne ; les conditions de l’éducation Coranique, que tout musulman doit recevoir mais dont l’organisation échappe complètement au contrôle de l’Etat; le travail des mineurs, qui traditionnellement représente un moyen de survie pour les familles et qui relève évidemment de l’informel; l’apprentissage en est un autre exemple. Le placement traditionnel a subi une mutation et intervient dorénavant dans un espace social où les liens entre les parents et le récipiendaire sont de plus en plus lâches et se monétisent dans la poursuite d’objectifs économique.

Les pratiques traditionnelles de migration et de placement des enfants auprès de membres de la famille élargie ne sont pas à condamner en tant que tel, bien au contraire, elles sont pour des milliers de jeunes garçons, une ouverture vers un avenir meilleur. Par conséquent, il est indispensable de faire la différence entre les enfants placés dans le cadre de cette coutume et les enfants victimes de traite et d’exploitations. D’autre part, coexiste un système d’enseignement formel et un système d’enseignement non formel.

 Au Cours de la dernière décennie, le Sénégal a connu une expansion de l’enseignement non formel, et principalement des écoles Coraniques communément appelées « daaras en Ouolof». Les écoles Coraniques sont le type d’établissement à caractère religieux le plus répandu au Sénégal. L’objectif premier des écoles Coraniques est l’apprentissage du Coran qui doit être mémorisé en arabe. Or, l’enseignement non formel dans les écoles Coraniques traditionnelles, est le seul qui soit encore non réglementé, et qui dans certains cas ne permet plus la vigilance et le contrôle de la communauté d’origine.

 Le type d’école Coranique traditionnelle qui est facteur de vulnérabilité des enfants, car il ne subit plus aucun contrôle, ni religieux, ni étatique, ni par les communautés, est l’école Coranique traditionnelle urbain d’origine rurale. En effet, traditionnellement, les écoles Coraniques traditionnelles étaient implantées en zones rurales et dans les quartiers urbains.


Les familles, la communauté exerçaient «un contrôle, un droit de regard sur les enfants et l’enseignant». Depuis la crise du secteur agricole, les maîtres Coraniques ont emmené leurs talibés dans les centres urbains (essentiellement vers Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Mbour, Ziguinchor, Diourbel, Louga, Kolda, Thiès et alors leurs familles sont restées dans leurs milieux d’origine. Ainsi, les enfants se retrouvent en dehors des systèmes formels et informels de protection.


Le défaut de réglementation encadrant ce type d’enseignement et fixant les devoirs de chacun explique le défaut de subventions de l’Etat. Malgré une prise de conscience au plus haut niveau et la volonté répété des maîtres Coraniques, la tenue d’assises nationales sur la mendicité a maintes fois été repoussée à une date encore inconnue pourquoi ?


C’est un phénomène qui jouit d’une protection socio-culturelle qui rendait toute mesure uniquement légale difficilement opérante. Il se nourrit de plusieurs facteur la confusion entre enfant dans la rue et talibé ; la sensibilité religieuse liée à la mendicité et à tout ce qui touche à la daara. C’est cela qui sans doute les carences notées dans l’application textes concernant la protection des enfants vulnérables.


Mais il n’est guère possible de s’en tenir à ce constat fataliste et de considérer que le problème des enfants talibés ne pourra jamais être résolu. Une telle attitude serait le meilleur moyen d’encourager le phénomène qui prend chaque jour une plus grande ampleur en raison de la pauvreté persistante et des opportunités de revenus qu’offre la mendicité. A cet effet, la solution la plus adéquate et la plus durable pour lutter contre ce phénomène devrait s’appuyer sur ce levier socio-culturel pour éviter d’entretenir l’image d’une puissance publique qui ne se soucie guère de la protection des enfants vulnérables, en mettant en place une stratégie d’action à plusieurs volets.


·                Un contexte juridique et économique:

 La récente loi du 29 avril 2005, promulguée par le gouvernement du président d’Abdoulaye Wade, à défaut d’avoir résolu le problème de la mendicité, a pris acte de la situation et a donc interdit la mendicité forcée à des fins autres que religieuses. L’actualité de la problématique des écoles Coraniques dans les grandes villes, mobilise beaucoup d’acteurs qui œuvrent en faveur des droits de l’homme en général de l’enfant en particulier.


Cet engouement révèle l’ampleur de la  situation et pose en même temps, le problème du respect des droits de l’enfant. En effet, au cours des deux dernières décennies, le Sénégal est caractérisé par de fortes mutations sociopolitiques et une économie aux résultats inégalement redistribués. Dès lors, le contexte devient difficile et les conséquences se ressentent plus au niveau des couches les plus vulnérables notamment les enfants.


Cette situation reflet d’une quasi indifférence vis-à-vis des droits de ces derniers, suscite beaucoup d’intérêt de la part des institutions de l’Etat, des organisations internationales et celles de la société civile (OCB, ONG, Association). Ainsi, en plus des individus de bonne volonté, plusieurs organisations s’évertuent à apporter un appui et un accompagnement aux enfants dans les écoles Coraniques appelées daaras.


Parallèlement à ces actions, des études sont menées. Mais, à part le mérite d’avoir osé investir un domaine aussi sensible, elles n’ont pas encore apporté assez d’éclairage pouvant permettre d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants dans les écoles Coraniques. L’appellation »talibé» ou élève d’une école Coranique est devenue chargée et est considérée comme synonyme » d’enfant mendiant».


Les approches directives jusque-là mises en œuvre dans les projets par les experts sont caractérisées par la faiblesse des impacts, l’inexistence d’action de prévention dans les localités de provenance et surtout l’insuffisance de la concertation entre les acteurs à tous les niveaux. Voilà quelques situations qui peuvent entraver l’efficacité des acteurs. Cela atteste de la faiblesse des approches et des connaissances sur le phénomène.


Ce qui influence dans une large mesure la pertinence et le choix des actions de terrain; d’où la nécessité d’approfondir la réflexion de manière participative. Les daaras posent un problème d’éducation ; bien que l’Etat consacre 40% de son budget à l’éducation, la prolifération des enfants mendiants amène à questionner l’utilisation de ce budget et de cette manne. L’Etat semble réagir plus qu’agir. Ce qui en soi est déjà une grande avancée: de plus en plus de sanctions  sont prises par l’Etat à l’encontre des marabouts, des sanctions fermes qui amèneront à un changement des mentalités.


·                Un contexte médiatique :

La couverture médiatique des talibés au Sénégal, du moins celle des médias occidentaux, est inversement proportionnelle à leur visibilité. Très peu de reportages ont été faits sur cette question. Le cas échéant, ils sont accablants car ils ne montrent que des situations de détresse, et stigmatisant car ne pointant qu’une des réalités qu’impliquent les daaras au Sénégal, en l’occurrence les marabouts, voire les enfants eux-mêmes.

 À l’image du documentaire « Les enfants perdus de Mbour», de Daniel Grand clément diffusé sur Thalassa le 17 février 2009, puis repris par TV5 donc diffusé au Sénégal. L’impact a été énorme sur place, et les marabouts ou maîtres Coraniques se méfient désormais excessivement des médias.


Yahya SIDIBE
Président SOS TALIBES

Les conditions de vie d'un enfant talibé

Mardi 26 Avril 2016 - 18:12:8

Les conditions de vie d’un talibé

Les conditions de vie des talibés ne sont pas la conséquence de l’indépendance mais «le produit de toute une évolution historique» pour Me Abdoulaye Wade qui estime qu’il ne peut pas «d’un trait de plume supprimer tout cela».


Nouvelle digression présidentielle hier à l’ouverture du 53ème congrès de l’Union internationale des magistrats (Uim) au Méridien président. Devant un parterre de magistrats, Me Abdoulaye Wade s’est laissé aller sur la question des talibés, en réponse aux critiques de certains partenaires, notamment les Américains. C’est pour soutenir qu’il ne peut pas d’un trait éradiquer la maltraitance de ces enfants et que ces sévices ne datent de l’ère post-indépendante.
Me Wade trouve «un peu abrupte l’appréciation» des bailleurs de fonds, «le plus souvent les Américains plus que les Français qui comprennent mieux les réalités nationales sur le traitement des personnes et (notamment) le cas des talibés». Prenant son cas, il déclare : «Moi j’ai été talibé et je n’ai jamais été maltraité comme on le dit ; et cela ne m’a pas empêché d’être président de la République. Le talibé n’est qu’un élève, c’est un apprenant avec un maître. Que maintenant certains maîtres fassent de mauvais traitements sur des enfants, cela est vrai. Nous, de notre temps, on nous tapait sur les doigts. Maintenant, ce n’est plus possible parce que les parents vous amènent au tribunal. Mais un petit peu avant, c’était des traitements corporels, même dans les écoles».
Ce qui lui fait dire que le phénomène de la maltraitance des enfants talibés, «on ne le nie pas». Et il pense aussi que ce n’est pas «lié à l’état d’apprenant en coran ou en arabe». «Je crois, ajoute le président, que cela relève surtout d’une certaine mentalité de certains maîtres qui n’ont jamais appris la pédagogie. Certains maîtres coraniques ne trouvent pas d’autres méthodes de faire apprendre que de frapper les enfants et de leur infliger de mauvais traitements». Selon Wade, cela n’est pas lié à l’état d’«indépendance» de notre pays. «Cela a toujours existé. Alors, nous reprocher que cela existe, ce n’est pas juste et nous ne pouvons pas d’un trait de plume supprimer tout cela». Poursuivant, il tonne : «En tout cas, je ne le peux pas. Qu’on ne me l’exige pas, c’est le produit de toute une évolution historique. Qu’on me demande de faire des progrès dans ce sens, c’est ce que nous sommes en train de faire». Wade reste convaincu «qu’il faut apprécier les progrès. Tel pays a fait des progrès, c’est ça l’important. Mais tant de talibés ici, y en a pas en Patagonie, c’est absurde tout simplement».
Rappelant le cas des marabouts condamnés pour mauvais traitements, le président Wade de dire : «Les talibés, c’est un phénomène social. Dans quel pays peut-on supprimer un phénomène social avec une baguette magique, ou par l’Exécutif ou simplement par la volonté de l’Exécutif ? Moi, je n’en connais pas».


LE MAITRE CORANIQUE CONDAMNE A DEUX ANS DE PRISON

Vendredi 25 Mars 2016 - 15:54:4

Le maître Coranique condamné à deux ans de prison ferme.

Le jeune maître coranique, Mouhamadou Moctar  , a été condamné hier à 2 ans de prison ferme par le tribunal d’instance de Louga. La juridiction qui avait enrôlé l’affaire le 08 mars dernier, l’a vidé hier. Le sieur  M.M. Lô était poursuivi pour « coups et blessures volontaires » sur un enfant mineur de moins de 15 ans. Le parquet avait requis une peine de 2 ans, dont 2 mois ferme. Le verdict rendu hier, par le juge FALL Ababacar SY est tombé comme un couperet sur la tête du jeune maître Coranique il a été condamné à une peine de 2 ans fermes. Il était poursuivi d’avoir sauvagement tabassé Cheikh AW son élève (talibé) âgé de 9 ans. Très mal-en-point, l’enfant talibé présentait des lésions à divers endroits de son corps, a été évacué à l’hôpital régional Amadou Sakhir MBAYE. Ainsi, un jour après son hospitalisation, le jeune talibé succombe à ses blessures. Alors, le médecin traitant qui a remarqué que le corps du défunt présentait des signes de torture, a dressé dans un certificat de décès, dans lequel il fait état d’un « obstacle médico-légal ». Ce qui laisse supposer aisément que la mort de l’enfant talibé est suspecte. Avisé, le commissariat urbain de Louga, pour tirer au clair cette affaire, a requis le médecin légiste, Dr Ibrahima DIABATE, pour une autopsie. Dans son rapport, l’homme de l’art renseigne que l’enfant talibé Cheikh AW est atteint d’un syndrome infectieux généralisé, avec une anémie sévère sur fond de maltraitance. Munis de cette information, les hommes du commissaire Waly CAMARA ont approfondi leur enquête, en auditionnant les autres pensionnaires de l’école Coranique. Ces derniers, comme s’ils se sont passé le mot, ont tous avoué que leur maître Coranique les battait de manière régulière avec un câble de couleur noir. D’ailleurs, l’un d’eux a fugué pour retourner chez ses parents, car ne supportant plus les sévices corporels qu’il subissait. Devant la gravité de l’accusation portée contre le sieur Lô, les policiers qui ont retrouvé le câble évoqué par les enfants dans la chambre de leur maître Coranique, à la suite d’une perquisition, l’ont arrêté avant de le déférer au parquet, au terme de la durée légale de sa garde à vue. Attrait devant la barre du tribunal d’instance de Louga, le mardi 08 mars 2016, le prévenu M.M. Lô a certainement été pris au dépourvu par le médecin légiste, Ibrahima DIABATE, qui a fait défiler sur son téléphone portable des planches photographiques où apparaissent sur le corps du défunt talibé, « des lésions longilignes au niveau des fesses, de la cuisse, d’après lui, seraient causées par un objet »contondant et uniforme ». Très prudent, Dr DAIBATE, qui est d’avis que ces traces pourraient être occasionnées par un châtiment corporel, n’a cependant pas attesté que la mort de l’enfant talibé est due aux lisions multiples constatées sur son corps. « Il faillait procéder à des analyses pour déterminer les vraies causes de la mort de l’enfant talibé et cela n’a pas été fait », clarifie Dr DIABATE. Les témoignages des deux pensionnaires du « daara » n’ont pas été non plus favorables au prévenu.

 Ils ont tous avoué que le sieur M.M. Lô leur maître les tabassait sauvagement quand ils ne maîtrisaient pas leur leçon. Interrogé, le prévenu avait nié les faits, soutenant qu’il frappait ses talibés avec une tige s’ils commettaient une bévue. Toutefois, il a relevé que le défunt  souffrait d’une maladie qu’il avait contractée avant sa venue à son daara à Louga. Le parquet avait requis une peine de 2 ans, dont 2 mois ferme. Le tribunal d’instance de Louga qui avait mis cette affaire en délibéré, l’a finalement vidé hier. Il a été reconnu coupable de coups et blessures volontaire, de violence et voie de fait, il a été condamné à une peine de 2 ans fermes.

Source : L’Obs du 23/03/2

Arrestation d'un maître Coranique à Diourbel pour

Mercredi 16 Mars 2016 - 15:27:25


Diourbel : arrestation d’un marabout pour actes de torture.

Oumar SYLLA maître Coranique enchaînait ses enfants talibés dans son daara.

A quand la fin des sévices, torture et autres châtiments corporel infligés aux enfants talibés ?

A Diourbel, un maître Coranique Oumar SYLLA a usé de cette méthode pour » corriger » ses enfants talibés. Il a été arrêté hier par la police. Le commissaire Bissirou SARR et ses hommes ont découvert ces pratiques suite à une saisine d’une personne qui  avait pu récupérer sur la route un enfant talibé avec ses chaînes. Il l’a déposé au commissariat urbain de Diourbel. Cuisiné, l’enfant talibé informera que 19 autres personnes étaient dans cette situation. Sur ces entrefaites, les limiers se sont déportés au quartier keur Goumack oû est implanté le daara sérigne Malick GAYE pour procéder à l'interpellation de Oumar SYLLA. Ils sont 20 enfants talibés l’âge varie entre 6 et 14 ans à avoir subi ces « traitement inhumains et dégradants ». L’image de ces enfants, massés renvoies à l’esclavage où les déportés étaient enchaînés au fer. « Outre l’enchaînement au fer, ces enfants ont subi des sévices corporels au dos et sur tout le corps », renseigne le commissaire SARR qui a procédé à l’interpellation de Oumar SYLLA ainsi que deux menuisiers  qui ont fabriqué les barres de fer ayant permis de commettre ces sales pratiques.  Après son interpellation, c’est le ballet des médiateurs pour faire libérer Oumar SYLLA. A l’image de ses collègues, des talibés de Keur Goumack, des notables et le délégué de quartier ont pris d’assaut le commissariat Urbain de Diourbel. Sur place, ils ont entonné des xassaîdes pour implorer sa libération. Mouhamadou Lamine GAYE, salue curieusement les qualités d’Oumar SYLLA : «  ce marabout est une personne très intègre, un éducateur hors pair. Jamais, il n’a voulu faire du mal à ces enfants talibés. C’est une coutume et une tradition de procéder de cette manière si on veut que ces enfants talibés ne sortent pas du droit chemin parce que nous ne voulons pas à l’avenir qu’ils deviennent des bandits et autres hors-la-loi. Nous formons des citoyens honnêtes cause pour laquelle, nous procédons de cette manière. Si Oumar SYLLA n’est pas libéré, les conséquences peuvent être lourdes. » Alors que sérigne Fallou GUEYE, a condamné l’interpellation de Oumar SYLLA au nom des maîtres Coraniques.

Source journal Le quotidien du 18 Février 2016 N° 3909


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